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lundi 30 novembre 2015

Vatican’s liturgy chief contradicts Pope Francis on Communion for non-Catholics | News | LifeSite

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Mgr Fellay s'exprime sur l'Année sainte - Riposte-catholiqueRiposte-catholique

Mgr Fellay s'exprime sur l'Année sainte - Riposte-catholiqueRiposte-catholique
Dans sa dernière Lettre aux Amis et Benfaiteurs, Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, s'exprime sur la situation actuelle de l'Église (synodes romains sur la famille, etc.). Il se penche notamment sur l'Année sainte, décrétée par le pape François, au cours de laquelle sera célébré le Jubilé de la Miséricorde.


Concernant les récations entendues contre les prévarications qui s'inscrivent dans les débats relatifs aux synodes de la famille, Mgr Fellay s'exprime:

Pourtant il y a eu des initiatives positives à l'occasion de ce synode. Tel le livre de onze cardinaux – après celui de cinq cardinaux l'an passé –, également l'ouvrage des prélats africains, celui des juristes catholiques, le vade-mecum de trois évêques…

Les initiatives heureuses qui sont apparues récemment en faveur de la défense du mariage et de la famille chrétienne donnent une lueur d'espoir. Il y a une réaction salutaire, même si tout n'est pas d'égale valeur. Espérons que cela soit le commencement d'un réveil dans toute l'Eglise qui conduise à un redressement et une conversion de fond.

Avant l'été, dans un sermon à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris, Mgr de Galarreta disait que l'Eglise paraissait commencer à fabriquer des « anticorps » contre les propositions aberrantes qui sont faites par les progressistes au sujet du mariage, s'alignant sur les mœurs actuelles plutôt que de chercher à les redresser selon l'enseignement évangélique. Cette réaction au plan moral est bénéfique. Et comme la morale est intimement liée à la doctrine, cela pourrait être le début du retour de l'Eglise à sa Tradition. C'est l'objet de nos prières quotidiennes !

Au sujet de l'Année sainte, on notera les propos de Mgr Fellay:

Il est vrai que, dans le climat actuel, l'appel à la miséricorde, prend trop facilement le pas sur l'indispensable conversion, qui réclame la contrition de ses fautes et l'horreur du péché, offense faite à Dieu. C'est ainsi que, comme je le déplorais dans la dernière Lettre aux amis et bienfaiteurs (n°84), le cardinal hondurien Maradiaga se fait l'écho complaisant d'une nouvelle spiritualité où la miséricorde est tronquée, coupée d'une nécessaire pénitence qui n'est presque jamais rappelée.

Pour autant, Mgr Fellay reste prudent:

Cependant, en lisant de près les différents textes publiés au sujet de l'Année sainte, et notamment la bulle d'indiction du Jubilé, on voit que la pensée fondamentale de la conversion et de la contrition des péchés pour obtenir le pardon est présente. Malgré la référence à une miséricorde équivoque qui consisterait à rendre à l'homme plus sa « dignité incomparable » que l'état de grâce, le pape veut favoriser le retour de ceux qui ont quitté l'Eglise, et multiplie les initiatives concrètes pour faciliter le recours au sacrement de pénitence. Malheureusement, il ne se demande pas pourquoi tant de gens ont quitté l'Eglise ou ont cessé de pratiquer, et s'il n'y a pas un rapport avec un certain Concile, son « culte de l'homme » et ses réformes catastrophiques : l'œcuménisme débridé, la liturgie désacralisée et protestantisée, le relâchement de la morale, etc.

Mgr Fellay procède à une distinction assez fine, qui est dans la ligne des grands théologiens catholiques: il faut bien distinguer les «circonstances» (les motifs qui poussent à décréter une année jubilaire) de l'«essence» (le droit pour tout pape de décréter une année jubiliaire). Une telle confusion ne peut que paralyser la compréhension de certains actes de l'Église.

Dès lors, les fidèles attachés à la Tradition peuvent-ils sans risque de confusion prendre part au Jubilé extraordinaire décidé par le pape ? D'autant plus que cette Année de la miséricorde entend célébrer le 50e anniversaire de Vatican II qui aurait abattu les « murailles » où l'Eglise était enfermée…

Bien évidemment se pose la question de notre participation à cette Année sainte. Pour la résoudre, une distinction est nécessaire : les circonstances qui appellent une Année sainte ou jubilaire, et l'essence de ce qu'est une Année sainte.

Les circonstances sont historiques et liées aux grands anniversaires de la vie de Jésus, en particulier sa mort rédemptrice. Tous les cinquante ans ou même vingt-cinq ans, l'Eglise institue une Année sainte. Cette fois-ci, l'événement de référence pour l'ouverture du jubilé n'est pas seulement la Rédemption – le 8 décembre est forcément lié à l'œuvre rédemptrice commencée en l'Immaculée, Mère de Dieu –, mais aussi le concile Vatican II. Cela est choquant et nous le rejetons fortement, car nous ne pouvons pas nous réjouir mais bien plutôt pleurer sur les ruines occasionnées par ce Concile, avec la chute vertigineuse des vocations, la baisse dramatique de la pratique religieuse, et surtout la perte de la foi qualifiée d' « apostasie silencieuse » par Jean-Paul II lui-même.

Le pape peut parfaitement ordonner une année sainte:

Toutefois ce qui fait l'essentiel d'une Année sainte, lui, demeure : c'est une année particulière où l'Eglise, sur décision du Souverain Pontife qui détient le pouvoir des clefs, ouvre tout grand ses trésors de grâces afin de rapprocher les fidèles de Dieu, spécialement par le pardon des fautes et la remise des peines dues au péché. L'Eglise fait cela par le sacrement de pénitence et par les indulgences. Ces grâces-là ne changent pas, elles sont toujours les mêmes, et seule l'Eglise, Corps mystique du Christ, en dispose. On peut également noter que les conditions pour obtenir les indulgences de l'Année sainte sont toujours les mêmes : confession, communion, prière aux intentions du pape – intentions traditionnelles et non intentions personnelles. Nulle part dans le rappel de ces conditions habituelles, il n'est question d'adhérer aux nouveautés conciliaires.

Il rappelle la participation de Mgr Lefebvre à l'Année sainte de 1975:

Lorsque Mgr Lefebvre est allé avec tout le séminaire d'Ecône à Rome, lors de l'Année sainte 1975, ce n'était pas pour célébrer les 10 ans du Concile, bien que Paul VI eût rappelé cet anniversaire dans la bulle d'indiction. Mais ce fut l'occasion de professer notre romanité, notre attachement au Saint-Siège, au pape qui – comme successeur de Pierre – a le pouvoir des clefs. A la suite de notre vénéré fondateur, au cours de cette Année sainte, nous nous concentrerons sur ce qui en fait l'essentiel : la pénitence pour obtenir la miséricorde divine par l'intermédiaire de son unique Eglise, malgré les circonstances que l'on a cru devoir invoquer pour célébrer cette année, comme ce fut le cas déjà en 1975, et encore en 2000.

Mgr Fellay procède à une distinction entre « l'essentiel et les circonstances ». Rien n'oblige à approuver les motifs qui poussent à proclamer une Année sainte, mais autre chose est la faculté de proclamer une Année sainte. Elle reste intacte.

On pourrait comparer ces deux éléments, l'essentiel et les circonstances, au contenu et à l'emballage qui l'entoure. Il serait dommageable de refuser les grâces propres à une Année sainte, parce qu'elle est présentée dans un emballage déficient, à moins de considérer que cet emballage n'altère le contenu, que les circonstances n'absorbent l'essentiel, et à moins que, dans le cas présent, l'Eglise ne dispose plus des grâces propres à l'Année sainte à cause des dégâts occasionnés par Vatican II. Mais l'Eglise n'est pas née il y a cinquante ans ! Et, par la grâce du Christ qui est « le même hier, aujourd'hui et éternellement » (Hb 13,8), elle demeure et demeurera, malgré ce Concile d'ouverture à un monde en perpétuel changement…

Un éminent théologien avait écrit: « nous appelerons enveloppement l'état d'un germe dans lequel l'élément de vie se trouve mêlé à des matériaux étrangers ou contraires. De ce point de de vue, négatif, le développement sera l'effort que fait le germe pour se délivrer. Nous appelons esprit l'idée qui anime, qui informe et qui dirige le développement. (…) Autre est l'esprit d'une doctrine, autre l'enveloppe mentale sous laquelle elle paraît (…). Et voilà pourquoi, faute de cette distinction, on risque de s'égarer et de mettre au compte d'un message vital les misères qui n'affectent que son enveloppe. »

C'est une manière de répondre aux « résistants » qui s'abstiennent de partiociper au Jubilé. Ils ont tort, car même en 1975, Mgr Lefebvre l'avait fait. Il avait même pu accéder aux basiliques romaines et célébrer selon la forme extraordinaire du rite romain. Cet épisode a été un peu oublié, mais il méritait d'être rappelé. Ce qui était possible en 1975 ou en 2000 l'est aussi actuellement…. 

http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/breves/mgr-fellay-sexprime-sur-lannee-sainte





De las Homilías de san Juan Crisóstomo, obispo, sobre el evangelio de san Juan (Homilía 19, 1: PG 59, 120-121) HEMOS ENCONTRADO AL MESÍAS



Andrés, después de haber estado con Jesús y haber aprendido de él muchas cosas, no guardó para sí este tesoro, sino que se apresuró a acudir a su hermano, para hacerle participe de su dicha. Fijémonos en lo que dice a su hermano: «Hemos encontrado al Mesías» (traducido, quiere decir «Cristo»). ¿Te das cuenta cómo empieza, ya desde este momento, a enseñar lo que en breve tiempo había aprendido? Con ello demuestra la eficacia del Maestro, que tan convencidos los había dejado, y su propio interés y diligencia, manifestada ya desde el primer momento. Este mensaje, en efecto, es propio del alma que anhela ardientemente la llegada del Señor, que espera su venida del cielo, que se llena de gozo con su aparición y que se apresura a anunciar a los demás algo tan grande. Ésta es la prueba del verdadero y sincero amor fraternal, el mutuo intercambio de bienes espirituales. También es digna de notar la docilidad y prontitud de ánimo de Pedro. Al momento, sin dilación, acude a Jesús. Y lo presentó -dice- a Jesús. Pero no debemos extrañarnos de esta facilidad de Pedro, que acude sin previo examen. Lo más verosímil es que su hermano le explicara todas estas cosas con detalle; pero es que los evangelistas lo explican siempre todo de manera resumida, por razón de brevedad. Por lo demás, tampoco dice que hubiese creído al instante, sino: Y lo presentó a Jesús, para ponerlo en sus manos y para que fuese él quien le enseñase; pues estaba ahí en calidad de un discípulo más y a eso venía. En efecto, si Juan Bautista -cuando dijo: Es el Cordero, y: Bautiza con el Espíritu- dejó a Cristo la ulterior explicación de estas palabras, con mayor razón lo hizo Andrés, ya que él no se consideraba capaz de explicarlo todo, y por esto condujo a su hermano a la fuente de la luz, a la que éste acudió con prisa y alegría, sin perder un instante. 

From a homily on the Gospel of John by Saint John Chrysostom, bishop (Hom. 19, 1: PG 59, 120-121) We have found the Messiah



After Andrew had stayed with Jesus and had learned much from him, he did not keep this treasure to himself, but hastened to share it with his brother. Notice what Andrew said to him: We have found the Messiah, that is to say, the Christ. Notice how his words reveal what he has learned in so short a time. They show the power of the master who has convinced them of this truth. They reveal the zeal and concern of men preoccupied with this question from the very beginning. Andrew’s words reveal a soul waiting with the utmost longing for the coming of the Messiah, looking forward to his appearing from heaven, rejoicing when he does appear, and hastening to announce so great an event to others. To support one another in the things of the spirit is the true sign of good will between brothers, of loving kinship and sincere affection.

Notice, too, how, even from the beginning, Peter is docile and receptive in spirit. He hastens to Jesus without delay. He brought him to Jesus, says the evangelist. But Peter must not be condemned for his readiness to accept Andrew’s word without much weighing of it. It is probable that his brother had given him, and many others, a careful account of the event; the evangelists, in the interest of brevity, regularly summarize a lengthy narrative. Saint John does not say that Peter believed immediately, but that he brought him to Jesus. Andrew was to hand him over to Jesus, to learn everything for himself. There was also another disciple present, and he hastened with them for the same purpose.

When John the Baptist said: This is the Lamb,and he baptizes in the Spirit, he left the deeper understanding of these things to be received from Christ. All the more so would Andrew act in the same way, since he did not think himself able to give a complete explanation. He brought his brother to the very source of light, and Peter was so joyful and eager that he would not delay even for a moment.

من مواعظ القديس يوحنا فم الذهب الأسقف في إنجيل القديس يوحنا (العظة 19، 1: PG 59، 120- 121) وجدنا المسيح


        مكَثَ أندراوس مع يسوعَ وتعلَّمَ منه أمورًا كثيرَةً. ولم يَكتُمْ الكنـزَ الذي وجَدَه، بل أسرعَ راكضًا إلى أخيه ليُشرِكَه في ما وجَدَ. وانتَبِهْ إلى ما قالَه لأخيه: "وَجَدْناَ المَشِيحَ، وَمَعنَاهُ المَسِيحَ" (يوحنا 1: 41). انظُرْ كيف وبأَيِّ حماسٍ أظهَرَ ما تعلَّمَه في زمنٍ قصيرٍ. فهو يُبيِّنُ من جهةٍ سلطانَ المعلِّمِ الذي علَّمَه وأقنعَه، ومن جهةٍ أخرى غَيْرةَ الرُّسُلِ أنفسِهم الذين اهتَمُّوا لهذه الأمورِ منذُ البدءِ. كلامُه صادِرٌ عن نفسٍ كانَتْ تَشتاقُ إلى مجيءِ المسيحِ، كانَتْ تنتظرُ مجيئَه من السَّماءِ، وتتهلَّلُ الآن لمجيئِه بعدَ أن ظهَرَ على الأرضِ. فأَسرَعَ وبشَّرَ الآخَرين بالأمرِ. تلك المشاركةُ في الرُّوحيَّاتِ تدُلُّ في نفسِ أندراوس على أُخُوَّةٍ صادقةٍ ومحبَّةٍ عميقةٍ ومشاعرَ أصيلةٍ.

        وانظُرْ كيفَ ظهَرَ بطرسُ منذُ البدءِ بنفسٍ بسيطةٍ وديعةٍ. فقد أسرَعَ من غيرِ تردُّدٍ. قال: "وَجَاءَ بِهِ إلَى يَسُوعَ" (يوحنا 1: 42). ولا يَنتقِدْهُ أحدٌ أنَّه انقادَ بسهولةٍ ومن غيرِ تَرَوٍّ أو تمحيصٍ. فمِن المرجَّحِ أنَّ أخاه شرَحَ له الأمرَ بالتَّفصيلِ وروى له أمورًا كثيرةً. إنَّما من عادةِ الإنجيليِّين أن يُوجِزوا حيث تَكثُرُ الحوادِثُ. ومن جهةٍ أخرى، لا يقولُ الإنجيلُ إنَّه آمَنَ على الفَورِ. بل قالَ: "جَاءَ بِهِ إلَى يَسُوعَ"،لِيَضعَه بينَ يدَيْه، فيتَعَلَّمَ منه كلَّ شيءٍ. وإنَّ التلميذَ الآخَرَ كانَ أيضًا حاضرًا اللقاءَ.

        لمَّا قالَ يوحنا المعمدان: "هَذَا هُوَ الحَمَلُ الّذِي يُعَمِّدُ بِالرُّوحِ" (ر. يوحنا 1: 29 و33)، تَرَكَ للمسيحِ أن يُبَيِّنَ ذاتَه وأن يَشرَحَ هذا التَّعليمَ بكلامٍ أَوضَحَ. كذلك عَمِلَ أندراوس. فهو لم يَعتَبِرْ نفسَه قادِرًا على أن يُفَسِّرَ كلَّ شيءٍ، فجاءَ بأخيه إلى يَنبُوعِ النُّورِ نفسِه. جاءَ مُسرِعًا وفَرِحًا، ولم يُرِدْ أن يتأَخَّرَ ولو لحظةً واحدةً.

HOMÉLIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME SUR L'ÉVANGILE DE JEAN Nous avons trouvé le Messie



André, après avoir demeuré auprès de Jésus et avoir beaucoup appris, n’a pas gardé ce trésor pour lui : il se hâte de courir auprès de son frère, pour le faire participer aux biens qu’il a reçus. ~ Considère ce qu’il dit à son frère : Nous avons trouvé le Messie (autrement dit le Christ). Vois-tu comment il a fait connaître ce qu’il venait d’apprendre en si peu de temps ? Il montre et l’autorité du Maître qui a persuadé ses disciples, et l’ardeur de ceux-ci qui s’en sont préoccupés d’emblée, dès le début. Son propos vient d’une âme qui désire avec angoisse l’avènement du Messie, qui attend son arrivée du ciel sur la terre, qui est comblée de joie de voir apparaître ce qu’elle attendait, et qui se hâte de faire participer les autres à cette bonne nouvelle. C’est montrer une amitié vraiment fraternelle, une affection profonde et un naturel plein de sincérité, que de se communiquer ainsi les richesses spirituelles. ~

Remarque combien, dès le début, Pierre a un esprit docile et obéissant, car il accourut sans tarder. Il le conduisit à Jésus, dit l’évangéliste. Mais que personne ne condamne cette facilité, comme s’il avait accueilli aveuglément l’invitation de son frère. Il est probable que celui-ci lui avait parlé en détail et longuement. Mais les évangélistes suppriment beaucoup de choses par souci de concision. D’ailleurs on ne dit pas que Pierre a cru aussitôt, mais que son frère le conduisit à Jésus pour le lui confier, afin que Pierre soit entièrement instruit par lui. Car l’autre disciple était là et participait à l’entretien.

Lorsque Jean Baptiste a dit : C’est l’Agneau, et : Il baptise dans l’Esprit Saint, il a confié au Christ le soin d’enseigner lui-même plus clairement cette doctrine. À plus forte raison André a-t-il fait de même, car il ne se jugeait pas capable de tout expliquer. Il a conduit son frère à la source même de la lumière, avec tant de hâte et de joie, pour ne pas le laisser attendre si peu que ce soit.

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « La foi naît de ce que l'on entend ; et ce que l'on entend, c'est la parole du Christ » ( Rm 10, 9-18 )


Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frère,
    si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur,
si, dans ton cœur, tu crois
que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts,
alors tu seras sauvé.
    Car c'est avec le cœur que l'on croit
pour devenir juste,
c'est avec la bouche que l'on affirme sa foi
pour parvenir au salut.
    En effet, l'Écriture dit :
Quiconque met en lui sa foi
ne connaîtra pas la honte.

    Ainsi, entre les Juifs et les païens,
il n'y a pas de différence :
tous ont le même Seigneur,
généreux envers tous ceux qui l'invoquent.
    En effet,
quiconque invoquera le nom du Seigneur
sera sauvé.

    Or, comment l'invoquer,
si on n'a pas mis sa foi en lui ?
Comment mettre sa foi en lui,
si on ne l'a pas entendu ?
Comment entendre
si personne ne proclame ?
    Comment proclamer
sans être envoyé ?
Il est écrit :
Comme ils sont beaux, les pas des messagers
qui annoncent les bonnes nouvelles !

    Et pourtant, tous n'ont pas obéi à la Bonne Nouvelle.
Isaïe demande en effet :
Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?
    Or la foi naît de ce que l'on entend ;
et ce que l'on entend, c'est la parole du Christ.
    Alors, je pose la question :
n'aurait-on pas entendu ?
Mais si, bien sûr !
Un psaume le dit :
Sur toute la terre se répand leur message
et leurs paroles, jusqu'aux limites du monde.


    – Parole du Seigneur.

Psaume : ( Ps 18 (19), 2-3, 4-5ab )


R/

Par toute la terre s'en va leur message.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

 

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

Evangile : « Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent » ( Mt 4, 18-22 )


Acclamation :

Alléluia. Alléluia.
Venez à ma suite, dit le Seigneur.
Je vous ferai pêcheurs d'hommes.
Alléluia.

(Mt 4, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée,
il vit deux frères,
Simon, appelé Pierre,
et son frère André,
qui jetaient leurs filets dans la mer ;
car c'étaient des pêcheurs.
    Jésus leur dit :
« Venez à ma suite,
et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
    Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.


De là, il avança et il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean,
qui étaient dans la barque avec leur père,
en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
    Aussitôt, laissant leur barque et leur père,
ils le suivirent.


    – Acclamons la Parole de Dieu.

30 novembre 2015
,
rouge S. André, Apôtre
Fête

 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones


dimanche 29 novembre 2015

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: Témoignage de l'abbé Loiseau : "Hakim, mon ami devenu terroriste"

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: Témoignage de l'abbé Loiseau : "Hakim, mon ami devenu terroriste"
L'abbé Fabrice Loiseau, fondateur de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, livre ce témoignage exclusif aux lecteurs du Salon Beige, au sujet d'Hakim, arrêté fin octobre alors qu'il s'apprêtait à commettre un attentat à Toulon :


LArrêté à Toulon fin octobre, Hakim s'apprêtait à commettre un attentat à l'arme blanche sur des marins selon la méthode palestinienne. Après le drame de Paris son histoire pourrait sembler anodine. Pourtant, elle est révélatrice d'un processus de radicalisation. Hakim souhaitait tuer et mourir « martyr » ; c'était devenu une obsession.

On se connaissait depuis 2011. Hakim était un jeune du centre-ville de Toulon. Ce n'était pas un déséquilibré, ni un monstre. Au contraire, Hakim était un garçon sensible et intelligent. Passionné par le fait religieux, il refusait de pratiquer l'Islam et passait beaucoup de temps sur des sites ésotériques. La figure du Christ l'interpellait. Il souhaitait une religion remplie de symboles et de mystères, je lui ai expliqué notre foi mais il préférait intégrer l'Islam. En quête d'identité, Hakim était bien loin d'une pratique salafiste. Avec son côté « dandy », il ne fut jamais en lien avec des délinquants du quartier, d'où sa difficulté à trouver une arme.

Passionné par la danse, il était fan de Michaël Jackson, animait des soirées à Saint-Tropez dans des boites de nuit et participait à des concours d'imitation de sa star préférée.

Quelques mois avant Daesh :

 

En évoluant dans le monde de la nuit et des habits de luxe (il travailla un temps chez Zara), les préoccupations religieuses diminuèrent. Plusieurs personnes le persuadèrent qu'avec son physique il pourrait devenir mannequin. Il monta à Paris et là ce fut l'échec !

Il ne voulut pas me raconter ce qui s'était passé, je pense qu'il fut humilié, il comprit qu'il ne pourrait devenir mannequin ni poursuivre dans la danse. Il disparut quelques semaines puis je l'ai retrouvé dans la rue avec la barbe et en djellaba. Lorsque je lui ai proposé de discuter, il me répondit : « Non tu es mécréant, ton cœur est endurci, tu ne veux pas connaître la vérité, je n 'ai rien à te dire ». J'ai insisté, je lui dis que je veux comprendre ce qui se passe, pourquoi un tel changement ? « As tu peur de parler au mécréant que je suis ? » lui demandai-je, l' argument fit mouche. Hakim accepte alors de parler un peu et je m'aperçois qu'il a fait siennes toutes les théories salafistes.

Il s'exprime avec une telle dureté que je comprends qu'il est en lien par internet avec des groupes radicaux, lui qui surfait auparavant sur tous les sites religieux possibles. Le monde pour lui se divise maintenant en deux réalités : les mécréants qui refusent la loi islamique et les vrais musulmans imitateurs du prophète.

Kim Jackson, comme il se faisait appeler, est devenu partisan du djihad armé, sa piété doit passer par le courage pour soutenir la lutte armée. Je lui demande de rester mon ami. « Ton cœur résiste trop à Allah » me répondit-il. Il partit le visage fermé.

De mois en mois, je vis sur son visage la haine grandir. Un algérien du bar à chicha me confia : « Hakim, il est devenu fou dans sa tête ». Quelques semaines plus tard, j'apprends par le quartier la convocation d'Hakim par la police, il avait pris ses billets pour la Syrie, son passeport est confisqué. Il était surveillé par la DGSI. Sa mère, une femme courageuse vient faire scandale à la sortie de la mosquée de Toulon : « Vous avez fait de mon fils un terroriste ». L'imam est médusé, il n'y est pour rien, le groupe des salafistes qui a ouvert une librairie à côté de la mosquée se tait. Hakim essaiera de nouveau de partir en car quelques semaines plus tard. Fiché, il se fait repérer et doit rentrer à Toulon où il loge dans un foyer. Il est en contact avec Mustapha, un jeune originaire de Toulon, incarcéré pour apologie du terrorisme puis parti en Syrie. Il essaye de se procurer des armes à feu, en vain. Je le surprends avec de nouveaux amis, il se rapproche de délinquants du quartier, que cherche-t-il à faire ? Les endoctriner, trouver un pistolet, je ne sais. Toujours en djellaba, nous nous croisons pour la dernière fois fin octobre. Voyant ma soutane, il eut un air gêné puis m'évita. J'apprends quelques jours plus tard son arrestation. Un colis de Chine lui est adressé contenant un poignard et deux cagoules, mais le paquet est déchiré et la police prévenue. Hakim se rend sans résistances et avoue : il voulait égorger des militaires de l'arsenal avec son couteau selon la méthode palestinienne, puis mourir en « martyr ». Était-il un loup solitaire ? Était-il commandé ou lâché par Daech ? Je ne sais. L' enquête le dira, mais plusieurs zones d'ombre demeurent dans cette histoire. Une semaine après les massacres de Paris, ce fait est oublié dans la presse. Pour ma part, je suis à la fois triste et soulagé. Triste parce que j'ai échoué, je n'ai pu au cours de ces heures de discussion lui faire prendre conscience du fanatisme de l'État Islamique. Je n'ai pas réussi à lui faire découvrir une spiritualité qui l'aurait sauvé. Triste pour sa maman et sa sœur qui doivent vivre un calvaire.

Je suis soulagé parce que l'irréparable n'a pas été commis. À chaque fois qu'il allait commettre le pire, il a échoué comme si la Providence l'empêchait d'aller plus loin. Je ne peux m'empêcher de crier ma révolte devant ce processus de radicalisation pour l'un des garçons les plus sympathiques et les plus intelligent du quartier. Non Hakim n'était pas un fou ni un monstre ! Fragile il est devenu terroriste après un échec personnel, en fréquentant des salafistes et des sites islamistes. Ce garçon avait soif de spiritualité. C'est une religion dévoyée qui a eu raison de lui…

Hakim n'est pas un cas isolé dans notre pays. Les pouvoirs publics, la laïcité, les valeurs de la République sont incapables d'empêcher ce phénomène. Si plusieurs facteurs peuvent jouer dans ce processus de radicalisation, il faut d'abord comprendre que c'est une raison religieuse qui a été cause de ce changement. Pris entre une société matérialiste et hédoniste et un terrorisme religieux, Hakim a choisi. Nous sommes dans une guerre religieuse dans laquelle les chars et les avions militaires ne pourront pas grand-chose. Ce drame est révélateur d'une crise de civilisation, les islamistes se nourrissent de nos faiblesses. Combien d'attentats faudra-t-il pour connaître un réveil spirituel pour notre nation ? Je ne désespère pas et je ferais tout pour revoir Hakim. Je vous invite à prier pour lui.

Abbé Fabrice Loiseau

Vous pouvez aider les Missionnaires de la Miséricorde ici.

Images http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/11/t%C3%A9moignage-de-labb%C3%A9-loiseau-hakim-mon-ami-devenu-terroriste.html







L’âme de saint Dominique - Renaissance Catholique

L'âme de saint Dominique - Renaissance Catholique

L'ordre dominicain célèbre cette année le huit centième anniversaire de sa fondation. Nous ne pouvions laisser passer cet événement sans célébrer un saint qui sut répondre aux défis de son temps pour l'animer de l'esprit de l'Évangile.

Parmi les contresens de l'histoire contemporaine, il en est un qu'il faut dénoncer : transformer saint Dominique, le « doux Père » des Prêcheurs, en une figure de terreur, approuvant les tortures et allumant les flammes des bûchers ! « Sa charité et sa compassion ne s'étendaient pas seulement aux fidèles, rapporte un témoin, mais même aux infidèles, aux païens, et jusqu'aux damnés de l'enfer ». Quel est donc le vrai visage de ce saint ?

Une jeunesse en chrétienté

Espagnol, fils de la Castille ardente, Dominique de Guzman trouva pour orienter sa vie une mère profondément chrétienne, la bienheureuse Jeanne d'Aza ; un oncle prêtre attentif à sa première instruction ; un évêque zélé, Diego d'Azevedo, pour l'agréger à ses chanoines, réunis en vie commune. Cet évêque avait compris la nécessité d'un soutien pour ses prêtres, par la vie canoniale et la récitation de l'office, et cette vie régulière rayonnait ensuite par la prédication dans le diocèse.

Que furent les premières années de la vie de saint Dominique ? Enfance et jeunesse d'une vie apparemment commune, et pourtant privilégiée : dans sa famille, sa paroisse et son diocèse, il trouva de quoi répondre pleinement à sa vocation sacerdotale. De cette période date l'épisode rapporté lors du procès de canonisation : au cours d'une famine, pour fonder une « aumône » – ainsi appelait-on « les restos du cœur » de l'époque –, le jeune homme vend ses parchemins. Il s'agit là du trésor de l'étudiant puisque ces ouvrages servent à la fois de livres et de support pour prendre des notes. À ses camarades qui s'étonnent de cette imprudence : « Je ne veux pas étudier sur des peaux mortes, répond-il, tandis que des hommes meurent de faim ! » En quelques mots, voilà décrite une personnalité, pleine de force et de tendre charité, déjà entraînante par ses actes aussi bien que par ses paroles. Il y a là, en germe dans cette vie « cachée », tous les éléments de la vie des Prêcheurs : la vie commune qui soutient la prière liturgique et l'étude, en vue de l'union à Dieu et de la prédication. Saint Dominique y acquit sans doute aussi le sens des responsabilités et du maniement des hommes, puisque sur un document nous trouvons sa signature avec la mention de sa charge : il est sous-prieur du chapitre.

Le choc de l'hérésie

Cette vie, si réglée et inscrite dans le cadre précis d'un diocèse, va prendre une nouvelle ampleur lors d'un voyage : l'évêque d'Osma, chargé d'une mission diplomatique pour le roi de Castille, emmène avec lui son sous-prieur : nous sommes en 1203, Dominique de Guzman a une trentaine d'années. L'événement providentiel sera la rencontre – le choc ! – avec l'hérésie.

Une fois traversées les Pyrénées, on rencontrait en effet les cathares, installés comme chez eux dans le Toulousain et le Languedoc. Comme toutes les hérésies, cette étrange doctrine avait pris naissance dans le sein de l'Église catholique. Avec son refus de l'Incarnation du Verbe, sa liturgie en langue vernaculaire, ses « parfaits » ou « bonshommes » à la vie manifestement pénitente, elle avait exercé une véritable séduction sur les fidèles. Leur ignorance, l'ignorance aussi de trop de prêtres, la complicité des chefs temporels, tout avait contribué à son succès, au point que le premier « concile » des cathares du Languedoc s'était tenu en 1167, avant la naissance de saint Dominique.

Lorsque la petite troupe passe les Pyrénées, elle rencontre une chrétienté sans foi, sans Christ incarné, sans sacrements. Si les « parfaits » édifient les simples par leur austérité, le rejet des sacrements – en particulier celui du mariage – ne favorise pas la sainteté des fidèles. Quelle importance, puisque le consolamentum, « baptême cathare » donné in extremis, leur ouvrira le ciel ? Mais qu'en est-il de la connaissance et de l'amour de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme ? Qu'en est-il de la réponse de l'âme chrétienne à la Passion rédemptrice ? S'il n'y a pas de mystère de l'Incarnation, que devient le sacrifice de la Croix ? Et le souhait de Jésus en Saint Jean : « Qu'ils Vous connaissent… » ? Oui, nous comprenons le cri de saint Dominique : « Que vont devenir les pécheurs ? » Péché d'infidélité, fruit de la méconnaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Et le jeune prêtre de pleurer sur ces villes et ces bourgades, car la destruction de la Foi, « commencement de la vie éternelle » sépare les hommes de la Charité de Dieu.

Les armes de la charité

La vie de celui qui deviendra le Père d'un nouvel Ordre prend alors, après quelques détours, sa mission et sa signification : vivre de la vie apostolique, « suivre nu le Christ nu », pour conduire les âmes à Jésus-Christ, ces âmes qu'il faut d'abord arracher à l'hérésie. Avec quelles armes ? Celles de la prière, de la pénitence, de la Parole de Dieu. Saint Dominique, infatigable marcheur, priait sans cesse en chemin, il aimait « chanter l'Ave Maris Stella » et le Veni Creator. Il célébrait la messe « tous les jours, s'il le pouvait », répètent les témoins, qui semblent souligner un fait peu courant. Une fois le premier couvent fondé à Toulouse – couvent de frères car le couvent des sœurs de Prouilhe est la première fondation du saint – c'est la prière liturgique qui va s'élever avec sa régularité et sa puissance d'intercession. Mais saint Dominique est aussi soucieux de la prière des fidèles et ce n'est pas sans raison que la Vierge lui confia son Rosaire : de sa prédication, nous n'avons pas d'écrit, puisque saint Dominique n'a laissé aucun texte. Comme Socrate, comme Jésus surtout, ce pédagogue, vrai conducteur des âmes, gravait son enseignement dans les cœurs, à charge pour ses fils de transmettre son esprit. Que grave-t-il dans l'âme des hommes, des femmes et des enfants qui se pressent autour de lui ? La vie de Jésus, son Incarnation surtout, puisqu'elle est reniée par les cathares. Et se dévoilent tous les mystères de l'enfance du Verbe, vrai Dieu dans sa conception, vrai homme dans sa naissance. Puis, ce sont les tableaux de la douloureuse et pourtant bienheureuse Passion, avec les souffrances d'un homme qui est Dieu : divinité exaltée et reconnue à la Résurrection et à l'Ascension, exaltation à laquelle participe sa Mère. Qui ne voit que c'est tout le Credo qui est ici expliqué ? Et non seulement expliqué, mais médité, contemplé, source de grâce pour les fidèles qui écoutent et qui prient, avec les prières du peuple chrétien, le Notre Père et le Je vous salue Marie.

L'âme de saint Dominique ? Une âme rayonnante, remplie d'intense charité pour Dieu et pour le prochain : il n'est que de lire les textes des dépositions lors du procès de canonisation, textes si brefs dans leur forme stéréotypée, et d'où se dégage pourtant une impression extraordinaire de charité, de force et de douceur, reflet de la personnalité du saint. Saint Dominique continue à vivre dans son Ordre et nous pouvons voir dans ses fils et ses filles d'autres aspects de son âme lumineuse, évoquée ici de manière si brève, si partielle et finalement si incomplète.

Esprit de famille

« L'œuvre du saint est sa vie même dit Bernanos qui voit l'Ordre des Prêcheurs comme la charité même de saint Dominique réalisée dans l'espace et le temps ».

Le Père se retrouve dans son Ordre et ses fils sont innombrables, chacun différent, voire original (aux deux sens du terme !) mais avec cette ressemblance qui fait s'exclamer : « Il est bien de la famille ! » La ressemblance entre les membres de l'Ordre, où la trouver ? Dans l'esprit de prière qui fit d'un Père Vayssière l'ermite rayonnant de la Sainte-Baume ? Dans l'amour de l'étude incarné par le Père Lagrange, lui qui n'admit jamais que ses recherches puissent le séparer de la charité ? Dans le zèle du Père Lacordaire, cette volonté d'aller à la recherche des âmes de son siècle pour les mener au Christ ? Dans l'acceptation du martyre et le témoignage du sang versé donné par le Père Captier et ses frères ? Ou dans les multiples formes de la charité fraternelle illustrées par les religieuses du Tiers-Ordre ?

Des saints pour notre temps

Si tout homme est image de Dieu, l'Ordre dominicain est lui aussi image de la divinité : il a sa « trinité » : le « doux Père » Dominique, le fils qui exprime la pensée du père par son verbe : saint Thomas d'Aquin, théologien à l'intelligence lumineuse et humble, dont les paroles à la réception du viatique expriment le sens de toute sa vie : « Je te reçois, prix de mon salut, pour l'amour de qui j'ai étudié et veillé, que j'ai prêché et enseigné. » Enfin, la flamme d'amour et de force, sainte Catherine de Sienne.

Si l'Ordre des moniales vint en premier dans les fondations de saint Dominique qui eut toujours pour elles prédilection et délicatesse, la plus grande sainte de l'Ordre est pourtant une tertiaire. Mystique et femme d'action, celle qui fut nommée la « Jehanne d'Arc de la Papauté », connut les épreuves avant et après le retour du Pape à Rome. Elle est bien une sainte pour notre temps, avec ses appels au courage, son insistance à conseiller de recourir « au sang de Jésus » dans la Pénitence et l'Eucharistie, sa lumineuse image de la « cellule intérieure ». Par monts et par vaux, toujours entourée de disciples, d'âmes en quête ou de curieux, elle nous apprend à nous isoler au plus profond de l'âme où, si nous le voulons, Dieu nous attend : la cellule intérieure habitée par la grâce. Comme un refrain, un mot d'ordre ou une devise, les mêmes mots reviennent à la fin de toutes ses lettres : « Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu, doux Jésus, Jésus amour. »

Regard sur un inquisiteur

Nous voilà loin des inquisiteurs… et pourtant ! La dévotion dominicaine n'a-t-elle pas ajouté un quatrième modèle – et là nous changeons d'image, ce sont les quatre roues qui portent le char de l'Ordre. Mais cette fois, nous y sommes ! Il s'agit bien d'un inquisiteur ! Saint Pierre de Vérone, si souvent représenté par Fra Angelico, si présent dans la vénération des Frères, était en effet « inquisiteur de la foi ».

Il en est mort, assassiné par ceux-là même qu'il combattait. Son témoignage est magnifique : frappé à la tête, incapable de parler, il parle encore avec son sang qui se répand, en écrivant « Credo », le mot de la foi.

Beau témoignage, nous dira-t-on, mais où est la charité ? Et la miséricorde, si chère à saint Dominique ? Elle n'est pas loin, elle est là, toute proche, prête à passer de l'âme du martyr à celle de son bourreau. Car cet homme, nous le connaissons aussi : converti par celui-là même qu'il a tué, il le rejoindra dans l'Ordre d'abord, comme frère convers ; dans le tombeau ensuite, puisqu'à sa mort on ouvrira la sépulture de saint Pierre martyr pour lui joindre son frère ; dans la sainteté enfin : Carino, celui qui fut l'homme de la vengeance des manichéens est vénéré dans l'Ordre comme un saint.

Oui, malgré mensonges et méconnaissances, on ne peut empêcher le visage de saint Dominique de briller et d'illuminer. L'attraction de son exemple et de son Ordre dissipe les fumées de l'erreur de ceux qui ne savent pas : « Ils invoquent contre lui la science et il l'a plus chèrement aimée qu'aucun d'eux, la lumière… et elle déborde de lui » (Bernanos).

Saint Dominique, qui ne parlait « qu'à Dieu ou de Dieu », continue à nous dire la charité du Christ, la tendresse de la Vierge Marie, la sollicitude du Père pour l'Église et les âmes.

Lumière de l'Église, faites-nous aimer la Vérité et donnez-nous un cœur d'apôtre. 

http://www.renaissancecatholique.org/L-ame-de-saint-Dominique.html






Vidéo "Année de la Vie consacrée" n°4



Vidéo "Année de la Vie consacrée" n°4
L'Abbaye Sainte Madeleine
du Barroux

Chers amis pèlerins, 



Il y a près d'un an, dans sa lettre apostolique adressée "A tous les consacrés", le Pape François annonçait l'ouverture de l'année de la vie consacrée le 30 novembre 2014 qui se terminera avec la fête de la Présentation au Temple, le 2 février 2016.

Notre Dame de Chrétienté a décidé de rencontrer les supérieurs des communautés religieuses qui soutiennent depuis de nombreuses années le pèlerinage de Pentecôte afin qu'ils présentent leur communauté.

"Que cette Année de la Vie Consacrée...soit une occasion pour crier au monde avec force et pour témoigner avec joie de la sainteté et de la vitalité présentes chez un grand nombre de ceux qui ont été appelés à suivre le Christ dans la vie consacrée" Pape François - Vita consecrata

Entretien avec Dom Louis-Marie,
Père abbé de l'Abbaye bénédictine Sainte Madeleine du Barroux.

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The Wanderer: El cardenal Pole

The Wanderer: El cardenal Pole

Me parece pertinente traer a colación la figura del olvidado cardenal Reginald Pole (que no tiene ningún tipo de parentesco con nuestro cardenal Poli). Vivió en Inglaterra durante la agitada primera mitad del siglo XVI. Primo de Enrique VIII, éste lo destinó desde su juventud a ocupar los cargos más altos del reino, financiando su educación primero en Oxford y luego en Padua. Un gran humanista, fue amigo personal de Tomás Moro, Erasmo y Contarini.

De regreso a su patria, el monarca le ofreció el arzobispado de York a cambio de que apoyara la nulidad de su matrimonio con Catalina de Aragón. Reginald se negó y debió huir al continente,  donde fue perseguido durante años por los esbirros del rey. Refugiado finalmente en Roma, el Papa Paulo III lo nombró cardenal y le encargó presidir, junto a otros dos legados, las sesiones del Concilio de Trento.

Durante el reinado de la reina María regresó a Inglaterra donde se preocupó en purificar la corte y la Iglesia inglesa de los elementos reformistas. Quizás se le fue un poco la mano: es probable que haya sido uno de los atizadores de la hoguera en la que se consumió a Thomas Cranmer. 

Fue nombrado arzobispo de Canterbury y fue el último católico en ocupar esa sede.

Hay poco y nada escrito sobre el cardenal Pole. Hace poco apareció un libro en español, que no he leído, pero supongo que es muy interesante (J. López Atanes, El cardenal Pole. De la política como virtud en tiempos de El Príncipe", Unión, Madrid, 2013).

Pero lo que me interesa destacar en esta ocasión es lo siguiente: Pole participó en el cónclave que eligió al sucesor de Paulo III y, según se cuenta, perdió el papado por sólo un voto. Sin embargo, uno de sus descendiente, Hugh Ross Williamson (The Walled Garden. An Autobiography, McMillan, New York, 1957, pp. 22-23), relata con más detalle cómo fue esta asombrosa historia, a partir del diario de su tío. El cardenal Farnese había conseguido los votos necesarios para elegir a Pole como Sumo Pontífice y, junto a otro cardenal, fue a su habitación para anunciarle la elección. Pero ya era el atardecer y el cardenal Pole se negó a aceptar porque una elección hecha de noche era un "un momento apto para el fraude". Cuenta el protagonista: "Cuando los dos cardenales llegaron a mi celda para la "adoración" (es decir, el acto de obediencia al nuevo Papa), pensé en los dos discípulos a los cuales Nuestro Señor envió a buscar el asno sobre el cual pensaba entrar al día siguiente en la ciudad santa. Los escuché y no me habría negado si no hubiese sido por la noche y su oscuridad. ¿Hice lo correcto o no? Ni siquiera me lo pregunto, dado que yo no puedo tener parte en nada que la noche y la oscuridad puedan hacer sospechoso. Luego vinieron otros dos, con la misma autoridad, y me demostraron que no estaban pidiendo nada que fuera en contra de las costumbres o de la ley, sino algo que era justo. Pero yo les pedí que esperaran y dejaran el asunto a fin de que fuera aprobado a la luz del día. Y el asunto fue finalmente probado: Dios no quería a este asno para ese cargo". 

Efectivamente, al día siguiente, y por la diferencia de un solo voto, fue elegido papa el cardenal Ciocchi del Monte, que tomó el nombre de Julio III, y cuya vida escandalosa nos dejaría hoy boquiabiertos. Baste decir que los documentos de la época hablan de él como pueribus amoribus implicitus.

¿Hizo bien el cardenal Pole en no aceptar la elección? Los católicos entristas dirían que fue un nabo: tenía todo servido y habría hecho un gran bien a la Iglesia salvándola de los escándalos infames de Julio III. Pero, en conciencia, Pole no podía aceptar un cargo sobre el que sospechaba algún tipo de fraude. Ni siquiera el bien eventual de la Iglesia podía imponerse a la rectitud de su conciencia.

La figura de Reginald Pole es, me parece, relevante hoy más que nunca. Non possumus!



http://caminante-wanderer.blogspot.fr/2015/11/el-cardenal-pole.html?m=1

HOMILÍA 29 DE NOVIEMBRE DE 2015 ESCRITO POR P. ALFONSO GÁLVEZ EL 29 NOVIEMBRE 2015.

http://www.alfonsogalvez.com/public/audio/2015/2015.11.29H.mp3

SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND POUR L'ÉPIPHANIE Dans tout l'univers, le Seigneur a fait connaître son salut


La miséricordieuse providence de Dieu a voulu, sur la fin des temps, venir au secours du monde en détresse. Elle décida que le salut de toutes les nations se ferait dans le Christ. ~

C'est à propos de ces nations que le saint patriarche Abraham, autrefois, reçut la promesse d'une descendance innombrable, engendrée non par la chair, mais par la foi ; aussi est-elle comparée à la multitude des étoiles, car on doit attendre du père de toutes les nations une postérité non pas terrestre, mais céleste.

Que l'universalité des nations entre donc dans la famille des patriarches ; que les fils de la promesse reçoivent la bénédiction en appartenant à la race d'Abraham, ce qui les fait renoncer à leur filiation charnelle. En la personne des trois mages, que tous les peuples adorent le Créateur de l'univers ; et que Dieu ne soit plus connu seulement en Judée, mais sur la terre entière afin que partout, comme en Israël, son nom soit grand. ~

Mes bien-aimés, instruits par les mystères de la grâce divine, célébrons dans la joie de l'Esprit le jour de nos débuts et le premier appel des nations. Rendons grâce au Dieu de miséricorde qui, selon saint Paul, nous a rendus capables d'avoir part, dans la lumière, à l'héritage du peuple saint ; qui nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, et nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé. Ainsi que l'annonça le prophète Isaïe : Le peuple des nations, qui vivait dans les ténèbres, a vu se lever une grande lumière, et sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi. Le même prophète a dit à ce sujet : Les nations qui ne te connaissaient pas t'invoqueront ; et les peuples qui t'ignoraient accourront vers toi. Ce jour-là, Abraham l'a vu, et il s'est réjoui lorsqu'il découvrit que les fils de sa foi seraient bénis dans sa descendance, c'est-à-dire dans le Christ ; lorsqu'il aperçut dans la foi qu'il serait le père de toutes les nations ; il rendait gloire à Dieu, car il était pleinement convaincu que Dieu a la puissance d'accomplir ce qu'il a promis.

Ce jour-là, David le chantait dans les psaumes : Toutes les nations, toutes celles que tu as faites, viendront t'adorer, Seigneur, et rendre gloire à ton nom. Et encore : Le Seigneur a fait connaître son salut, aux yeux des païens révélé sa justice.

Nous savons bien que tout cela s'est réalisé quand une étoile guida les trois mages, appelés de leur lointain pays, pour leur faire connaître et adorer le Roi du ciel et de la terre. Cette étoile nous invite toujours à suivre cet exemple d'obéissance et à nous soumettre, autant que nous le pouvons, à cette grâce qui attire tous les hommes vers le Christ. ~

Dans cette recherche, mes bien-aimés, vous devez tous vous entraider afin de parvenir au royaume de Dieu par la foi droite et les bonnes actions, et d'y resplendir comme des fils de lumière ; par Jésus Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

From a catechetical instruction by Saint Cyril of Jerusalem, bishop (Cat. 15, 1-3: PG 33, 870-874) On the twofold coming of Christ



We do not preach only one coming of Christ, but a second as well, much more glorious than the first.  The first coming was marked by patience; the second will bring the crown of a divine kingdom.

In general, whatever relates to our Lord Jesus Christ has two aspects.  There is a birth from God before the ages, and a birth from a virgin at the fullness of time.  There is a hidden coming, like that of rain on fleece, and a coming before all eyes, still in the future.

At the first coming he was wrapped in swaddling clothes in a manger.  At his second coming he will be clothed in light as in a garment.  In the first coming he endured the cross, despising the shame; in the second coming he will be in glory, escorted by an army of angels.  We look then beyond the first coming and await the second.  At the first coming we said:  Blessed is he who comes in the name of the Lord.  At the second we shall say it again; we shall go out with the angels to meet the Lord and cry out in adoration:  Blessed is he who comes in the name of the Lord.

The Savior will not come to be judged again, but to judge those by whom he was judged.  At his own judgment he was silent; then he will address those who committed the outrages against him when they crucified him and will remind them:  You did these things, and I was silent.

His first coming was to fulfill his plan of love, to teach men by gentle persuasion.  This time, whether men like it or not, they will be subjects of his kingdom by necessity.  Malachi the prophet speaks of the two comings.  And the Lord whom you seek will come suddenly to his temple:  that is one coming.

Again he says of another coming:  Look, the Lord almighty will come, and who will endure the day of his entry, or who will stand in his sight?  Because he comes like a refiner’s fire, a fuller’s herb, and he will sit refining and cleansing.

These two comings are also referred to by Paul in writing to Titus:  The grace of God the Savior has appeared to all men, instructing us to put aside impiety and worldly desires and live temperately, uprightly, and religiously in this present age, waiting for the joyful hope, the appearance of the glory of our great God and Savior, Jesus Christ.  Notice how he speaks of a first coming for which he gives thanks, and a second, the one we still await.

That is why the faith we profess has been handed on to you in these words:  He ascended into heaven, and is seated at the right hand of the Father, and he will come again in glory to judge the living and the dead, and his kingdom will have no end.

Our Lord Jesus Christ will therefore come from heaven.  He will come at the end of the world, in glory, at the last day.  For there will be an end to this world, and the created world will be made new.

من تعاليم القديس كيرلس الأورشليمي الأسقف (تعليم 15، 1-3: PG 33، 870-874) مجيء يسوع الأول والثاني


إنَّنا نبشِّرُ بمجيءِ المسيحِ، وليس فقط بمجيئِه الأوَّل، بل بمجيئِه الثَّاني أيضًا، وهو أكثرُ بهاءً وجلالاً من الأوّل. كانَ الأوَّلُ يحمِلُ طابعَ المحنِ والصَّبرِ، وأمّا الثَّاني فيحمِلُ تاجَ الملكوتِ الإلهيّ.

كلُّ شيءٍ في ربِّنا يسوعَ المسيح له في الغالبِ وجهان: لولادتِه وجهان، فهو مولودٌ من اللهِ قبلَ كلِّ الدّهور، وهو مولودٌ من العذراءِ لمّا تمَّ الزَّمان. ولمجيئِه وجهان، جاءَ في المرّةِ الأولى مستترًا مثلَ نزولِ المطرِ على الجِزّة، وسوف يجيءُ في المرّةِ الثَّانيةِ ظاهرًا ممجَّدًا.

في مجيئِه الأوّلِ لُفَّ بالقُمُط وأُضجِعَ في مذود، وفي مجيئِه الثَّاني سوف يأتي متسربلاً بالنُّورِ كالثَّوبِ. في مجيئِه الأوّلِ تحمَّلَ الصَّليبَ مستخفًّا بالعار. وفي مجيئِه الثَّاني سيأتي بالمجدِ بينَ جمهورِ الملائكة.

ونحن لا نتوقَّفُ عندَ مجيئِه الأوّل، بل ننتظرُ مجيئَه الثَّاني. قُلْنا في المجيءِ الأوَّل: "مبارَكٌ الآتي باسمِ الرَّبِّ"، ونُردِّدُ في المجيءِ الثَّاني الهتافَ نفسَه، حتى إذا ذهَبْنا للقاءِ الرَّبِّ مع الملائكةِ سجَدْنا له قائلين: "مباركٌ الآتي باسمِ الرَّبِّ".

سوف يأتي المخلِّصُ لا ليَمثُلَ أمامَ القضاءِ مرَّةً ثانية، بل ليدعُوَ إلى القضاءِ من دَعَوْه إلى القضاءِ سابقًا. لزِمَ الصَّمتَ في السَّابقِ أمام القضاء. والآن سيُذكِّرُ جلاّدِيه الذين أهانوه وصلبوه ويقولُ لكلٍّ منهم: "صنعتَ أنتَ هذا بي، وأنا لم أفتحْ فمي".

جاءَ في المرّةِ الأولى يعلِّمُ النَّاسَ ويحاولُ إقناعَهم بالحُسْنَى، لخلاصهم، وأمّا في المرّةِ الثَّانية فسيَخضَعُ الجميعُ حتمًا لسلطانِه، شاؤُوا أم أبَوْا.

في هذَيْن المجيئَيْن، يقولُ النَّبيُّ ملاخي: "وَيَأتِي فَجْأَةً إلى هَيكَلِهِ السَّيِّدُ الَّذِي تَلتَمِسُونَهُ" (ملاخي 3: 1). هذا فيِ المجيءِ الأوّل.

وفي المجيءِ الثاني يقول: "مَلاكُ العَهدِ الَّذِي تَرتَضُونَ بِهِ، ها إنَّهُ آتٍ، قَالَ رَبُّ القُوَّاتِ. فَمَن الَّذِي يَحتَمِلُ يَومَ مَجِيئِهِ، وَمَن الَّذِي يَقِفُ عِندَ ظُهُورِهِ، فَإنَّهُ مِثلَ نَارِ السَّبَّاكِ وَكَأُشنَانِ القَصَّارِينَ، فَيَجلِسُ سَابِكًا وَمُنَقِّيًا" (ملاخي 1: 1-3).

وقد أعلنَ بولس عن المجيئَيْن في رسالتِه إلى طِيطُس، حيثُ قال: "قَد ظَهَرَتْ نِعمَةُ الله، يَنبُوعُ الخَلاصِ. وَهِيَ تُعَلِّمُنَا أن نَنبِذَ الكُفرَ وَشَهَوَاتِ الدُّنيَا، لِنَعِيشَ في هَذَا الدَّهرِ بِرَزَانَةٍ وَعَدلٍ وَتَقوَى، مُنتَظِرِينَ السَّعَادَةَ المَرجُوَّةَ، وَتَجَلِّيَ مَجدِ إلَهِنَا العَظِيمِ وَمُخَلِّصِنَا يَسُوعَ المَسِيحِ" (طيطس 2: 11- 13). أتَرى كيف يتحدَّثُ عن المجيءِ الأوَّلِ الذي من أجلِه يَرفَعُ الحمدَ، وعن المجيءِ الثاني الذي ننتظرُه.

هذا هو إيمانُنا الذي قبِلْناه والذي نُسلِّمُه للأجيالِ من بعدِنا. إنّنا نؤمنُ "بالذي صَعِدَ إلى السَّماءِ وجلسَ عن يميِن الآب، وسيأتي في مجدِه ليَدينَ الأحياءَ والأموات، ولن يكونَ لملكِه انقضاء".

سيأتي إذًا ربُّنا يسوعُ المسيحُ من السَّماء. سيأتي ممجَّدًا في نهايةِ العالم، في اليومِ الأخير. ستكونُ لهذا العالمِ نهاية، وهذا العالمُ المخلوقُ سيُجدَّدُ مرَّةً ثانية.