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samedi 3 octobre 2015

19ème dimanche après la Pentecôte (Rite Extraordinaire)



pentecote-19
Evangile selon saint Matthieu (22, 1-14)
En ce temps-là, Jésus, parlant en paraboles aux grands prêtres et aux pharisiens, leur disait : « Le royaume des cieux peut se comparer à un roi qui fit un festin de noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler aux noces les invités ; mais ceux-ci refusèrent de venir. Il envoya encore d’autres serviteurs avec ce message : ‘Dites aux invités : J’ai là mon festin tout préparé ; mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez aux noces.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, qui à son champ, qui à son négoce ; d’autres saisirent les serviteurs, les outragèrent et les mirent à mort. Le roi en fut courroucé ; il envoya ses armées, fit périr ces assassins et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le festin de noces est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces.’ Ses serviteurs se répandirent par les chemins et rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons ; et la salle de noces se remplit de convives. Le roi entra pour regarder les convives et aperçut là un homme qui ne portait pas l’habit de noces. ‘Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir l’habit de noces ?’ Celui-ci resta coi. Le roi dit alors aux serviteurs : ‘Liez-lui pieds et mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors ; là seront les pleurs et les grincements de dents.’ Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. »
Dieu le Père a célébré les noces de Dieu son Fils lorsqu’il l’a uni à la nature humaine dans le sein d’une vierge ; mais gardons-nous de croire, parce que toute union conjugale suppose deux personnes, que la personne du Rédempteur a été formée par l’union de deux personnalités distinctes. Nous disons que la personne de Jésus-Christ est composée de deux natures, et qu’il existe en deux natures, mais nous évitons comme un crime de dire qu’il y avait en lui deux personnes. Nous sommes certains d’éviter toute erreur en disant que ce Père, qui est roi, a fait des noces à son Fils qui est également roi, en l’unissant par le mystère de l’incarnation à la sainte Église, et ce fut le sein de la Vierge qui fut le lit nuptial de ce divin époux.
S. Grégoire le Grand (hom. 38)
Ces paroles : « Le festin est préparé », signifient que tout ce qui doit contribuer à notre salut se trouve contenu et préparé dans les Écritures. C’est là, en effet, que l’ignorant trouve l’instruction dont il a besoin ; le rebelle, des motifs de crainte ; et celui qui est dans la peine, des promesses qui l’encouragent à supporter le travail et l’épreuve.
S. Jean Chrysostome (sur S. Matth)
Celui qui, livré tout entier aux travaux de la terre, ou aux oeuvres du monde, néglige de méditer le mystère de l’incarnation et d’y conformer sa vie, est cet homme qui refuse de venir aux noces du roi, sous le prétexte d’aller à sa maison des champs où à ses affaires.
S. Grégoire le Grand
Mais ce roi qui a vu mépriser ses avances ne laissera pas sans invités les noces de son fils, car la parole de Dieu a trouvé où se reposer : « Alors il dit à ses serviteurs… »
S. Grégoire le Grand
Que devons-nous entendre par le vêtement nuptial, si ce n’est la charité dont Notre-Seigneur était rempli lorsqu’il vint célébrer son union avec l’Église par des noces toutes divines ? Celui donc qui vient aux noces sans la robe nuptiale, c’est celui qui fait partie de l’Église par la foi sans avoir la charité.
S. Grégoire le Grand
Ou bien, le vêtement nuptial c’est la grâce de l’Esprit et la blancheur du vêtement céleste que nous avons reçu après profession de foi parfaite, et qu’il nous faut conserver sans tache sans souillure jusqu’au jour de la grande réunion dans le royaume des cieux.
S. Hilaire (can. 22)
Nous appelons ténèbres intérieures l’aveuglement du coeur, et ténèbres extérieures la nuit éternelle de la damnation.
S. Grégoire le Grand
« Là il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Ces pleurs et ces grincements de dents sont une figure empruntée aux souffrances du corps, pour nous montrer la grandeur des supplices de l’enfer ; les mains et les pieds liés, aussi bien que les pleurs et les grincements de dents, sont pour nous une preuve de la vérité de la résurrection.
S. Jérôme