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jeudi 31 juillet 2014

:A Brave Open Letter, by the Syriac Catholic Archbishop of MosulDo not give in to alarm or fatalism: Jesus has conquered the world.

Due to the false videos, false rumors of destroyed churches, false rumors of invasion that cause great fear among an already frightened people, the Archbishop of Mosul (Syriac Catholic Church), published the following open letter.



Open Letter of His Excellency Youhanna Boutros (John Peter) Moshe

Syriac Catholic Archeparch of Mosul and Qaraqosh



To All Priests, to all Monks and Nuns, to all Deacons, and to all those who have faith in Jesus Christ:


May the peace and love of God come upon you, your homes, and your families, and upon all those who have come to protect you, and upon all those who have come to you for protection!


"These things I have spoken unto you, that in me ye might have peace. In the world ye shall have tribulation: but be of good cheer; I have overcome the world.

The Gospel according to Saint John, 16:33


With these words, Jesus strengthened the determination of his Apostles, who asked for the perseverance that would confirm the victory of good, and the defeat of evil.


The line of lies is a short one. And evil -- regardless of its gaining strength, regardless of the fact that it lasts for a long time -- does not prevail. Our appeal to you, dearly beloved, is so that your determination will not be weakened, and that you will not be frightened by the false propaganda and the rumors that have no other goals than to take away your dignity and make you abandon your homes and churches.


Therefore, be patient and persevere, because one who is patient wins in the end. And know that the responsibility of those who spread the rumor about the crime is not smaller than the responsibility of those who commit the crime themselves.


No one can stop those who wish to emigrate, because emigration has its own causes, and one who considers emigration evaluates one's own situation and takes one's own decisions. But why leave a country that is ours, and whose land we have inherited from our own fathers? We have not taken it by force or by invasion, and an inheritance is [something] precious and respected, even it is small.


Have some faith, first in God, then in our Mother the Virgin Mary, who with her kindness protects our villages that have not fallen in the hands of the enemy, and will not fall, by the grace of God. So much so that there are people who are convinced that their fate is linked to our own, who have allowed the coming together of our fates, and who have come exclusively to protect us, who have sacrificed their blood and their rest to protect us. We should be taking up arms and standing at their side to repel the enemy and keep evil away from us, rather than thinking about fleeing and losing. In this event, we could not be proud and have trust in ourselves.


And we are the children of forefathers who were not afraid of death, and who were not terrorized by persecution, because they wanted to preserve their religions and their values, both social and moral, and to protect their sacred places, and their monasteries, and their churches.


Well then, be not afraid, and preserve your heritage and your land. Stand strong in your faith as you are in love and in hope, and bring to each one the faith to face the challenges, filled with courage against the obstacles on the path of your life.


May God, the keeper of peace and security, be with you. "For whoever is not against us is for us" (Mk 9:40), Jesus Christ said; and, "if God be for us, who can be against us?" (Rm 8:31), as the Apostle Paul confirms. [Source: French version]


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Rorate note: We have read with great sorrow words even by people who, with the best of hearts, have defended the Christians of Iraq saying that Christians, "will not return to Mosul and the nearby monasteries," or words to that effect. This is also even more reflected on the ground, as false rumors transmitted by social media terrify the Christians of the region. While the offer of the French government of granting asylum to persecuted Christians was immensely generous, and must be highly praised, it is not the best of solutions -- the best solution is for the Christians in the nearby Nineveh Plains to live in peace, and those who had to leave Mosul to return, hopefully sooner rather than later. It is their land, they are the descendants of thousands of years of Assyrians and Chaldeans, they have the utmost right to stay, if they want to stay. We do believe that this will happen, and the spirit present in the beautiful letter above assures us that this will happen. With God's help, the powerful intercessions of the Mother of God, and Christian perseverance, they will return.



[Personal recess, with occasional blogging. NC]

Irak : "Je pense qu’un jour les chrétiens pourront revenir à Mossoul | L'Œuvre d'Orient

30/07/2014

Il ne faut pas qu'ils soient désespérés de cela, il faut qu'ils prennent date avec l'Histoire". De Qaraqosh où il se trouve avec la délégation des évêques de France, Mgr Gollnisch redit sa conviction que leur avenir n'est pas dans l'immigration..

©JM Guénois

©JM Guénois

Ce qui me frappe c'est de sentir les populations dans la désespérance de rentrer chez eux. Pour eux c'est terminé c'est fini. Bien sûr dans le ministère que j'exerce, je rencontre souvent des populations qui sont déplacés réfugiés, qui n'ont plus rien. Ça on peut aider, on peut agir : des structures publiques nationales ou internationales, des structures privées agissent pour venir en aide aux gens qui sont dans le dénuement.

Mais la désespérance c'est très difficile.

Mais moi je voudrai leur dire ne considérez pas comme un point acquis que Mossoul, qui est votre ville vous est définitivement fermée. L'Histoire est toujours plus complexe que ce que l'on croit. Qui aurait pensé que l'Union Soviétique s'écroule et que chaque pays retrouve sa liberté comme ça c'est fait ? Je pense qu'un jour les chrétiens pourront revenir à Mossoul. Il ne faut pas qu'ils soient désespérés de cela, il faut qu'ils prennent date avec l'Histoire. Voilà ce que j'aimerais aussi leur dire.

RCF : Et concernant l'émigration et l'exil ?

Il ne vous aura pas échappé que le Patriarche, les évêques, ne sont pas père de famille. Nous pouvons dire, nous allons rester seulement eux ils ont des enfants et des épouses, c'est plus difficile.

Quel avenir il y aurait pour les 450 000 chaldéens à venir en France ?

On ne peut pas résoudre un problème en favorisant cet exode. Ça veut dire que nous aussi nous fonctionnons comme le Califat islamique en disant nous allons vider l'Irak de ses chrétiens. Le problème est d'ordre moral il est d'ordre éthique. Est-ce que nous aussi nous allons coopérer pour faire partir les chrétiens d'Irak

A qui profite le crime que nous pourrions commettre ? La seule solution pour maintenir l'équilibre des civilisations, parce que c'est l'enjeu aussi pour l'Europe : si les chrétiens quittent l'Irak, il y aura des guerres nationalistes au Moyen orient et cela se répercutera sur l'Europe. C'est l'équilibre des civilisations qui est en jeu dans le maintien des chrétiens en Irak. Nous devons mesurer ce qui est en cause, ce n'est pas simplement de les envoyer dans une réserve d'indiens en disant comme cela le problème sera résolu. C'est l'équilibre méditerranéen qui est en question. Comment penser qu'il y aura de manière pérenne un déploiement de l'Islam en Europe et une épuration des chrétiens dans le sud de la Méditerranée. Vous croyez vraiment que cela pourra se faire tranquillement, paisiblement, posément ? Je crois que nous devons tous y réfléchir.

RCF : Il est impressionnant de voir SB Louis Raphael Sako être au plus près de ses fidèles. Il écoute les requêtes les doléances, les critiques. Il répond. Cela vous impressionne ?

C'est très impressionnant, c'est du à la personnalité très riche, très attachante du patriarche Sako, mais c'est aussi une pratique dans ces Églises d'Orient qui ont encore une forte dimension presque familiale.

L'autorité, le pouvoir dans ces Églises, ce n'est pas le Patriarche, c'est le synode, le Patriarche est un peu le père de famille. On lui parle comme on lui parle à un pèse. C'est très impressionnant dans les lieux où nous allons de le voir donner la parole à chacun pour qu'ils puissent dire ses doléances. C'est une forme de respect de ses laïcs

Écoutez l'interview de RCF au micro de Benjamin Rosier

Notre dossier spécial délégation des évêques en Irak

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Réaction du Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem aux déclarations de « l’état islamique »

« Le Patriarcat de Jérusalem est alarmé après avoir entendu l'horrible déclaration émise par le groupe de « l'Etat islamique », disant aux communautés chrétiennes dans la ville irakienne de Mossoul qu'ils doivent se convertir à l'islam, payer la djizîa, ou abandonner tous leurs biens et quitter la ville, ou bien faire face à une exécution imminente.

La déclaration inhumaine contraire à la symbiose pacifique entre chrétiens et musulmans en Irak et dans toute la région du Moyen-Orient à travers les siècles va complètement à l'encontre des principes et des valeurs de ces religions monothéistes. « L'Eglise Mère » de Jérusalem condamne fermement et sans équivoque la déclaration épouvantable du groupe de l'Etat islamique » et appelle de toute urgence la communauté internationale d'intervenir immédiatement afin d'éviter de telles actions et de protéger la population chrétienne de l'Irak, qui a vécu pendant plusieurs siècles dans la paix avec leurs compatriotes musulmans. Sa Béatitude Théophile III, patriarche de Jérusalem »

Source : Orthodoxie.com

Palabras proféticas de Ana Catalina Emmerich.

A propósito de "viví y dejar vivir".


"Vi en una ciudad, una reunión de eclesiásticos, de laicos y de mujeres, los cuales estaban sentados juntos, comiendo y haciendo bromas frívolas, y por encima de ellos una nube oscura que desembocaba en una planicie sumergida en las tinieblas.En medio de esta niebla, vi a Satán sentado bajo una forma horrible y, alrededor de él, tantos acompañantes como personas había en la reunión que ocurría debajo. Todos estos malos espíritus estaban continuamente en movimiento y ocupados en empujar al mal a esta reunión de personas.Ellos les hablaban a la oreja y actuaban sobre ellos de todas las maneras posibles. Estas personas estaban en un estado de excitación sensual muy peligroso y ocupado en conversaciones ociosas y provocantes.Los eclesiásticos eran de esos que tienen como principio: «Hay que vivir y dejar vivir. En nuestra época no hay que estar aparte ni ser un misántropo: hay que alegrarse con los que se alegran". 

Beata Ana Catalina Emmerich, AA. II. 488.

http://statveritasblog.blogspot.be/2014/07/palabras-profeticas-de-ana-catalina.html?m=1

Jueves de la decimoséptima semana del tiempo ordinario - Comentario al Evangelio por San Agustín

Imitar la paciencia del Señor

Nuestro Señor ha sido un modelo incomparable de paciencia: ha soportado hasta su pasión a un «demonio» entre sus discípulos (Jn 6, 70). Ha dicho: «Dejadlos crecer juntos hasta la siega, no sea que al arrancar la cizaña, arranquéis también el trigo» (Mt 13, 29). Para ser una figura de la Iglesia ha predicho que la red  arrastraría hasta la orilla, es decir, hasta el fin del mundo, toda clase de peces, buenos y malos. Ha hecho conocer de muchas otras maneras, ya sea hablando abiertamente, ya sea en parábolas, que los buenos y los malos se mezclarían. Y, sin embargo, es necesario vigilar sobre la disciplina de la Iglesia, cuando dice: «Estad atentos; si tu hermano peca, repréndelo a solas entre los dos. Si te hace caso, has salvado a tu hermano» (Mt 18,15)...


Pero hoy en día vemos que hay hombres que sólo toman en consideración los preceptos rigurosos, que mandan reprimir a los perturbadores, de «no dar lo santo a los perros» (Mt 7, 6), de tratar como publicano a aquel que menosprecia a la Iglesia (Mt 18,17), de arrancar del cuerpo a los miembros escandalosos (Mt 5,30). Su celo intempestivo, desorienta a la Iglesia, de manera que quisieran arrancar la cizaña antes de tiempo, y su ceguera les convierte a ellos mismos en enemigos de la unidad de Jesucristo...


Vigilemos de no dejar entrar en nuestro corazón esos presuntuosos pensamientos, de querer apartarnos de los pecadores para no ensuciarnos con su contacto, de querer formar como un rebaño de discípulos puros y santos; bajo el pretexto de no juntarnos con los malos, no haríamos otra cosa que romper la unidad. Sin bien al contrario, acordémonos de las parábolas de la Escritura, de sus inspiradas palabras, de sus impresionantes ejemplos, en los cuales se nos enseña que, en la Iglesia, los malos estarán siempre mezclados con  los buenos hasta el fin del mundo y el día del juicio, sin que su participación en los sacramentos sea dañina para los buenos, dado que éstos no habrán tenido parte en sus pecados.

AUTOBIOGRAPHIE DE S. IGNACE RECUEILLIE PAR LOUIS CONSALVO


Ignace s'adonnait volontiers à la lecture de ces livres mondains et menteurs qu'on appelle romans de chevalerie. Se sentant dispos, il en demanda quelques-uns pour passer le temps. Mais dans toute la maison, on n'en trouva pas un seul de ceux qu'il avait coutume de lire ; on lui apporta donc une Vie du Christ et un livre sur la vie des saints en espagnol. Il y faisait de fréquentes lectures et éprouvait un certain attrait pour ce qu'on y racontait. Quand il s'interrompait, il réfléchissait tantôt à ce qu'il avait lu, tantôt aux choses du monde qui, auparavant, retenaient habituellement sa pensée. ~

Notre Seigneur cependant venait à son secours et, à ces pensées, en faisait succéder d'autres, nées de ses lectures. En effet, en lisant la vie de Notre Seigneur et des saints, il se prenait à penser et à se dire en lui-même: « Et si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique ? » Il songeait aussi à bien des choses qui lui paraissaient bonnes, et il envisageait toujours des entreprises difficiles et pénibles. À se les proposer, il avait le sentiment qu'il lui serait facile de les réaliser. Toutes ces réflexions revenaient à se dire : «Saint Dominique a fait ceci, donc je dois le faire ; saint François a fait cela, donc je dois le faire.» 

Ces considérations, elles aussi, duraient tout un temps puis d'autres occupations les interrompaient et les pensés mondaines évoquées plus haut lui revenaient à l'esprit ; à elles aussi il s'arrêtait longuement. Ces pensées si diverses se succédèrent longtemps en lui. ~

Il y avait pourtant entre elles cette différence : à penser aux choses du monde il prenait grand plaisir, mais lorsque, par lassitude, il les laissait, il restait sec et mécontent ; au contraire, à la pensée de se rendre nu-pieds à Jérusalem, de ne manger que des herbes et de se livrer à toutes les autres austérités qu'il voyait pratiquées par les saints, non seulement il trouvait de la consolation sur le moment, mais il restait content et joyeux après l'avoir abandonnée. Il n'y faisait pourtant pas attention et ne s'arrêtait pas à peser cette différence, jusqu'au jour où ses yeux s'ouvrirent quelque peu et où il commença à s'étonner de cette diversité et se mit à y réfléchir. Son expérience l'amena à voir que certaines pensées le laissaient triste, d'autres joyeux, et peu à peu il en vint à se rendre compte de la diversité des esprits dont il était agité, l'esprit du démon et l'esprit de Dieu.

Telle fut sa première réflexion sur les choses de Dieu et plus tard, quand il fit les Exercices, c'est de là qu'il tira ses premières lumières sur la diversité des esprits.

From the life of Saint Ignatius from his own words by Luis Gonzalez

(Cap. 1, 5-9: Acta Sanctorum, Julii, 7 [1898], 647)

Put inward experiences to the test to see if they come from God

Ignatius was passionately fond of reading worldly books of fiction and tales of knight-errantry. When he felt he was getting better, he asked for some of these books to pass the time. But no book of that sort could be found in the house; instead they gave him a life of Christ and a collection of the lives of saints written in Spanish.

By constantly reading these books he began to be attracted to what he found narrated there. Sometimes in the midst of his reading he would reflect on what he had read. Yet at other times he would dwell on many of the things which he had been accustomed to dwell on previously. But at this point our Lord came to his assistance, insuring that these thoughts were followed by others which arose from his current reading.

While reading the life of Christ our Lord or the lives of the saints, he would reflect and reason with himself: "What if I should do what Saint Francis or Saint Dominic did?" In this way he let his mind dwell on many thoughts; they lasted a while until other things took their place. Then those vain and worldly images would come into his mind and remain a long time. This sequence of thoughts persisted with him for a long time.

But there was a difference. When Ignatius reflected on worldly thoughts, he felt intense pleasure; but when he gave them up out of weariness, he felt dry and depressed. Yet when he thought of living the rigorous sort of life he knew the saints had lived, he not only experienced pleasure when he actually thought about it, but even after he dismissed these thoughts, he still experienced great joy. Yet he did not pay attention to this, nor did he appreciate it until one day, in a moment of insight, he began to marvel at the difference. Then he understood his experience: thoughts of one kind left him sad, the others full of joy. And this was the first time he applied a process of reasoning to his religious experience. Later on, when he began to formulate his spiritual exercises, he used this experience as an illustration to explain the doctrine he taught his disciples on the discernment of spirits.

Examinad si los espíritus provienen de Dios

Luis Gonçalves de Cámara
De los Hechos de san Ignacio recibidos de labios del mismo santo (Cap. 1,5-9: Acta Sanctorum Iulii 7 [1868], 647)
Ignacio era muy aficionado a los llamados libros de caballerías, narraciones llenas de historias fabulosas e imaginarias. Cuando se sintió restablecido, pidió que le trajeran algunos de esos libros para entretenerse, pero no se halló en su casa ninguno; entonces le dieron para leer un libro llamado Vida de Cristo y otro que tenía por título Flos sanctorum, escritos en su lengua materna. 
Con la frecuente lectura de estas obras, empezó a sentir algún interés por las cosas que en ellas se trataban. A intervalos volvía su pensamiento a lo que había leído en tiempos pasados y entretenía su imaginación con el recuerdo de las vanidades que habitualmente retenían su atención durante su vida anterior. 
Pero, entretanto, iba actuando también la misericordia divina, inspirando en su ánimo otros pensamientos, además de los que suscitaba en su mente lo que acababa de leer. En efecto, al leer la vida de Jesucristo o de los santos, a veces se ponía a pensar y se preguntaba a sí mismo: 
«¿Y si yo hiciera lo mismo que san Francisco o que santo Domingo?» 
Y, así, su mente estaba siempre activa. Estos pensamientos duraban mucho tiempo, hasta que, distraído por cualquier motivo, volvía a pensar, también por largo tiempo, en las cosas vanas y mundanas. Esta sucesión de pensamientos duró bastante tiempo. 
Pero había una diferencia; y es que, cuando pensaba en las cosas del mundo, ello le producía de momento un gran placer; pero cuando, hastiado, volvía a la realidad, se sentía triste y árido de espíritu; por el contrario, cuando pensaba en la posibilidad de imitar las austeridades de los santos, no sólo entonces experimentaba un intenso gozo, sino que además tales pensamientos lo dejaban lleno de alegría. De esta diferencia él no se daba cuenta ni le daba importancia, hasta que un día se le abrieron los ojos del alma y comenzó a admirarse de esta diferencia que experimentaba en sí mismo, que, mientras una clase de pensamientos lo dejaban triste, otros, en cambio, alegre. Y así fue como empezó a reflexionar seriamente en las cosas de Dios. Más tarde, cuando se dedicó a las prácticas espirituales, esta experiencia suya le ayudó mucho a comprender lo que sobre la discreción de espíritus enseñaría luego a los suyos.

[AELF] Lectures du jour

Lectures de la messe

1ère lecture : Parabole du potier ( Jr 18, 1-10 )


Lecture du livre de Jérémie

La parole du Seigneur fut adressée à Jérémie :
« Va, descends à la maison du potier ; là, je te ferai entendre mes paroles. »
Je descendis donc à la maison du potier. Il était en train de travailler sur son tour.
Le vase qu'il façonnait de sa main avec l'argile fut manqué. Alors il recommença, et il fit un autre vase, qu'il jugea satisfaisant.
Alors cette parole du Seigneur me fut adressée :
« Maison d'Israël, est-ce que je ne pourrais pas vous traiter comme fait ce potier ? déclare le Seigneur. Oui, comme l'argile est dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main, maison d'Israël !
Parfois, je parle d'arracher, de renverser et de détruire une nation ou un royaume.
Mais cette nation se détourne du mal que j'avais condamné ; alors je renonce au mal que j'avais décidé de lui faire.
Parfois, je parle de bâtir et de planter une nation ou un royaume.
Mais ils font ce qui est mal à mes yeux, et ils n'écoutent pas ma voix ; alors je renonce au bien que j'avais promis de leur faire. »

Psaume : ( Ps 145, 1-2.10a, 3-4, 5-6ab )


R/ Heureux qui s'appuie sur le Seigneur notre Dieu.

Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur !
Je veux louer le Seigneur tant que je vis, 
chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure.
D'âge en âge, le Seigneur régnera.

Ne comptez pas sur les puissants,
des fils d'homme qui ne peuvent sauver !
 
Leur souffle s'en va : ils retournent à la terre ;
et ce jour-là, périssent leurs projets.
 

Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
 
lui qui a fait le ciel et la terre
et la mer et tout ce qu'ils renferment

Evangile : Conclusion du discours en paraboles : le filet ( Mt 13, 47-53 )


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Seigneur Dieu, ouvre notre cœur, pour qu'il recherche avec amour les paroles de ton Fils. Alléluia. (cf. Ac 16, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus disait à la foule cette parabole : «  Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Avez-vous compris tout cela ? — Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »

Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.

31 juillet 2014
Jeudi, 17ème Semaine du Temps Ordinaire
blanc S. Ignace de Loyola, prêtre

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mercredi 30 juillet 2014

CHI TORNA AL SUO PASSATO, NON ESCE DALLA CHIESA.


Editoriale "Radicati nella fede" - Anno VII n° 8 - Agosto 2014


 Nei momenti di confusione pericolosa occorre fare un passo indietro.

 Non si fa forse proprio così nella vita? Di fronte a una situazione confusa, difficile da districare, che ci rende preoccupati e perplessi, ci si ferma e poi si fa un passo indietro, astenendosi dall'avanzare nel pericolo.


  È anche ciò che abbiamo fatto nella fede. Sì, crediamo che l'immagine rende idea delle nostre scelte.

  Amiamo la Chiesa, Corpo Mistico di Cristo e nostra Madre, amiamo il Papa e il Vescovo, ma di fronte all'evidente confusione della vita cristiana intorno a noi, ci rifiutiamo di avanzare nell'ambiguità e nell'incertezza e domandiamo la grazia di restare nel cristianesimo sicuro.


  In fondo la nostra posizione è tutta qui. Per questo riteniamo, e abbiamo sempre ritenuto, di non  essere nella disobbedienza.


  Saremmo nella disobbedienza se inventassimo un "altro cristianesimo", se ci inventassimo "una nostra messa", una "nostra pastorale", un "nostro catechismo", se riconoscessimo degli "altri superiori" fuori da quelli che la Chiesa ci ha dato nel Papa e nel Vescovo.


  No, noi non facciamo nulla di tutto questo. Semplicemente, giudicando piena di confusione e di pericolo la nuova pastorale, il nuovo rito della messa, la nuova catechesi, ci avvaliamo del diritto che la Chiesa ha sempre riconosciuto alle anime nei momenti di crisi: ci atteniamo alla precedente prassi e dottrina della Chiesa, a quella sicura, a quella prima dello scoppio della crisi.


  Infatti, per la Messa, non andiamo a cercare chissà quale rito arcaico, ma ci atteniamo al Messale del 1962, quello promulgato da Papa Giovanni XXIII, perché le lievi modifiche e aggiunte apportate in quella riforma non hanno nella sostanza intaccato la Messa Romana di sempre. Non andiamo a cercare ciò che ci piace, ma obbediamo alle riforme della Chiesa, quelle sicure e solo a quelle sicure. E così facciamo per tutti gli altri aspetti della disciplina sui sacramenti e per tutto l'apostolato.


  Così facendo, siamo certi di non andare fuori dalla Chiesa, che è la stessa ieri e oggi. Non ci sono due Chiese, una prima e l'altra dopo il Concilio. No, ce n'è una sola! Ci sono invece, nella stessa Chiesa, riforme accettabili e riforme non accettabili; sono inaccettabili in coscienza le riforme che mettono in pericolo la fede e la vita cristiana. E siccome la Fede è il bene supremo, non è concesso a nessuno nella Chiesa esporla al pericolo.


  Sappiamo, ne siamo coscienti, di esprimere un giudizio severo sulle svolte della "chiesa moderna".

  D'altronde, ad uno sguardo spassionato, gli esiti disastrosi dell' "ammodernamento" della Chiesa di questi ultimi decenni sono innegabili. L'ultima riforma del messale e conseguentemente di tutta la vita cattolica sta uccidendo il cattolicesimo nei nostri paesi. Negarlo è pura ideologia.


  Chiediamo e viviamo la libertà dei figli di Dio, che amando la Santa Madre Chiesa, dicono ai suoi legittimi Pastori: noi continuiamo su quello che ci avete insegnato un tempo, e continuando nella Tradizione siamo certi di contribuire, nonostante la nostra povertà, alla edificazione della Chiesa stessa.


  Uniamo così due atteggiamenti che in coscienza ci sembrano non disgiungibili:

  - un grande amore e rispetto per la Chiesa

  - una vigilanza per non mischiare mai la grande Tradizione della Chiesa con le ambiguità delle riforme post-conciliari, e questo non soltanto nel rito della messa.


  Amore e severità, insieme.

  Anche perché amare la Chiesa non in astratto, significa preservare il suo tesoro costituito dalla Rivelazione divina, Tradizione e Scrittura insieme. Ma la Rivelazione si è declinata e trasmessa in ciò che la Chiesa ha sempre creduto e praticato, a partire dalla Messa Cattolica.

  Sbaglia chi, avendo capito il terribile pericolo interno al Cattolicesimo attuale, piange in privato ma non interviene per rispetto alla Chiesa. Ama davvero chi la Chiesa la difende.


  Ciò che appare disobbedienza non lo è. È invece il più grande servizio che un credente possa fare alla Sua Madre.

  Chi parla di disobbedienza parlando dei "Tradizionalisti" (termine non bello, ma lo usiamo per capirci), lo fa per ignoranza: pensa che la Chiesa abbia una autorità assoluta su tutto. No, la Chiesa obbedisce a Gesù Cristo, ne è il suo corpo; deve custodire ciò che il Signore le ha consegnato, Verità e Grazia. Non inventa la Chiesa, ma trasmette.


  Per questo non può essere illegittimo decidere di stare nella Tradizione più sicura.

  Non esce dalla Chiesa chi sta al suo passato, ne esce chi inventa un cristianesimo nuovo.

Müller: "Ces théories sont radicalement erronées"

Le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi réfute les thèses de ceux qui voudraient permettre un second mariage à des gens dont le premier conjoint est encore en vie. Il reçoit l'appui du cardinal Sebastián, qui est également en opposition avec le cardinal Kasper. Mais de quel côté est le pape François?


par Sandro Magister




ROME, le 29 juillet 2014 – Dans un livre-interview publié ces jours-ci simultanément en Italie, en Espagne et aux États-Unis, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, reprend et développe ce qu'il avait déjà affirmé, l'automne dernier, dans un article paru dans "L'Osservatore Romano" qui avait fait sensation :

> Divorcés remariés. Müller écrit, François dicte
(23.10.2013)

Dans cet article, Müller s'était penché principalement sur la question de l'accès des divorcés remariés à la communion, en rappelant les raisons qui conduisent à le leur refuser.

Déjà à ce moment-là, en effet, des voix s'élevaient, y compris aux plus hauts niveaux de la hiérarchie, pour affirmer qu'il était nécessaire que l'Église mette un terme à cette interdiction.

Et, lors du consistoire qui a eu lieu au mois de février de cette année, c'est justement celui que le pape François avait chargé d'introduire la discussion, le cardinal Walter Kasper, qui s'est fait le promoteur de ce changement :

> Kasper change le paradigme, Bergoglio applaudit (1.3.2014)

Au cours des mois qui ont suivi, les cardinaux Carlo Caffarra, Velasio De Paolis, Walter Brandmüller et Thomas Collins ont réagi publiquement et avec une force particulière contre les thèses de Kasper.

Mais, maintenant, c'est de nouveau le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi qui intervient avec vigueur pour prendre la défense de la doctrine traditionnelle.

L'interview a été réalisée au mois de juin par Carlos Granados, directeur, à Madrid, de la Biblioteca de Autores Cristianos. Elle a été revue par le cardinal et elle a été conçue dans la perspective du synode des évêques qui aura bientôt lieu et qui sera consacré au thème de la famille.

Dans la préface de l'ouvrage, un autre cardinal, l'Espagnol Fernando Sebastián Aguilar, archevêque émérite de Pampelune, écrit :

"Le principal problème qui se pose actuellement dans l'Église à propos de la famille n'est pas le petit nombre de divorcés remariés qui souhaitent recevoir la communion eucharistique. Notre problème le plus grave, c'est le grand nombre de baptisés qui se marient civilement et de gens qui, étant mariés sacramentellement, ne vivent ni leur mariage ni leur vie conjugale en harmonie avec la vie chrétienne et avec les enseignements de l'Église, qui voudrait qu'ils soient comme des icônes vivantes de l'amour du Christ pour son Église présente et agissante dans le monde".

Le cardinal Sebastián a reçu la pourpre du pape François, qui le tient en haute estime. Mais il ne peut certainement pas être rangé parmi les partisans des thèses de Kasper.

Dans l'interview, le cardinal Müller critique également ceux qui tirent argument de quelques affirmations du pape François qu'ils manipulent en faveur d'un changement de la "pastorale" du mariage.

Il dit par exemple :

"L'image de l'hôpital de campagne est très belle. Cependant nous ne pouvons pas manipuler les propos du pape en réduisant toute la réalité de l'Église à cette image. L'Église en elle-même n'est pas un sanatorium : l'Église est aussi la maison du Père".

Ou encore :

"Une simple 'adaptation' de la réalité du mariage aux attentes du monde ne donne aucun fruit, au contraire elle est contre-productive : l'Église ne peut pas répondre aux défis du monde actuel par une adaptation pragmatique. Nous sommes appelés, en nous opposant à une facile adaptation pragmatique, à choisir l'audace prophétique du martyre. Grâce à elle, nous pourrons prendre l'Évangile à témoin de la sainteté du mariage. Un prophète tiède, à travers une mise en conformité avec l'esprit de l'époque, chercherait son propre salut, pas le salut que seul Dieu peut donner".

On peut lire ci-dessous un extrait de l'interview, les passages consacrés à la question de l'accès des divorcés remariés à la communion, où Müller réfute également un autre des mantras associés au pape François, celui de la "miséricorde" :

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LA VÉRITABLE DIMENSION DE LA MISÉRICORDE DE DIEU

Interview du cardinal Gerhard Ludwig Müller



Q. – Tout récemment, le problème des divorcés remariés a été de nouveau porté à l'attention de l'opinion publique. À partir d'une certaine interprétation de la Sainte Écriture, de la tradition patristique et des textes du magistère, des solutions qui proposent des innovations ont été suggérées. Peut-on s'attendre à un changement de la doctrine ?

R. – Même un concile œcuménique ne peut pas modifier la doctrine de l'Église, parce que celui qui en est le fondateur, Jésus-Christ, a confié la garde fidèle de ses enseignements et de sa doctrine aux apôtres et à ses successeurs. En ce qui concerne le mariage, nous avons une doctrine argumentée et structurée, fondée sur ce qu'a dit Jésus, qui doit être offerte dans son intégrité. L'indissolubilité absolue d'un mariage valide est non pas une simple doctrine, mais bien un dogme divin et défini par l'Église. Dans le cas de la rupture de fait d'un mariage valide, un autre "mariage" civil n'est pas admissible. Dans le cas contraire, nous serions confrontés à une contradiction, parce que si la précédente union, le "premier" mariage - ou, pour mieux dire, le mariage - est véritablement un mariage, une autre union qui vient ensuite n'est pas un "mariage". Parler de premier et de second "mariage" c'est simplement jouer sur les mots. Le second mariage est possible uniquement lorsque le conjoint légitime est mort, ou bien lorsque le mariage a été déclaré invalide, parce que, dans ces cas-là, le lien précédent a été dissous. Dans le cas contraire, nous nous trouvons face à ce que l'on appelle "empêchement au lien".

À ce propos, je voudrais souligner que celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la congrégation que je préside actuellement, avait dû intervenir expressément, avec l'approbation du pape d'alors, saint Jean-Paul II, pour repousser une hypothèse semblable à celle de votre question.

Cela n'empêche pas de parler du problème de la validité d'un très grand nombre de mariages dans l'actuel contexte sécularisé. Nous avons tous assisté à des mariages où l'on ne savait pas très bien si les personnes qui contractaient cette union avaient véritablement l'intention de "faire ce que fait l'Église" dans le rite du mariage. Benoît XVI avait demandé avec insistance, à de multiples reprises, que l'on réfléchisse au grand défi que représentent les baptisés qui ne sont pas croyants. La congrégation pour la doctrine de la foi a donc pris en compte cette préoccupation du pape et elle a mis au travail un bon nombre de théologiens et d'autres collaborateurs en vue de résoudre le problème de la relation entre foi explicite et foi implicite.

Que se passe-t-il quand, dans un mariage, même la foi implicite fait défaut ? Il est certain que, lorsqu'elle est absente, le mariage pourrait être bel et bien invalide, même s'il a été célébré "libere et recte". Cela conduit à penser que, au-delà des critères classiques en vertu desquels on peut déclarer l'invalidité du mariage, il faudrait réfléchir davantage au cas où les époux excluent la sacramentalité du mariage. Actuellement, nous sommes encore dans une phase d'étude, de réflexion sereine mais persévérante sur ce point. Il ne me paraît pas opportun de présenter de manière anticipée des conclusions hâtives, étant donné que nous n'avons pas encore trouvé la solution, mais cela ne m'empêche pas de signaler que, dans notre congrégation, nous consacrons beaucoup d'énergie à donner une réponse correcte au problème que pose la foi implicite de ceux qui contractent un mariage.

Q. – Par conséquent, au cas où quelqu'un qui se marierait exclurait l'idée de la sacramentalité du mariage, de même que certains, au moment de se marier, excluent, par exemple, l'idée d'avoir des enfants, ce fait pourrait rendre nul le mariage qui aurait été contracté ?

R. – La foi appartient à l'essence du sacrement. Bien entendu, il faut clarifier le problème juridique que pose l'invalidité du sacrement à cause d'un manque de foi évident. Un célèbre canoniste, Eugenio Corecco, disait que le problème apparaît lorsqu'il faut concrétiser le degré de foi nécessaire pour que la sacramentalité puisse se réaliser. La doctrine classique avait admis une position minimaliste, en exigeant une simple intention implicite : "Faire ce que fait l'Église". Corecco ajoutait que dans le monde actuel, globalisé, multiculturel et sécularisé, où la foi n'est pas une donnée que l'on puisse simplement présupposer, il devient nécessaire d'exiger des candidats au mariage une foi plus explicite, si nous voulons vraiment sauver le mariage chrétien.

J'insiste encore une fois et je répète que cette question est encore en phase d'étude. Établir un critère valable et universel à ce sujet n'est certainement pas une question futile. En premier lieu parce que les être humains sont constamment en train d'évoluer, à la fois quant aux connaissances qu'ils acquièrent progressivement au fil du temps et quant à leur vie de foi. L'apprentissage et la foi ne sont pas des données statistiques ! Quelquefois, au moment de contracter un mariage, une personne donnée n'était pas croyante ; mais il est également possible qu'un processus de conversion soit intervenu dans sa vie et qu'elle ait ainsi vécu une "sanatio ex posteriori" de ce qui, au moment de son mariage, était un grave défaut de consentement.

Je souhaite répéter, en tout cas, que lorsque l'on se trouve en présence d'un mariage valide, il n'est possible en aucune manière de dissoudre ce lien : ni le pape ni aucun autre évêque n'ont l'autorité pour le faire, parce qu'il s'agit d'une réalité qui appartient à Dieu et pas à eux.

Q. – On parle de la possibilité de permettre aux époux de "refaire leur vie". Il a également été dit que l'amour entre époux chrétiens peut "mourir". Un chrétien peut-il vraiment employer cette expression ? Est-il possible que l'amour existant entre deux personnes unies par le sacrement du mariage meure ?

R. – Ces théories sont radicalement erronées. On ne peut pas déclarer qu'un mariage est éteint sous prétexte que l'amour entre les époux est "mort". L'indissolubilité du mariage ne dépend pas des sentiments humains, permanents ou transitoires. Cette propriété du mariage est voulue par Dieu lui-même. Le Seigneur s'est impliqué dans le mariage entre l'homme et la femme, c'est pour cela que le lien existe et qu'il a son origine en Dieu. Voilà la différence.

Dans son intime réalité surnaturelle, le mariage inclut trois biens : le bien de la fidélité personnelle et exclusive des époux l'un envers l'autre (le "bonum fidei"), le bien de l'accueil des enfants et de leur formation à la connaissance de Dieu (le "bonum prolis"), et le bien de l'indissolubilité ou de l'indestructibilité du lien, qui a comme base permanente l'union indissoluble entre le Christ et l'Église, représentée sacramentellement par le couple (le "bonum sacramenti"). Par conséquent, même s'il est possible de suspendre la communion physique de vie et d'amour, par ce que l'on appelle "séparation de corps", il n'est pas licite pour un chrétien de contracter un nouveau mariage aussi longtemps que le premier époux est vivant, parce que le lien légitimement contracté est perpétuel. Le lien matrimonial indissoluble correspond en quelque sorte au caractère ("res et sacramentum") donné par le baptême, par la confirmation, par le sacrement de l'ordre.

Q. – À ce sujet on parle également beaucoup de l'importance de la "miséricorde". Est-il possible d'interpréter la miséricorde comme un "moyen de créer des exceptions" à la loi morale ?

R. – Lorsque nous ouvrons l'Évangile, nous constatons que Jésus, lorsqu'il dialogue avec les pharisiens à propos du divorce, fait allusion, lui aussi, au binôme du "divorce" et de la "miséricorde" (cf. Mt 19, 3-12). Il accuse les pharisiens de ne pas être miséricordieux, étant donné que, dans leur interprétation sournoise de la Loi, ils avaient conclu que Moïse leur aurait accordé une permission présumée de répudier leurs épouses. Jésus leur rappelle que la miséricorde de Dieu existe contre notre faiblesse humaine. Dieu nous donne sa grâce de manière à ce que nous puissions être fidèles.

C'est là la véritable dimension de la miséricorde de Dieu. Dieu pardonne même un péché aussi grave que l'adultère ; cependant il ne permet pas un second mariage qui mettrait en doute un mariage sacramentel déjà existant, mariage qui exprime la fidélité de Dieu. Faire appel de cette manière à une présumée miséricorde absolue de Dieu revient à jouer sur les mots, ce qui n'aide pas à clarifier les termes du problème. En réalité, il me semble qu'il s'agit d'une façon de ne pas percevoir la profondeur de l'authentique miséricorde divine.

J'assiste avec un certain étonnement à l'utilisation, par certains théologiens, de ce même raisonnement relatif à la miséricorde comme prétexte pour favoriser l'admission des divorcés remariés civilement aux sacrements. Leur proposition de départ est que, dès lors que Jésus lui-même a pris le parti de ceux qui souffrent, en leur offrant son amour miséricordieux, la miséricorde est le signe spécial qui caractérise toute spiritualité chrétienne authentique. C'est en partie vrai. Cependant une référence erronée à la miséricorde comporte le risque grave de banaliser l'image de Dieu, en donnant à penser que Dieu ne serait pas libre, mais qu'il serait obligé de pardonner. Dieu ne se lasse jamais de nous offrir sa miséricorde : le problème, c'est que nous nous lassons, nous, de la lui demander en reconnaissant avec humilité notre péché, comme l'a rappelé avec insistance le pape François pendant les dix-huit premiers mois de son pontificat.

Les données de la Sainte Écriture révèlent que la sainteté et la justice appartiennent au mystère de Dieu, en plus de la miséricorde. Si nous occultons ces attributs divins et si la réalité du péché est banalisée, implorer la miséricorde de Dieu pour les êtres humains n'a aucun sens. On comprend dès lors pourquoi Jésus, après avoir traité la femme adultère avec beaucoup de miséricorde, a ajouté comme expression de son amour : "Va et désormais ne pèche plus" (Jn 8, 11). La miséricorde de Dieu n'est pas une dispense de respecter les commandements de Dieu et les enseignements de l'Église. C'est tout le contraire : Dieu, dans son infinie miséricorde, nous accorde la force de la grâce pour que nous puissions accomplir pleinement ses commandements et rétablir ainsi en nous, après la chute, son image parfaite de Père du Ciel.

Q. – Évidemment la question de la relation entre le sacrement de l'eucharistie et celui du mariage se pose également ici. Comment peut se comprendre cette relation entre les deux sacrements ?

R. – La communion eucharistique est l'expression d'une relation personnelle et communautaire avec Jésus-Christ. À la différence de nos frères protestants et en ligne avec la tradition de l'Église, nous considérons, nous catholiques, qu'elle exprime l'union parfaite entre la christologie et l'ecclésiologie. Par conséquent, je ne peux pas avoir une relation personnelle avec le Christ et avec son Corps véritable, présent dans le sacrement de l'autel et, en même temps, contredire ce même Christ dans son Corps mystique, présent dans l'Église et dans la communion ecclésiale. Voilà pourquoi nous pouvons affirmer sans erreur que, si quelqu'un se trouve en situation de péché mortel, il ne peut pas et il ne doit pas recevoir la communion.

Cela se produit non seulement dans le cas des divorcés remariés, mais également dans tous les cas où il y a une rupture objective avec ce que Dieu veut pour nous. C'est par définition le lien qui s'établit entre les divers sacrements. Par conséquent il faut beaucoup se méfier d'une conception immanentiste du sacrement de l'eucharistie, autrement dit d'une manière de le percevoir fondée sur un individualisme extrême, qui subordonnerait aux besoins ressentis par chacun ou à ses propres goûts le fait de recevoir les sacrements ou la participation à la communion ecclésiale.

Pour certaines personnes, la clé du problème est leur désir de communier sacramentellement, comme si le simple désir était un droit. Pour beaucoup d'autres, la communion est seulement une manière d'exprimer leur appartenance à une communauté. Or le sacrement de l'eucharistie ne peut certainement pas être conçu, de manière réductrice, comme l'expression d'un droit ou celle d'une identité communautaire : l'eucharistie ne peut pas être un "social feeling" !

Une suggestion fréquemment formulée est de laisser à la conscience personnelle des divorcés remariés la décision de se présenter pour recevoir la communion eucharistique. Cet argument est, lui aussi, l'expression d'une conception problématique de la "conscience", qui a déjà été repoussée par la congrégation pour la doctrine de la foi en 1994. Les fidèles savent que, avant de recevoir la communion, ils doivent examiner leur conscience, ce qui les oblige aussi à la former continuellement et donc à rechercher passionnément la vérité.

Dans cette dynamique tellement particulière, l'obéissance au magistère de l'Église constitue non pas une gêne, mais bien plutôt une aide pour découvrir la vérité si ardemment recherchée par chacun en ce qui concerne son propre bien et celui d'autrui.

Q. – À ce point de la réflexion, on voit apparaître le grand défi que constitue la relation entre la doctrine et la vie. On a dit que, sans toucher à la doctrine, il était maintenant nécessaire de l'adapter à la "réalité pastorale". Cette adaptation supposerait que la doctrine et la pratique pastorale puissent, dans les faits, suivre des chemins différents.

R. – Le fait d'établir une séparation entre la vie et la doctrine est une caractéristique propre au dualisme gnostique, de même que celui de séparer la justice et la miséricorde, Dieu et le Christ, le Christ Maître et le Christ Pasteur, ou de séparer le Christ et l'Église. Il n'y a qu'un seul Christ. Le Christ est le garant de l'unité entre la Parole de Dieu, la doctrine et le témoignage donné par sa vie. Tous les chrétiens savent que c'est uniquement à travers la saine doctrine que l'on peut parvenir à la vie éternelle.

Les théories auxquelles vous faites allusion cherchent à transformer la doctrine catholique en une sorte de musée des théories chrétiennes : une espèce de réserve qui n'aurait d'intérêt que pour un petit nombre de spécialistes. La vie, quant à elle, n'aurait rien à voir avec Jésus-Christ tel qu'il est et tel que nous le présente l'Église. Le christianisme sévère se transformerait en une nouvelle religion civile, politiquement correcte, réduite à quelques valeurs tolérées par le reste de la société. C'est de cette façon que serait atteint l'objectif inavouable de certains : mettre de côté la Parole de Dieu afin de pouvoir diriger idéologiquement la société tout entière.

Jésus ne s'est pas incarné dans le but d'exposer quelques simples théories qui seraient rassurantes pour la conscience et qui, au fond, laisseraient les choses telles qu'elles sont. Le message de Jésus est une vie nouvelle. Si quelqu'un raisonnait et vivait en séparant la vie et la doctrine, non seulement il déformerait la doctrine de l'Église en la transformant en une espèce de pseudo-philosophie idéaliste, mais surtout il se tromperait lui-même. Vivre en chrétien implique de vivre à partir de la foi en Dieu. Porter atteinte à ce schéma veut dire que l'on réalise le redoutable compromis entre Dieu et le démon.

Q. – Afin de défendre la possibilité que quelqu'un puisse "refaire sa vie" grâce à un second mariage alors même que son premier conjoint est toujours en vie, on a eu recours à des témoignages provenant des Pères de l'Église, qui sembleraient pencher en faveur d'une certaine complaisance en ce qui concerne ces nouvelles unions.

R. – Il est certain que, dans l'ensemble de la patristique, on peut trouver différentes interprétations ou adaptations à la vie concrète. Cependant il n'y a aucun témoignage des Pères qui tende à accepter tranquillement un second mariage lorsque le premier conjoint est toujours en vie.

L'Orient chrétien a certainement connu une certaine confusion entre la législation civile établie par l'empereur et les lois de l'Église ; cela y a fait naître une pratique différente qui, dans certains cas, en est arrivée à admettre le divorce. Mais, sous la conduite du pape, l'Église catholique a développé, au cours des siècles, une autre tradition - que l'on retrouve dans l'actuel code de droit canonique et dans le reste de la règlementation ecclésiastique - qui est clairement opposée à toute tentative de sécularisation du mariage. Le même phénomène s'est produit, en Orient, dans divers milieux chrétiens.

J'ai découvert que, parfois, on isole et on sort de leur contexte des citations ponctuelles des Pères, afin de soutenir de cette manière la possibilité d'un divorce et d'un second mariage. Je ne crois pas qu'il soit correct, au point de vue méthodologique, d'isoler un texte, de le sortir de son contexte, de le transformer en une citation isolée, de le décrocher du panorama global de la tradition. Toute la tradition théologique et magistérielle doit être interprétée à la lumière de l'Évangile dans lequel, en ce qui concerne le mariage, nous trouvons des propos parfaitement clairs de Jésus lui-même. Je ne crois pas que l'on puisse en donner une interprétation différente de ce qui a été indiqué jusqu'à présent par la tradition et par le magistère de l'Église sans être infidèle à la Parole révélée.

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http://chiesa.espresso.repubblica.it/

CATÉCHÉSE PRÉBAPTISMALE DE SAINT CYRILLE DE JERUSALEM SUR LE SYMBOLE DE LA FOI

Pourquoi l'Église est appelée catholique

L'Église est appelée catholique (ou universelle) parce qu'elle existe dans le monde entier, d'une extrémité à l'autre de la terre ; et parce qu'elle enseigne de façon universelle et sans défaillance toutes les doctrines que les hommes ont besoin de connaître, sur les réalités visibles et invisibles, célestes et terrestres. En outre, elle est appelée catholique parce qu'elle soumet à la vraie religion tout le genre humain : chefs et sujets, savants et ignorants ; parce qu'elle soigne et guérit universellement toute espèce de péchés commis par l'âme et par le corps ; enfin parce qu'elle possède en elle toute espèce de vertus, en actions ou en paroles, quel que soit leur nom, et toute espèce de dons spirituels.

Ce nom d'Église (ou Convocation) lui convient tout à fait parce qu'elle « convoque » et rassemble tous les hommes, ainsi que le Seigneur ordonne dans le Lévitique : Convoque toute la communauté à l'entrée de la Tente du Témoignage. Il est à noter que le mot « convoque » (ekklèsiason) est employé ici pour la première fois dans l'Écriture, lorsque le Seigneur établit Aaron dans la charge de grand prêtre. Et dans le Deutéronome, Dieu dit à Moïse :Convoque devant moi le peuple, et qu'ils entendent mes paroles pour apprendre à me craindre. Il fait encore mention de ce nom d'Église, quand il dit au sujet des tables de la Loi : Sur elles étaient écrites toutes les paroles que le Seigneur vous a dites sur la montagne, au jour de l'Ekklèsia (de la convocation), ce qui revient à dire, plus explicitement: « Au jour où vous vous êtes réunis sur la convocation du Seigneur ». Le Psalmiste dit aussi : Je te rendrai grâce dans la grande assemblée (ekklèsia), dans un peuple nombreux je te louerai

Le Psalmiste, d'ailleurs, avait chanté jadis : Dans l'assemblée, bénissez le Seigneur, à partir des sources d'Israël. ~ Mais, dans la suite, le Sauveur institua, à partir des nations païennes, une seconde assemblée : notre sainte Église, celle des chrétiens, celle dont il a dit à Pierre : Et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. ~

Lorsque la seule « Église » qui était en Judée a été rejetée, les Églises du Christ se sont multipliées par toute la terre.

C'est d'elles que parlent les psaumes lorsqu'ils disent : Chantez au Seigneur un cantique nouveau, sa louange est dans l'assemblée des saints. Le prophète en est d'accord, lorsqu'il dit aux Juifs : Je ne prends nul plaisir en vous, dit le Seigneur tout-puissant. Et il ajoute aussitôt : De l'Orient à l'Occident, mon nom est glorifié chez les nations païennes. C'est de la même Église sainte et catholique que Paul écrit à Timothée : Tu dois savoir comment te conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Église du Dieu vivant, colonne et soutien de la vérité


From a catechetical instruction by Saint Cyril of Jerusalem, bishop

(Cat 18:23-25: PG 33, 1043-1047)

The Church as the assembly of the people of God

The Church is called Catholic or universal because it has spread throughout the entire world, from one end of the earth to the other. Again, it is called Catholic because it teaches fully and unfailingly all the doctrines which ought to be brought to men's knowledge, whether concerned with visible or invisible things, with the realities of heaven or the things of earth. Another reason for the name Catholic is that the Church brings under religious obedience all classes of men, rulers and subjects, learned and unlettered. Finally, it deserves the title Catholic because it heals and cures unrestrictedly every type of sin that can be committed in soul or in body, and because it possesses within itself every kind of virtue that can be named, whether exercised in actions or in words or in some kind of spiritual charism.

It is most aptly called a church, which means an "assembly of those called out," because it "calls out" all men and gathers them together, just as the Lord says in Leviticus: Assemble all the congregation at the door of the tent of meeting. It is worth noting also that the word "assemble" is used for the first time in the Scriptures at this moment when the Lord appoints Aaron high priest. So in Deuteronomy God says to Moses:Assemble the people before me and let them hear my words, so that they may learn to fear me. There is a further mention of the assembly in the passage about the tablets of the Law: And on them were written all the words which the Lord had spoken to you on the mountain out of the midst of the fire, on the day of the assembly; it is as though he had said, even more clearly, "on the day when you were called out by God and gathered together." So too the psalmist says: I will give thanks to you in the great assembly, O Lord; in the mighty throng I will praise you.

Long ago the psalmist sang: Bless God in the assembly; bless the Lord, you who are Israel's sons. But now the Savior has built a second holy assembly, our Christian Church, from the Gentiles. It was of this that he spoke to Peter: On this rock I will build my Church, and the powers of death shall not prevail against it.

Now that the single church which was in Judea has been rejected, the churches of Christ are already multiplying throughout the world, and of them it is said in the psalms: Sing a new song to the Lord, let his praise be sung in the assembly of the saints. Taking up the same theme the prophet says to the Jews: I have no pleasure in you, says the Lord of hosts; and immediately he adds: For from the rising of the sun to its setting my name is glorified among the nations.Of this holy Catholic Church Paul writes to Timothy: That you may know how one ought to behave in the household of God, which is the Church of the living God, the pillar and bulwark of the truth.

La Iglesia o convocación del pueblo de Dios

San Cirilo de Jerusalén
Catequesis 18,23-25
La Iglesia se llama católica o universal porque está esparcida por todo el orbe de la tierra, del uno al otro confín, y porque de un modo universal y sin defecto enseña todas las verdades de fe que los hombres deben conocer, ya se trate de las cosas visibles o invisibles, de las celestiales o las terrenas; también porque induce al verdadero culto a toda clase de hombres, a los gobernantes y a los simples ciudadanos, a los instruidos y a los ignorantes; y, finalmente, porque cura y sana toda clase de pecados sin excepción, tanto los internos como los externos; ella posee todo género de virtudes, cualquiera que sea su nombre, en hechos y palabras y en cualquier clase de dones espirituales. 
Con toda propiedad se la llama Iglesia o convocación, ya que convoca y reúne a todos, como dice el Señor en el libro del Levítico: Convoca a toda la asamblea a la entrada de la tienda del encuentro. Y es de notar que la primera vez que la Escritura usa esta palabra «convoca» es precisamente en este lugar, cuando el Señor constituye a Aarón como sumo sacerdote. Y en el Deuteronomio Dios dice a Moisés: Reúneme al pueblo, y les haré oír mis palabras, para que aprendan a temerme. También vuelve a mencionar el nombre de Iglesia cuando dice, refiriéndose a las tablas de la ley: Y en ellas estaban escritas todas las palabras que el Señor os había dicho en la montaña, desde el fuego, el día de la iglesia o convocación; es como si dijera más claramente: «El día en que, llamados por el Señor, os congregasteis». También el salmista dice: Te daré gracias, Señor, en medio de la gran iglesia, te alabaré entre la multitud del pueblo. 
Anteriormente había cantado el salmista: En la iglesia bendecid a Dios, al Señor, estirpe de Israel. Pero nuestro Salvador edificó una segunda Iglesia, formada por los gentiles, nuestra santa Iglesia de los cristianos, acerca de la cual dijo a Pedro: Y sobre esta piedra edificaré mi Iglesia, y el poder del infierno no la derrotará. 
En efecto, una vez relegada aquella única iglesia que estaba en Judea, en adelante se van multiplicando por toda la tierra las Iglesias de Cristo, de las cuales se dice en los salmos:Cantad al Señor un cántico nuevo, resuene su alabanza en la iglesia de los fieles. Concuerda con esto lo que dijo el profeta a los judíos: Vosotros no me agradáis -dice el Señor de los ejércitos-, añadiendo a continuación: Del oriente al poniente es grande entre las naciones mi nombre. 
Acerca de esta misma santa Iglesia católica, escribe Pablo a Timoteo: Quiero que sepas cómo hay que conducirse en la casa de Dios, es decir, en la Iglesia del Dios vivo, columna y base de la verdad.

[AELF] Lectures du jour

Lectures de la messe

1ère lecture : À Jérémie découragé, Dieu renouvelle son appel ( Jr 15, 10.16-21 )


Lecture du livre de Jérémie

Malheur à moi, ô ma mère ! Pourquoi m'avoir enfanté, moi qui suis un élément de contestation et de dispute pour tout le pays ? Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit !
Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l'univers.
Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m'y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l'écart, parce que tu m'as rempli d'indignation.
Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi comme un ruisseau décevant, aux eaux intermittentes ?

À tout cela le Seigneur répondit : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C'est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux.
Je te dresserai devant ce peuple comme un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront pas te vaincre, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer.
Je t'arracherai à la main des méchants, je te délivrerai de la poigne des violents. Parole du Seigneur. »

Psaume : ( Ps 58, 2-3, 4-5ab, 10-11, 17, 6a.18 )


R/ Dieu, mon rempart au temps de la détresse !

Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu ;
de mes agresseurs, protège-moi.
Délivre-moi des hommes criminels ;
des meurtriers, sauve-moi.

Voici qu'on me prépare une embuscade :
des puissants se jettent sur moi.
 
Je n'ai commis ni faute, ni péché, ni le mal, Seigneur,
pourtant ils accourent et s'installent.

Auprès de toi, ma forteresse, je veille ; 
oui, mon rempart, c'est Dieu !
 
Le Dieu de mon amour vient à moi :
avec lui je défie mes adversaires.

Et moi, je chanterai ta force,
au matin j'acclamerai ton amour.
Tu as été pour moi un rempart,
un refuge au temps de ma détresse.
 

Seigneur, Dieu de l'univers, Dieu d'Israël,
Je te fêterai, toi, ma forteresse : 
oui, mon rempart, c'est Dieu,
le Dieu de mon amour.

Evangile : Discours en paraboles : le trésor et la perle précieuse ( Mt 13, 44-46 )


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Dieu notre Père, Seigneur de l'univers, toi qui révèles aux petits les mystères du Royaume. Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus disait à la foule ces paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.  »

30 juillet 2014
Mercredi, 17ème Semaine du Temps Ordinaire
vert S. Pierre Chrysologue, évêque et docteur de l'Eglise

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mardi 29 juillet 2014

Memoria de Santa Marta - Comentario al Evangelio por San Francisco de Sales

«Jesús amaba a Marta, a su hermana y a Lázaro» (Jn 11,5)

Amad a todo el mundo con un amor grande de caridad, pero no tengáis trato de amistad más que con los que podéis intercambiar cosas buenas... Si intercambiáis en el terreno del conocimiento, ciertamente que vuestra amistad es laudable; más aún si compartís con ellos en el terreno de la prudencia, de la discreción, de la fuerza y de la justicia. Pero si vuestra relación está fundada sobre la caridad, la devoción y la perfección cristiana, ¡Dios mío, qué preciosa será vuestra amistad! Será excelente porque viene de Dios, excelente porque tiende a Dios, excelente porque Dios es su lazo de unión, porque durará eternamente en Dios. ¡Qué bueno es amar sobre la tierra como se ama en el cielo, aprender a amarse en este mundo tal como lo haremos eternamente en el otro!

Yo no hablo aquí del simple amor de caridad, porque éste se debe a todos los hombres; sino que hablo de la amistad espiritual mediante la cual dos o tres, o muchos, comulgan en la vida espiritual y se hacen un solo espíritu entre ellos. Es con todo derecho que estas almas dichosas pueden cantar: «¡Ved qué dulzura, qué delicia convivir los hermanos unidos!» (Sl 132,1)... Me parece que todas las demás amistades no son otra cosa que la sombra de ésta... Para los cristianos que viven en el mundo es necesario que se ayuden unos a otros con santas amistades; mediante ella se ayudan, se sostienen, se acompañan mutuamente hacia el bien... Nadie podrá negar que Nuestro Señor haya amado con una amistad del todo dulce y del todo especial a san Juan, a Lázaro, a Marta y a Magdalena, porque la Escritura da testimonio de ello. 

Introducción a la vida devota, III, 19 (francés modernizado)

Milagro Eucaristico Buenos Aires Argentina

https://m.youtube.com/watch?v=qbg_dhI4XCs

Compostelle, un chemin vers Dieu - Église catholique en France

marc_ailletLe chemin de Saint-Jacques de Compostelle attire toujours plus de monde : une foule bigarrée de randonneurs et de pèlerins. Afin que le Chemin retrouve sa vocation première d'annonce de l'Évangile, les évêques en France et en Espagne œuvrent ensemble. Rencontre avec Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, référent de ce groupe de travail. Par Florence de Maistre.

À partir de quels constats le groupe de travail réfléchit-il ?

C'est à l'initiative de l'archevêque de Santiago de Compostela, en 2009, que les évêques dont les diocèses sont traversés par le chemin ont été invités à se rassembler pour réfléchir à une pastorale d'évangélisation. Notre premier constat : le Chemin est parcouru de façon croissante. En 2009, environ 25 000 pèlerins sont passés par Saint-Jean-Pied-de-Port, dernière étape française avant l'Espagne. En 2013, ce nombre a doublé ! Autre constat : le chemin de Saint-Jacques de Compostelle est convoité par de nombreuses associations qui s'écartent de la spiritualité chrétienne du chemin. On assiste à une « OPA » des tours opérateurs qui veulent en faire un lieu commercial, un lieu d'expression ésotérique parfois. On estime à 30 % la proportion de personnes qui cheminent avec des convictions religieuses. Les autres sont en quête de sens. D'autres encore ont des motivations éloignées : goût du sport, de l'écologie, etc. Cependant, il arrive que des randonneurs deviennent, à la suite d'une rencontre, pèlerins. Les témoignages sont nombreux.

Dans quelle direction travaillez-vous ?

Nous voulons redonner au Chemin de Saint-Jacques son origine propre : qu'il soit un chemin de foi et de communication de la foi. Je travaille avec un prêtre de Carcassonne et un diacre permanent du diocèse de Tarbes et Lourdes. L'équipe espagnole est sur le même modèle. Nous nous rencontrons, ensemble, tous les deux ans. Entre temps, la réflexion se poursuit, avec par exemple la trentaine d'évêques concernés lors des Assemblées plénières de novembre. Le Chemin est-il vraiment un chemin d'évangélisation ? Quelle présence l'Église peut-elle proposer pour aider les pèlerins à rencontrer le Christ ? Telles sont nos préoccupations. Nous avons commencé à recenser les différents accueils chrétiens. Nous essayons de voir comment ils peuvent aussi être propositions de première annonce. Nous réfléchissons à un guide pratique du pèlerin, avant de développer un site Internet. Cette démarche nous permet aussi de rencontrer les différents acteurs du chemin, de partager nos expériences. Il s'agit surtout de stimuler une pastorale, en invitant les accueillants chrétiens à resituer leur initiative dans une mission plus large : celle de l'évangélisation.

Quelle est l'importance du chemin de Saint-Jacques dans le diocèse de Bayonne ?

Nous développons une pastorale organisée autour de plusieurs pôles. À Bayonne, un accueil est proposé à la cathédrale. Un hébergement sera bientôt être mis en place. À Saint-Jean-Pied-de-Port, la « Kaserna » offre le lit et le repas du soir sur le principe du « donativo », c'est à dire que chacun donne ce qu'il veut. Un prêtre est souvent présent à table et chacun peut partager son histoire. Là, des bénévoles se relaient tous les quinze jours dans le cadre de « l'hospitalité Saint-Jacques ». À Navarrenx, dans le Béarn, la paroisse a pris le relais du père Sébastien Ihidoy qui recevait directement dans son presbytère. Elle propose un verre de l'amitié et une bénédiction des pèlerins. À Arudy, un prêtre accueille chez lui, cuisine et prie avec ces paroissiens d'un jour. Dans la vallée d'Aspe, à Notre-Dame de Saran, un frère prémontré propose gîte, couvert et temps spirituel. Ici ou là, c'est à chaque fois tout un groupe de chrétiens qui se mobilisent au service de l'accueil et de la rencontre de l'autre.

Quel est votre lien personnel avec le Chemin ?

J'ai déjà parcouru plusieurs tronçons. Ma pratique est surtout liée aux rencontres avec les pèlerins qui viennent faire tamponner leur carnet. Au Moyen Âge, la démarche comportait une part pénitentielle. Aujourd'hui, elle propose surtout de mettre ses pas dans ceux du Christ : elle nous rappelle que toute vie est pèlerinage. Alors que la vie moderne connaît de multiples accélérations, on marche sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, au rythme de la nature et au pas de l'homme. On prend le temps de revisiter son histoire. Entre contemplation des paysages et rencontres, le chemin est un fil qui peut retisser le fil conducteur de sa vie. C'est un chemin sacramental dans le sens où Dieu fait signe : il y a les pierres sur lesquelles nous marchons et les pierres vivantes que nous rencontrons. Et en allant vénérer les reliques d'un saint, on marche vers la Jérusalem céleste. On marche vers Dieu ! En abandonnant leurs voitures et leurs téléphones, les pèlerins retrouvent le rythme qui fonde la vie et l'âme humaine.

HOMÉLIE DE S. AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE LUC


Les paroles de notre Seigneur Jésus Christ nous invitent à tendre vers un seul but quand nous peinons dans les multiples travaux de ce monde. Nous y tendons alors que nous sommes toujours errants, pas encore résidents; toujours sur la route, pas encore dans la patrie ; toujours désirant, pas encore possédant. Cependant nous devons y tendre, y tendre sans paresse et sans relâche, afin de pouvoir y parvenir un jour. 

Marthe et Marie étaient deux sœurs, proches non seulement par la chair mais aussi par la foi ; toutes deux s'étaient attachées au Seigneur, toutes deux servaient d'un même cœur le Seigneur présent dans la chair. Marthe l'accueillit comme on a coutume d'accueillir les voyageurs. Mais elle était la servante qui accueille son Seigneur, la malade son Sauveur, la créature son Créateur. Elle accueillit celui dont elle allait nourrir le corps, afin d'être elle-même nourrie par l'Esprit. En effet, le Seigneur a voulu prendre la nature de l'esclave et, dans cette nature d'esclave, recevoir des esclaves sa nourriture, non par nécessité, mais par bonté. Car ce fut de la bonté, que de se laisser nourrir. Oui il avait un corps, qui le faisait avoir faim et soif. 

Ainsi donc, le Seigneur fut accueilli comme un hôte, lui qui est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu, mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Il adopte des esclaves pour en faire des frères, il rachète des captifs pour en faire ses cohéritiers. Mais que personne parmi vous n'aille dire : « Heureux, ceux qui ont eu le bonheur d'accueillir le Christ dans leur propre maison ! » Ne vous plaignez pas, ne protestez pas parce que vous êtes nés à une époque où vous ne voyez pas le Seigneur dans sa condition charnelle : il ne vous a as privés de cet honneur.Chaque fois que vous l'avez fait l'un de ces petits, dit-il, c'est à moi que vous l'avez fait. ~

D'ailleurs, Marthe, toi qui es bénie pour ton service bienfaisant, permets-moi de te le dire : la récompense que tu cherches pour ton travail, c'est le repos. Maintenant tu es prise par toutes les activités de ton service, tu cherches à nourrir des corps mortels, aussi saints qu'ils soient. Lorsque tu seras venue à la patrie, trouveras-tu un voyageur a qui offrir l'hospitalité ? un affamé à qui rompre le pain ? un assoiffé à qui donner à boire ? un malade à visiter ? un plaideur à réconcilier ? un mort à ensevelir ? 

Dans la patrie, il n'y aura plus tout cela. Alors, qu'y aura-t-il ? Ce que Marie a choisi. Là nous serons nourris, nous n'aurons plus à nourrir les autres. Aussi ce que Marie a choisi trouvera là sa plénitude et sa perfection : de cette table abondante de la parole du Seigneur, elle ne recueillait alors que les miettes. Voulez-vous savoir ce qu'il y aura là-bas ? Le Seigneur le dit lui-même, en parlant de ses serviteurs: Vraiment, je vous le dis, il les fera mettre a table, et circulera pour les servir.

From a sermon by Saint Augustine, bishop

(Sermo 103, 1-2, 6: PL 38, 613, 615)

Blessed are they who deserved to receive Christ in their homes

Our Lord's words teach us that though we labor among the many distractions of this world, we should have but one goal. For we are but travellers on a journey without as yet a fixed abode; we are on our way, not yet in our native land; we are in a state of longing, not yet of enjoyment. But let us continue on our way, and continue without sloth or respite, so that we may ultimately arrive at our destination.

Martha and Mary were sisters, related not only by blood but also by religious aspirations. They stayed close to our Lord and both served him harmoniously when he was among them. Martha welcomed him as travellers are welcomed. But in her case, the maidservant received her Lord, the invalid her Savior, the creature her Creator, to serve him bodily food while she was to be fed by the Spirit. For the Lord willed to put on the form of a slave, and under this form to be fed by his own servants, out of condescension and not out of need. For this was indeed condescension, to present himself to be fed; since he was in the flesh he would indeed be hungry and thirsty.

Thus was the Lord received as a guest who came unto his own and his own received him not; but as many as received him, he gave them the power to become sons of God,adopting those who were servants and making them his brothers, ransoming the captives and making them his co-heirs. No one of you should say: "Blessed are they who have deserved to receive Christ into their homes!" Do not grieve or complain that you were born in a time when you can no longer see God in the flesh. He did not in fact take this privilege from you. As he says:Whatever you have done to the least of my brothers, you did to me.

But you, Martha, if I may say so, are blessed for your good service, and for your labors you seek the reward of peace. Now you are much occupied in nourishing the body, admittedly a holy one. But when you come to the heavenly homeland will you find a traveller to welcome, someone hungry to feed, or thirsty to whom you may give drink, someone ill whom you could visit, or quarrelling whom you could reconcile, or dead whom you could bury?

No, there will be none of these tasks there. What you will find there is what Mary chose. There we shall not feed others, we ourselves shall be fed. Thus what Mary chose in this life will be realized there in all its fullness; she was gathering fragments from that rich banquet, the Word of God. Do you wish to know what we will have there? The Lord himself tells us when he says of his servants, Amen, I say to you, he will make them recline and passing he will serve them.