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jeudi 31 mars 2016

CATÉCHÈSE DE JÉRUSALEM AUX NOUVEAUX BAPTISÉS Baptisés dans la mort et la résurrection du Christ



Vous avez été conduits par la main à la piscine du baptême, comme le Christ est allé de la croix au tombeau qui est devant vous.

On a demandé à chacun s'il croyait au nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit. Vous avez proclamé la confession de foi qui donne le salut et vous avez été plongés trois fois dans l'eau, et ensuite vous en êtes sortis. C'est ainsi que vous avez rappelé symboliquement la sépulture du Christ pendant trois jours.

De même, en effet, que notre Sauveur a passé trois jours et trois nuits au cœur de la terre, c'est ainsi que vous, en sortant de l'eau pour la première fois, vous avez représenté la première journée du Christ dans la terre ; et la nuit, en étant plongés. Celui qui est dans la nuit ne voit plus rien, tandis que celui qui est dans le jour vit dans la lumière. C'est ainsi qu'en étant plongés comme dans la nuit vous ne voyiez rien ; mais en sortant de l'eau vous vous retrouviez comme dans le jour. Dans un même moment vous mouriez et vous naissiez. Cette eau de salut est devenue à la fois votre sépulture et votre mère.

Ce que Salomon dit à un autre sujet pourrait s'appliquer à vous : Il y a un temps pour enfanter, et un temps pour mourir. Mais pour vous c'était l'inverse : un temps pour mourir et un temps pour naître. Un seul temps a produit les deux effets, et votre naissance a coïncidé avec votre mort.

Chose étrange et incroyable ! Nous n'avons pas été véritablement morts ni véritablement ensevelis, et nous avons ressuscité sans être véritablement crucifiés. Mais si la représentation ne réalise qu'une image, le salut, lui, est véritable.

Le Christ a été réellement crucifié, réellement enseveli, et il a ressuscité véritablement. Et tout ceci nous est accordé par grâce. Unis par la représentation de ses souffrances, c'est en toute vérité que nous gagnons le salut.

Bonté excessive pour les hommes ! Le Christ a reçu les clous dans ses mains toutes pures, et il a souffert ; et moi, qui n ai connu ni la souffrance ni la peine, il me fait, par pure grâce, participer au salut !

Personne donc ne doit penser que le baptême consiste simplement dans le pardon des péchés et la grâce de la filiation adoptive ; il en était ainsi pour le baptême de Jean, qui ne procurait que le pardon des péchés. Mais nous savons très précisément que notre baptême, s'il est purification des péchés et nous attire le don de l'Esprit Saint, est aussi l'empreinte et l'image de la passion du Christ. C'est pourquoi saint Paul proclamait : Ne le savez-vous pas ? Nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été mis au tombeau avec lui par le baptême.

LECTURES (JEUDI DANS L'OCTAVE DE PÂQUES )


PREMIÈRE LECTURE
Ac 3, 11-26

« Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts »

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir
ne les lâchait plus.
Tout le peuple accourut vers eux
au Portique dit de Salomon.
Les gens étaient stupéfaits.
Voyant cela, Pierre interpella le peuple :
« Hommes d’Israël,
pourquoi vous étonner ?
Pourquoi fixer les yeux sur nous,
comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle
ou de notre piété
que nous lui avons donné de marcher ?
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères,
a glorifié son serviteur Jésus,
alors que vous, vous l’aviez livré,
vous l’aviez renié en présence de Pilate
qui était décidé à le relâcher.
Vous avez renié le Saint et le Juste,
et vous avez demandé
qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie,
lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
nous en sommes témoins.
Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ :
c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme
que vous regardez et connaissez ;
oui, la foi qui vient par Jésus
l’a rétabli dans son intégrité physique,
en votre présence à tous.
D’ailleurs, frères, je sais bien
que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé
par la bouche de tous les prophètes :
que le Christ, son Messie souffrirait.

Convertissez-vous et tournez-vous vers Dieu
pour que vos péchés soient effacés.
Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur,
et il enverra le Christ Jésus
qui vous est destiné.
Il faut en effet que le ciel l’accueille
jusqu’à l’époque où tout sera rétabli,
comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints,
ceux d’autrefois, ses prophètes.
Moïse a déclaré :
Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous,
du milieu de vos frères, un prophète comme moi :
vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
Quiconque n’écoutera pas ce prophète
sera retranché du peuple.
Ensuite, tous les prophètes
qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs,
aussi nombreux furent-ils,
ont annoncé les jours où nous sommes.
C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance
que Dieu a conclue avec vos pères,
quand il disait à Abraham :
En ta descendance seront bénies
toutes les familles de la terre.
C’est pour vous d’abord
que Dieu a suscité son Serviteur,
et il l’a envoyé vous bénir,
pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9

R/. Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre ! ou: Alléluia ! (8, 2)

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

ACCLAMATION
Ps 117, 24

Alléluia. Alléluia. 
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia.

EVANGILE
Lc 24, 35-48

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour »

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux,
et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes- vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez- moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence
à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


mercredi 30 mars 2016

De una homilía pascual de un autor antiguo (Sermón 35, 6-9: PL 17 [edición 1879], 696-697) CRISTO, AUTOR DE LA RESURRECCIÓN Y DE LA VIDA


San Pablo, para celebrar la dicha de la salvación recuperada, dice: Lo mismo que por Adán entró la muerte en el mundo, de la misma forma, por Cristo la salvación fue establecida en el mundo; y en otro lugar: El primer hombre, hecho de tierra, era terreno; el segundo hombre es del cielo. Y añade: Nosotros, que somos imagen del hombre terreno, o sea, del hombre viejo y de su pecado, seremos también imagen del hombre celestial, esto es, del perdonado, redimido, restaurado; y, en Cristo, alcanzaremos la salvación del hombre renovado, como dice el mismo apóstol: Primero, Cristo, es decir, el autor de la resurrección y de la vida; después los de Cristo, o sea, los que, por haber vivido imitando su santidad, tienen la firme esperanza de la resurrección futura y de poseer, con Cristo, el reino prometido, como dice el mismo Señor en el evangelio: Quien me siga no perecerá, sino que pasará de la muerte a la vida. Por ello podemos decir que la pasión del Salvador es la salvación de la vida de los hombres. Para esto quiso el Señor morir por nosotros, para que, creyendo en él, llegáramos a vivir eternamente. Quiso ser, por un tiempo, lo que somos nosotros, para que nosotros, participando de la eternidad prometida, viviéramos con él eternamente. Ésta es la gracia de estos sagrados misterios, éste el don de la Pascua, éste el contenido de la fiesta anhelada durante todo el año, éste el comienzo de los bienes futuros. Ante nuestros ojos tenemos a los que acaban de nacer en el agua de la vida de la madre Iglesia: reengendrados en la sencillez de los niños, nos recrean con los balbuceos de su conciencia inocente. Presentes están también los padres y madres cristianos que acompañan a su numerosa prole, renovada por el sacramento de la fe.
Destellan aquí, cual adornos de la profesión de fe que hemos escuchado, las llamas fulgurantes de los cirios de los recién bautizados, quienes, santificados por el sacramento del agua, reciben el alimento espiritual de la eucaristía. Aquí, cual hermanos de una única familia que se nutre en el seno de una madre común, la santa Iglesia, los neófitos adoran la divinidad y las maravillosas obras del Dios único en tres personas y, con el profeta, cantan el salmo de la solemnidad pascual: Éste es el día en que actuó el Señor: sea nuestra alegría y nuestro gozo. Pero, ¿de qué día se trata? Sin duda de aquél que es el origen de la vida, el principio de la luz, el autor de toda claridad, es decir, el mismo Señor Jesucristo; quien afirmó de sí mismo: Yo soy el día: si uno camina de día, no tropieza, es decir, quien sigue en todo a Cristo, caminando siempre tras sus huellas, llegará hasta aquel solio donde brilla la luz eterna; tal como el mismo Cristo, cuando vivía aún en su cuerpo mortal, oró por nosotros al Padre, diciendo: Padre, éste es mi deseo: que los que creyeron en mi estén conmigo donde yo estoy, como tú estás en mí y yo en ti: que también ellos estén en nosotros.

From an Easter homily by an ancient author (Sermo 35, 6-9: PL 17 [ed. 1879], 696-697) Christ the source of resurrection and life



Saint Paul rejoices in the knowledge that spiritual health has been restored to the human race. Death entered the world through Adam, he explains, but life has been given back to the world through Christ. Again he says: The first man, being from the earth, is earthly by nature; the second man is from heaven and is heavenly. As we have borne the image of the earthly man, the image of human nature grown old in sin, so let us bear the image of the heavenly man: human nature raised up, redeemed, restored and purified in Christ. We must hold fast to the salvation we have received. Christ was the firstfruits, says the Apostle; he is the source of resurrection and life. Those who belong to Christ will follow him.Modeling their lives on his purity, they will be secure in the hope of his resurrection and of enjoying with him the glory promised in heaven. Our Lord himself said so in the gospel: Whoever follows me will not perish, but will pass from death to life.

Thus the passion of our Savior is the salvation of mankind. The reason why he desired to die for us was that he wanted us who believe in him to live for ever. In the fullness of time it was his will to become what we are, so that we might inherit the eternity he promised and live with him for ever.

Here, then, is the grace conferred by these heavenly mysteries, the gift which Easter brings, the most longed for feast of the year; here are the beginnings of creatures newly formed: children born from the life-giving font of holy Church, born anew with the simplicity of little ones, and crying out with the evidence of a clean conscience. Chaste fathers and inviolate mothers accompany this new family, countless in number, born to new life through faith. As they emerge from the grace-giving womb of the font, a blaze of candles burns brightly beneath the tree of faith. The Easter festival brings the grace of holiness from heaven to men. Through the repeated celebration of the sacred mysteries they receive the spiritual nourishment of the sacraments. Fostered at the very heart of holy Church, the fellowship of one community worships the one God, adoring the triple name of his essential holiness, and together with the prophet sings the psalm which belongs to this yearly festival: This is the day the Lord has made; let us rejoice and be glad. And what is this day? It is the Lord Jesus Christ himself, the author of light, who brings the sunrise and the beginning of life, saying of himself: I am the light of day; whoever walks in daylight does not stumble. That is to say, whoever follows Christ in all things will come by this path to the throne of eternal light.

Such was the prayer Christ made to the Father while he was still on earth: Father, I desire that where I am they also may be, those who have come to believe in me; and that as you are in me and I in you, so they may abide in us.

من عظة فصحيّة لكاتب قديم (العظة 35، 6- 9: PL 17 (طبعة 1879)، 696- 697) المسيح مبدع القيامة والحياة



      لمّا تكلّمَ القدّيسُ بولسُ الرَّسولُ على سعادةِ الخلاصِ المستعادِ هتفَ قائلا: "كَما أنّ الموتَ دخلَ في العالمِ عن يدِ آدمَ، كذلك أُعِيدَ الخلاصُ إلى العالمِ بالمسيح" (ر. روما ٥: ١٢)، وأيضًا: "الإنسانُ الأوّلُ من التُّرابِ فهو أرضِيٌّ، والإنسانُ الآخَرُ من السَّماءِ فهو سماويٌّ" (ر. ١ قورنتس ١٥: ٤٧).

      وقالَ أيضًا: "كَمَا حَمَلْنَا صُورَةَ الأرضِيِّ" أي الإنسانِ القديمِ في الخطيئة، "فَكَذَلِكَ لِنَحمِلْ صُورَةَ السَّمَاوِيِّ" (ر. ١ قورنتس ١٥: ٤٩)، أي لنحافِظْ على الخلاصِ الذي قدّمَه لنا يسوعُ المسيح، لنحافِظْ على خلاصِ الإنسانِ الذي اتّخذَه المسيحُ ففداه وأصلحَه وطهَّرَه. فقد قالَ الرَّسولُ نفسُه إنّ المسيحَ هو البدء، أي هو مُبدِعُ القيامةِ والحياة. ومن ثمَّ الذين هم للمسيح، أي هؤلاء الذين يحيَوْن بمِثلِ طهارتِه، ينالون رجاءَ قيامتِه، وسيبلغون معه مجدَ السَّماءِ الموعود، كما قالَ الربُّ نفسُه في الإنجيل: "مَن تَبِعَني لا يَهلِكُ، بل ينتقلُ من الموتِ إلى الحياة" (ر. يوحنا ٥: ٢٤).

      وهكذا فإنَّ آلامَ المخلِّصِ هي خلاصُ الحياةِ البشريّة. لهذا أرادَ أن يموتَ من أجلِنا، حتى إذا ما آمنّا به حَيِينا إلى الأبد. أرادَ أن يكونَ مثلَنا لفترةٍ من الزَّمن، حتى إذا ما نِلْنا مواعيدَ الأبديّةِ حَيِينا معه إلى الأبد.

      أقولُ، هذه هي نعمةُ الأسرارِ السَّماويَّةِ، هذه هي هبةُ الفصح، هذا هو العيدُ الذي نتمنّاه. هذه هي مبادئُ الأمورِ التي تَنجُمُ عنها الحياة.

      هنا، تَلِدُ الكنيسةُ المقدَّسةُ، مِن حَشَا جُرنِ المعموديَّة، المؤمنين ولادةً جديدة، فيُولَدون ثانيةً في بساطةِ الصِّغار، ويُسمِعون بأصواتِهم البريئةِ طهارةَ ضمائرِهم. هنا الآباءُ والأمّهاتُ يَلِدون بالإيمانِ وفي العفّةِ نسلًا لا يُحصَى.

      هنا يسطعُ بهاءُ الشُّموع، تحتَ شجرةِ الإيمان، في حَشا الجرنِ الطَّاهر. هنا يتقدَّسُ المؤمنون بنعمةِ السَّماء، ويتغذَّوْن بسرِّ أسرارِ الحياةِ الرُّوحيّة.

      هنا تنبُتُ من حَشَا الكنيسةِ المقدّسةِ الأخُوَّةُ بينَ الشُّعوب، إذ تسجدُ لجوهرِ اللاهوتِ الواحدِ ولاسمِ الثَّالوثِ القدّوسِ وقدرتِه المتعالية، وتُنشِدُ مع النبيِّ مزمورَ العيدِ السنويِّ هاتفةً: "هَذَا هُوَ اليَومُ الَّذِي صَنَعَهُ الرَّبُّ، فَلْنَبتَهِجْ وَنَفرَحْ فِيهِ" (مزمور ١١٧: ٢٤).

      ماذا أقول، وعن أيِّ نهارٍ أتكلَّمُ؟ إنّ واهبَ بدءِ الحياة، ومبدعَ النُّورِ ومنشئَ النَّهار، أي الربُّ يسوعُ المسيحُ نفسُه، هو قالَ عن نفسِه: "أنا النُّور؛ من سارَ في النَّهارِ لا يَعثُرُ" (ر. يوحنا ٨: ١٢)، أي من تبِعَ المسيحَ في كلِّ شيءٍ، فإنّه يَصِلُ في أثَرِه إلى عتبةِ النُّورِ الأبديّ، كما سألَ الآبَ من أجلِنا لمّا كانَ بعدُ في الجسدِ قائلا: "يَا أبَتِ، إنّ الّذِينَ يُؤمِنُونَ بِي أرِيدُ أن يَكُونُوا مَعِي حَيثُ أنَا أكُونُ، فَكَمَا أنتَ فِيَّ وَأنَا فِيكَ، فَلْيَكُونُوا هُم أيضًا فِينَا" (ر. يوحنا ١٧: ٢٠).

HOMÉLIE PASCALE ANCIENNE Le Christ est mort pour que nous ayons la vie.


Saint Paul, rappelant l'heureux événement de notre salut restitué, s'écrie : De même que par Adam la mort est entrée dans le monde, c'est ainsi que par le Christ le salut a été rendu au monde. Et encore : Pétri de terre, le premier homme vient de la terre. Le deuxième homme, lui, vient du ciel. Et il ajoute : De même que nous portons l'image de celui qui est pétri de terre, c'est-à-dire de l'homme ancien, pécheur, de même nous porterons l'image de celui qui vient du ciel, c'est-à-dire que nous posséderons dans le Christ le salut de l'homme adopté, racheté, restauré et purifié. Car le même Apôtre dit : En premier, est ressuscité le Christ, c'est-à-dire l'auteur de la résurrection et de la vie, ensuite ceux qui seront au Christ, c'est-à-dire ceux qui vivent selon son modèle de pureté : ils auront en toute sécurité l'espérance de la résurrection, car ils posséderont avec lui la gloire promise par Dieu. En effet, le Seigneur a dit dans l'Évangile : Celui qui me suivra ne périra pas, mais il passera de la mort à la vie.

Ainsi, la passion du Christ, c'est le salut de la vie humaine. Car c'est pour cela qu'il a voulu mourir pour nous : afin que, croyant en lui, nous ayons la vie sans fin. Il a voulu devenir pour un temps ce que nous sommes, afin qu'ayant reçu la promesse de l'éternité, nous vivions sans fin avec lui.

Telle est la grâce des mystères célestes, tel est le don de la Pâque, telle est cette fête annuelle, si désirable, telle est l'aurore du monde nouveau.

C'est pourquoi les nouveau-nés, mis au monde par cet enfantement qu'est le baptême de vie donné par la sainte Église, régénérés dans la simplicité des enfants, font retentir les accents de l'innocence. C'est pourquoi des pères chastes et des mères pleines de pudeur engendrent par la foi une innombrable descendance nouvelle.

C'est pourquoi, sous l'arbre de la foi, du sein d'une source pure, brille l'éclat des cierges. C'est pourquoi ces enfants sont sanctifiés par le don d'une grâce céleste et sont nourris par le mystère d'un sacrement célébré dans l'Esprit.

C'est pourquoi, une troupe de frères, élevée sur les genoux de la sainte Église pour former un seul peuple, adorant la nature de la divinité unique et le nom de sa puissance en trois Personnes, s'unit au Prophète pour chanter le psaume de la solennité annuelle : Voici le jour que fit le Seigneur : qu'il soit pour nous jour de fête et de joie.

Quel est donc ce jour ? Celui qui a donné naissance à la vie, qui a fait éclore le jour, l'auteur de la lumière, c'est-à-dire le Seigneur Jésus Christ en personne, qui a dit lui-même : Moi, je suis le jour ; celui qui marche de jour ne trébuche pas. Autrement dit : celui qui suit le Christ en toute chose, parviendra sur ses traces au trône de l'éternelle lumière. C'est ainsi qu'aux derniers jours de sa vie mortelle lui-même a prié le Père pour nous en disant : Père, je veux que là où je suis, ceux qui ont cru en moi soient aussi ; comme tu es en moi et moi en toi, qu'ils demeurent en nous.

LECTURES (MERCREDI DANS L'OCTAVE DE PÂQUES )


PREMIÈRE LECTURE
Ac 3, 1-10

« Ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus, lève- toi et marche »

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
Pierre et Jean montaient au Temple
pour la prière de l’après- midi, à la neuvième heure.
On y amenait alors un homme, infirme de naissance,
que l’on installait chaque jour à la porte du Temple,
appelée la « Belle-Porte »,
pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple,
il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui,
et il dit :
« Regarde-nous ! »
L’homme les observait,
s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
Pierre déclara :
« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ;
mais ce que j’ai, je te le donne :
au nom de Jésus Christ le Nazaréen,
lève-toi et marche. »
Alors, le prenant par la main droite,
il le releva
et, à l’instant même,
ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
D’un bond, il fut debout
et il marchait.
Entrant avec eux dans le Temple,
il marchait, bondissait, et louait Dieu.
Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
On le reconnaissait :
c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple
pour demander l’aumône.
Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés
devant ce qui lui était arrivé.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
Ps 104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9

R/. Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ! ou: Alléluia ! (104, 3b)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez- vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

ACCLAMATION
Ps 117,24

Alléluia. Alléluia. 
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! 
Alléluia.

EVANGILE
Lc 24, 13-35

Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le même jour (c’est- à- dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence !
Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait- il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

– Acclamons la Parole de Dieu.

lundi 28 mars 2016

De la homilía de Melitón de Sardes, obispo, sobre la Pascua (Núms. 2-7.100-103: SC 123, 60-64.120-122) ALABANZA DE CRISTO


Fijaos bien, queridos hermanos: el misterio de Pascua es a la vez nuevo y antiguo, eterno y pasajero, corruptible e incorruptible, mortal e inmortal. Antiguo según la ley, pero nuevo según la Palabra encarnada. Pasajero en su figura, pero eterno por la gracia. Corruptible por el sacrificio del cordero, pero incorruptible por la vida del Señor. Mortal por su sepultura en la tierra, pero inmortal por su resurrección de entre los muertos. La ley es antigua, pero la Palabra es nueva. La figura es pasajera, pero la gracia eterna. Corruptible el cordero pascual pero incorruptible el Señor, el cual, inmolado como cordero, resucitó como Dios. Porque él fue como cordero llevado al matadero, y sin embargo no era un cordero; y como oveja enmudecía, y sin embargo no era una oveja: en efecto, ha pasado la figura y ha llegado la realidad: en lugar de un cordero tenemos a Dios, en lugar de una oveja tenemos un hombre, y en el hombre, Cristo, que lo contiene todo. El sacrificio del cordero, el rito de la Pascua y la letra de la ley tenían por objetivo final a Cristo Jesús, por quien todo acontecía en la ley antigua y, con razón aún mayor, en la nueva economía. La ley se convirtió en la Palabra y de antigua se ha hecho nueva (ambas salieron de Sión y de Jerusalén). El mandamiento se transformó en gracia y la figura en realidad; el cordero vino a ser el Hijo; la oveja, hombre y el hombre, Dios. El Señor, siendo Dios, se revistió de la naturaleza de hombre: sufrió por el que sufría, fue encarcelado en bien del que estaba cautivo, juzgado en lugar del culpable, sepultado por el que yacía en el sepulcro. Y, resucitando de entre los muertos, exclamó con voz potente: ¿Quién tiene algo contra mí? ¡Que se me acerque! Yo soy quien he librado al condenado, yo quien he vivificado al muerto, yo quien hice salir de la tumba al que ya estaba sepultado. ¿Quién peleará contra mí? Yo soy —dice Cristo— el que venció la muerte, encadenó al enemigo, pisoteó el infierno, maniató al fuerte, llevó al hombre hasta lo más alto de los cielos; yo, en efecto, que soy Cristo. Venid, pues, vosotros todos, los hombres que os halláis enfangados en el mal, recibid el perdón de vuestros pecados. Porque yo soy vuestro perdón, soy la Pascua de salvación, soy el cordero degollado por vosotros, soy vuestra agua lustral, vuestra vida, vuestra resurrección, vuestra luz, vuestra salvación y vuestro rey. Puedo llevaros hasta la cumbre de los cielos, os resucitaré, os mostraré al Padre celestial, os haré resucitar con el poder de mi diestra».


From an Easter homily by Saint Melito of Sardis, bishop (Cap 2-7, 100-103: SC 123, 60-64. 120-122) The Easter praise of Christ


We should understand, beloved, that the paschal mystery is at once old and new, transitory and eternal, corruptible and incorruptible, mortal and immortal. In terms of the Law it is old, in terms of the Word it is new. In its figure it is passing, in its grace it is eternal. It is corruptible in the sacrifice of the lamb, incorruptible in the eternal life of the Lord. It is mortal in his burial in the earth, immortal in his resurrection from the dead.

The Law indeed is old, but the Word is new. The type is transitory, but grace is eternal. The lamb was corruptible, but the Lord is incorruptible. He was slain as a lamb; he rose again as God. He was led like a sheep to the slaughter, yet he was not a sheep. He was silent as a lamb, yet he was not a lamb. The type has passed away; the reality has come. The lamb gives place to God, the sheep gives place to a man, and the man is Christ, who fills the whole of creation. The sacrifice of the lamb, the celebration of the Passover, and the prescriptions of the Law have been fulfilled in Jesus Christ. Under the old Law, and still more under the new dispensation, everything pointed toward him.

Both the Law and the Word came forth from Zion and Jerusalem, but now the Law has given place to the Word, the old to the new. The commandment has become grace, the type a reality. The lamb has become a Son, the sheep a man, and man, God.

The Lord, though he was God, became man. He suffered for the sake of those who suffer, he was bound for those in bonds, condemned for the guilty, buried for those who lie in the grave; but he rose from the dead, and cried aloud: Who will contend with me? Let him confront me. I have freed the condemned, brought the dead back to life, raised men from their graves. Who has anything to say against me? I, he said, am the Christ; I have destroyed death, triumphed over the enemy, trampled hell underfoot, bound the strong one, and taken men up to the heights of heaven: I am the Christ.

Come, then, all you nations of men, receive forgiveness for the sins that defile you. I am your forgiveness. I am the Passover that brings salvation. I am the lamb who was immolated for you. I am your ransom, your life, your resurrection, your light, I am your salvation and your king. I will bring you to the heights of heaven. With my own right hand I will raise you up, and I will show you the eternal Father.

قراءة من مِيلِيتُون السَّردِي الأسقف، في الفصح (فصل 2- 7، 100- 103: SC 123، 60- 64 و 120- 122) المبشِّرُ بالمسيح



    اسمعوا وافهموا، أيُّها الأعزّاء: إِن سرَّ الفصحِ جديدٌ وقديم، أبديٌّ وعابرٌ، قابلٌ للفناءِ وغيرُ قابلٍ للفناء، مائتٌ وغيرُ مائتٍ.
    هو قديمٌ من حيث الشَّريعةُ، لكنَّه جديدٌ من حيثُ إنّه الكلمة. هو عابرٌ لأنَّه رمزٌ، وأبدِيٌّ  بالنِّعمة. هو قابلٌ للفَناءِ من حيث إنّه ذُبِحَ مثلَ الحمَلِ، وغيرُ قابلٍ للفناءِ لأنّه ربُّ الحياة. هو مَائتٌ لأنّه دُفِنَ في التُّراب، وغيرُ مائتٍ لأنّه قامَ من بينِ الأموات.
    الشَّريعةُ قديمةٌ، وأمّا الكلمةُ فجديدٌ. الرَّمزُ عابرٌ والنِّعمةُ أبديّةٌ. الحَمَلُ قابلٌ للفناءِ، وأمّا الرَّبُّ الذي ذُبِحَ مثلَ الحمَلِ وقامَ مثلَ الله فهو غيرُ قابلٍ للفَناء.
    لأنَّه "كنَعجَةٍ سِيقَ إلَى الذَّبح"ِ (ر. أشعيا 53: 7)، ولمْ يكُنْ نعجةً، و"كحَمَلٍ صامتٍ"، ولم يكُنْ حَمَلاً. والآن زالَ الرَّمزُ وكُشِفَتْ الحقيقة: الحمَلُ هو رمزٌ لله، والنَّعجةُ رمزٌ للإنسان، ولكنَّ الإنسانَ هو المسيحُ الذي يَسَعُ الكلَّ.
     إذًا ذبيحةُ الحَمَلِ والاحتفالُ بالفِصحِ ونَصُّ الشَّرِيعة، غايتُها كلِّها هو المسيحُ يسوع، ومن أجلِه حدَثَ كلُّ ما حدَثَ، لا في الشَّريعةِ القديمةِ وحَسْبُ بل وفي النِّظامِ الجديدِ أيضًا.
    الشَّريعةُ صارَتِ الكلمة، والشَّريعةُ القديمةُ صارَتْ شريعةً جديدةً، (فكلاهما خرَجَتا من صهيونَ ومن أورشليم)، وحلَّتِ النِّعمةُ محلَّ الوصايا، والحقيقةُ محلَّ الرَّمزِ، والابنُ محلَّ الحمَلِ، والإنسانُ محلَّ النَّعجةِ، وصار الإنسانُ  إلَهًا. 
    اتخذَ الرَّبُّ، معَ كونِه إلهًا، طبيعةَ الإنسان، وتألَّمَ عمَّن كانَ يتأَلَّمُ. وقُيِّدَ بدلَ مَن كانَ مُقيَّدًا، وحُكِمَ عليه بدلَ مَن كانَ مُجرِمًا، ودُفِنَ بدلَ مَن كانَ مدفونًا، ثُمَّ قامَ من بينِ الأموات، وهتفَ بصوتٍ عظيم: "مَنْ الَّذِي يخاصمُني. فَلْيَتقدَّمْ إليَّ" (ر. أشعيا 50: 8). أنا خلَّصْتُ المحكومَ عليه، وأحيَيْتُ المَيْتَ، وأقمْتُ المدفونَ في القبر. فمَن يُقاوِمُني؟ قال: أنا المسيح. أنا أبَدْتُ الموتَ، وهزَمْتُ العدُوَّ، ودُسْتُ الجحيمَ، وأوثَقْتُ القَوِيَّ، وخطَفْتُ الإنسانَ إلى أعالي السَّماوات. أجَل، أنا هُو المسيح.
     تعالَوْا إلَّي، أيها النَّاسُ من جميعِ الشُّعوب، أنتم الغارقون في الخطيئة، فتنالوا غُفرانَ خطاياكُم. أنا غُفرانُكم. أنا فصْحُ الخلاص. أنا الحَمَلُ المذبُوحُ لأَجلِكم. أنا غُسْلُكُم وحَياتُكم، وقيامَتُكم ونورُكُم، وخلاصُكم ومَلِكُكم. أنا أسيرُ بكم إلى أعالي السَّماواتِ. ولَسوفَ أُقيمُكُم، وأُريكُمُ الآبَ الذي في السَّماوات، وأنا بيميني أُقيمُكم.

HOMÉLIE DE MÉLITON DE SARDES SUR LA PÂQUE Mystère toujours nouveau



Comprenez-le, mes bien-aimés : le mystère de la Pâque est ancien et nouveau, provisoire et éternel, corruptible et incorruptible, mortel et immortel.

Il est ancien en raison de la Loi, mais nouveau en raison du Verbe ; provisoire en ce qu'il est figuratif, mais éternel parce qu'il donne la grâce ; corruptible puisqu'on immole une brebis, mais incorruptible parce qu'il contient la vie du Seigneur ; mortel, puisque le Seigneur est enseveli dans la terre, mais immortel par sa résurrection d'entre les morts.

Oui, la Loi est ancienne, mais le Verbe est nouveau ; la figure est provisoire, mais la grâce est éternelle ; la brebis est corruptible, mais le Seigneur est incorruptible, lui qui a été immolé comme l'agneau, et qui ressuscita comme Dieu.

Car il a été conduit comme une brebis vers l'abattoir, alors qu'il n'était pas une brebis ; il est comparé à l'agneau muet, alors qu'il n'était pas un agneau. En effet, la figure a passé, et la vérité a été réalisée : Dieu a remplacé l'agneau, un homme a remplacé la brebis, dans cet homme, le Christ, qui contient toute chose.

Ainsi donc, l'immolation de la brebis et le rite de la Pâque et la lettre de la Loi ont abouti au Christ Jésus en vue de qui tout arriva dans la loi ancienne et davantage encore dans l'ordre nouveau.

Car la Loi est devenue le Verbe, et, d'ancienne, elle est devenue nouvelle (l'une et l'autre sorties de Sion et de Jérusalem), le commandement s'est transformé en grâce, la figure en vérité, l'agneau est devenu fils, la brebis est devenue homme et l'homme est devenu Dieu. ~

Le Seigneur, étant Dieu, revêtit l'homme, souffrit pour celui qui souffrait, fut enchaîné pour celui qui était captif, fut jugé pour le coupable, fut enseveli pour celui qui était enseveli. Il ressuscita des morts et déclara à haute voix : Qui disputera contre moi ? Qu'il se présente en face de moi ! C'est moi qui ai délivré le condamné ; c'est moi qui ai rendu la vie au mort ; c'est moi qui ai ressuscité l'enseveli. Qui ose me contredire ? C'est moi, dit-il, qui suis le Christ, qui ai détruit la mort, qui ai triomphé de l'adversaire, qui ai lié l'ennemi puissant, et qui ai emporté l'homme vers les hauteurs des cieux ; c'est moi, dit-il, qui suis le Christ.

Venez donc, toutes les familles des hommes, pétries de péchés, et recevez le pardon des péchés. Car c'est moi qui suis votre pardon, moi la Pâque du salut, moi l'agneau immolé pour vous, moi votre rançon, moi votre vie, moi votre résurrection, moi votre lumière, moi votre salut, moi votre roi. C'est moi qui vous emmène vers les hauteurs des cieux ; c'est moi qui vous ressusciterai ; c'est moi qui vous ferai voir le Père qui existe de toute éternité ; c'est moi qui vous ressusciterai par ma main puissante.

LECTURES (LUNDI DANS L'OCTAVE DE PÂQUES )


PREMIÈRE LECTURE
Ac 2, 14.22b-33

« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins »

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte,
Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,
éleva la voix et leur fit cette déclaration :
« Vous, Juifs,
et vous tous qui résidez à Jérusalem,
sachez bien ceci,
prêtez l’oreille à mes paroles.
Il s’agit de Jésus le Nazaréen,
homme que Dieu a accrédité auprès de vous
en accomplissant par lui des miracles, des prodiges
et des signes au milieu de vous,
comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu,
vous l’avez supprimé
en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité
en le délivrant des douleurs de la mort,
car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :
Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche :
il est à ma droite, je suis inébranlable.
C’est pourquoi mon coeur est en fête,
et ma langue exulte de joie ;
ma chair elle- même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts
ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Tu m’as appris des chemins de vie,
tu me rempliras d’allégresse par ta présence.
Frères, il est permis de vous dire avec assurance,
au sujet du patriarche David,
qu’il est mort, qu’il a été enseveli,
et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré
de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ,
dont il a parlé ainsi :
Il n’a pas été abandonné à la mort,
et sa chair n’a pas vu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;
nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu,
il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,
et il l’a répandu sur nous,
ainsi que vous le voyez et l’entendez. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11

R/. Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. ou:Alléluia ! (15, 1)

Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

ACCLAMATION
Ps 117, 24

Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur, 
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia.

EVANGILE
Mt 28, 8-15

« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront »

 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange,
vite, elles quittèrent le tombeau,
remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,
et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre
et leur dit :
« Je vous salue. »
Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds
et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit :
« Soyez sans crainte,
allez annoncer à mes frères
qu’ils doivent se rendre en Galilée :
c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin,
quelques-uns des gardes allèrent en ville
annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens
et avoir tenu conseil,
donnèrent aux soldats une forte somme
en disant :
« Voici ce que vous direz :
“Ses disciples sont venus voler le corps,
la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur,
nous lui expliquerons la chose,
et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions.
Et cette explication s’est propagée chez les Juifs
jusqu’à aujourd’hui.

– Acclamons la Parole de Dieu.

dimanche 27 mars 2016

LECTURES (RÉSURRECTION DU SEIGNEUR )


PREMIÈRE LECTURE
Ac 10, 34a.37-43

« Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts »

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
quand Pierre arriva à Césarée
chez un centurion de l’armée romaine,
il prit la parole et dit :
« Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,
depuis les commencements en Galilée,
après le baptême proclamé par Jean :
Jésus de Nazareth,
Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.
Là où il passait, il faisait le bien
et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,
car Dieu était avec lui.
Et nous, nous sommes témoins
de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.
Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,
Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
Il lui a donné de se manifester,
non pas à tout le peuple,
mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,
à nous qui avons mangé et bu avec lui
après sa résurrection d’entre les morts.
Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner
que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.
C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :
Quiconque croit en lui
reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

R/. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai,
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

DEUXIÈME LECTURE
Col 3, 1-4

« Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ »

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
si vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut,
non à celles de la terre.

En effet, vous êtes passés par la mort,
et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie,
alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

– Parole du Seigneur.


OU

« Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit
pour que fermente toute la pâte ?
Purifiez-vous donc des vieux ferments,
et vous serez une pâte nouvelle,
vous qui êtes le pain de la Pâque,
celui qui n’a pas fermenté.
Car notre agneau pascal a été immolé :
c’est le Christ.

Ainsi, célébrons la Fête,
non pas avec de vieux ferments,
non pas avec ceux de la perversité et du vice,
mais avec du pain non fermenté,
celui de la droiture et de la vérité.

– Parole du Seigneur.

ACCLAMATION
1 Co 5, 7b-8a

Alléluia. Alléluia.
Notre Pâque immolée, c’est le Christ !
Célébrons la Fête dans le Seigneur !
Alléluia.

EVANGILE
Jn 20, 1-9

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts »

 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

– Acclamons la Parole de Dieu.

samedi 26 mars 2016

God died at three o'clock

https://librivox.org/God-died-at-three-oclock-by-rev-gerald-t-brennan/

De una homilía antigua sobre el grande y santo Sábado (PG 43, 439. 451. 462-463) EL DESCENSO DEL SEÑOR AL ABISMO


¿Qué es lo que hoy sucede? Un gran silencio envuelve la tierra; un gran silencio y una gran soledad. Un gran silencio, porque el Rey duerme. La tierra está temerosa y sobrecogida, porque Dios se ha dormido en la carne y ha despertado a los que dormían desde antiguo. Dios ha muerto en la carne y ha puesto en conmoción al abismo. Va a buscar a nuestro primer padre como si éste fuera la oveja perdida. Quiere visitar a los que viven en tinieblas y en sombra de muerte. Él, que es al mismo tiempo Dios e Hijo de Dios, va a librar de sus prisiones y de sus dolores a Adán y a Eva. El Señor, teniendo en sus manos las armas vencedoras de la cruz, se acerca a ellos. Al verlo, nuestro primer padre Adán, asombrado por tan gran acontecimiento, exclama y dice a todos: «Mi Señor esté con todos.» Y Cristo, respondiendo, dice a Adán: «Y con tu espíritu.» Y, tomándolo por la mano, lo levanta, diciéndole: «Despierta, tú que duermes, levántate de entre los muertos, y Cristo será tu luz. Yo soy tu Dios, que por ti y por todos los que han de nacer de ti me he hecho tu hijo; y ahora te digo que tengo el poder de anunciar a los que están encadenados: "Salid", y a los que se encuentran en las tinieblas: "iluminaos", y a los que duermen: "Levantaos." A ti te mando: Despierta, tú que duermes, pues no te creé para que permanezcas cautivo en el abismo; levántate de entre los muertos, pues yo soy la vida de los muertos. Levántate, obra de mis manos; levántate, imagen mía, creado a mi semejanza. Levántate, salgamos de aquí, porque tú en mí, y yo en ti, formamos una sola e indivisible persona. Por ti, yo, tu Dios, me he hecho tu hijo; por ti, yo, tu Señor, he revestido tu condición servil; por ti, yo, que estoy sobre los cielos, he venido a la tierra y he bajado al abismo; por ti, me he hecho hombre, semejante a un inválido que tiene su cama entre los muertos; por ti, que fuiste expulsado del huerto, he sido entregado a los judíos en el huerto, y en el huerto he sido crucificado. Contempla los salivazos de mi cara, que he soportado para devolverte tu primer aliento de vida; contempla los golpes de mis mejillas, que he soportado para reformar, de acuerdo con mi imagen, tu imagen deformada; contempla los azotes en mis espaldas, que he aceptado para aliviarte del peso de los pecados, que habían sido cargados sobre tu espalda; contempla los clavos que me han sujetado fuertemente al madero, pues los he aceptado por ti, que maliciosamente extendiste una mano al árbol prohibido. Dormí en la cruz, y la lanza atravesó m¡ costado, por ti, que en el paraíso dormiste, y de tu costado diste origen a Eva. Mi costado ha curado el dolor del tuyo. Mi sueño te saca del sueño del abismo. Mi lanza eliminó aquella espada que te amenazaba en el paraíso. Levántate, salgamos de aquí. El enemigo te sacó del paraíso; yo te coloco no ya en el paraíso, sino en el trono celeste. Te prohibí que comieras del árbol de la vida, que no era sino imagen del verdadero árbol; yo soy el verdadero árbol, yo, que soy la vida y que estoy unido a ti. Coloqué un querubín que fielmente te vigilara; ahora te concedo que el querubín, reconociendo tu dignidad, te sirva. El trono de los querubines está a punto, los portadores atentos y preparados, el tálamo construido, los alimentos prestos; se han embellecido los eternos tabernáculos y moradas, han sido abiertos los tesoros de todos los bienes, y el reino de los cielos está preparado desde toda la eternidad.»

From an ancient homily on Holy Saturday (PG 43, 439, 451, 462-463) The Lord descends into hell



Something strange is happening—there is a great silence on earth today, a great silence and stillness. The whole earth keeps silence because the King is asleep. The earth trembled and is still because God has fallen asleep in the flesh and he has raised up all who have slept ever since the world began. God has died in the flesh and hell trembles with fear.

He has gone to search for our first parent, as for a lost sheep. Greatly desiring to visit those who live in darkness and in the shadow of death, he has gone to free from sorrow the captives Adam and Eve, he who is both God and the son of Eve. The Lord approached them bearing the cross, the weapon that had won him the victory. At the sight of him Adam, the first man he had created, struck his breast in terror and cried out to everyone: “My Lord be with you all.” Christ answered him: “And with your spirit.” He took him by the hand and raised him up, saying: “Awake, O sleeper, and rise from the dead, and Christ will give you light.”

I am your God, who for your sake have become your son. Out of love for you and for your descendants I now by my own authority command all who are held in bondage to come forth, all who are in darkness to be enlightened, all who are sleeping to arise. I order you, O sleeper, to awake. I did not create you to be held a prisoner in hell. Rise from the dead, for I am the life of the dead. Rise up, work of my hands, you who were created in my image. Rise, let us leave this place, for you are in me and I am in you; together we form only one person and we cannot be separated.

For your sake I, your God, became your son; I, the Lord, took the form of a slave; I, whose home is above the heavens, descended to the earth and beneath the earth. For your sake, for the sake of man, I became like a man without help, free among the dead. For the sake of you, who left a garden, I was betrayed to the Jews in a garden, and I was crucified in a garden.

See on my face the spittle I received in order to restore to you the life I once breathed into you. See there the marks of the blows I received in order to refashion your warped nature in my image. On my back see the marks of the scourging I endured to remove the burden of sin that weighs upon your back. See my hands, nailed firmly to a tree, for you who once wickedly stretched out your hand to a tree.

I slept on the cross and a sword pierced my side for you who slept in paradise and brought forth Eve from your side. My side has healed the pain in yours. My sleep will rouse you from your sleep in hell. The sword that pierced me has sheathed the sword that was turned against you.

Rise, let us leave this place. The enemy led you out of the earthly paradise. I will not restore you to that paradise, but I will enthrone you in heaven. I forbade you the tree that was only a symbol of life, but see, I who am life itself am now one with you. I appointed cherubim to guard you as slaves are guarded, but now I make them worship you as God. The throne formed by cherubim awaits you, its bearers swift and eager. The bridal chamber is adorned, the banquet is ready, the eternal dwelling places are prepared, the treasure houses of all good things lie open. The kingdom of heaven has been prepared for you from all eternity.

من عظة قديمة في يوم سبت النور العظيم (PG 43، 439 و451 و462- 463) نزول الرب إلى مثوى الأموات



ما الأمرُ؟ صمتٌ رهيبٌ يخيِّمُ اليومَ على الأرض. صمتٌ رهيبٌ ووَحشَة. صمتٌ رهيبٌ، لأنَّ الملكَ في رُقاد. خافَتِ الأرضُ ثم اطمأنَّتْ، لأنَّ الرَّبَّ رقدَ في الجسدِ، وأقامَ الرَّاقدِين منذ الدُّهور. ماتَ الرَّبُّ في الجسدِ وزعزعَ أركانَ الجحيم.
ذهب يبحثُ عن أبِينا الأوّلِ كما يبحثُ عن الخروفِ الضَّالِّ. أرادَ أن يتفقَّدَ الجالسِين في الظُّلمةِ وظلالِ الموت. ذهبَ الله وابنُ الله لِيُحرِّرَ من الآلامِ آدمَ وحوّاءَ، وينجِّيَهما من قيودِ الأسر.
دخلَ الربُّ مُمسِكًا بصليبِ الظَّفَر. ومذ رآه أبونا الأوَّلُ آدمُ قرعَ صدرَه من العَجَبِ، وهتفَ بالجميعِ قائلا: "الله ربِّي معَكم جميعًا". وأجابَ المسيحُ آدمَ قال: "ومع روحِك أيضًا". ثم أمسكَ بيدِه وأنهضَه قائلا: "استيقظْ، أيُّها النَّائم، وقُمْ من بينِ الأمواتِ يُضِئْ لكَ المسيح".
أنا الرَّبُّ إلهُك. من أجلِكَ صِرْتُ ابنًا لكَ. من أجلِك، ومن أجلِ هؤلاء الذين وُلِدُوا منك، أقولُ الآنَ، وآمُرُ بسلطانٍ، لجميعِ الذين كانوا في الأسر: اخرُجوا، وللَّذين في الظُّلُمات: استنيروا، وللرَّاقدِين: استيقظوا.
أنا أقولُ لكَ: استيقِظْ، أيُّها النَّائم. لم أصنَعْكَ حتى تُقيَّدَ أسيرًا في الجحيم. قُمْ من بيِن الأموات. أنا حياةُ كلِّ مَن مات. قم، أنتَ، صُنْعُ  يدَيَّ. قُمْ، أنتَ صورتي، أنتَ الذي خُلِقْتَ على صورتي ومثالي. قُمْ، وَلْنَخرُجْ من هنا.  أنتَ فِيَّ وأنا فِيكَ. نحن شخصٌ واحدٌ غيرُ منفصِلٍ.
من أجلِكَ، أنا الرَّبُّ إلهُك، صِرْتُ ابنًا لكَ. من أجلِكَ، أنا الرَّبُّ، اتَّخذْتُ صورتَكَ صورةَ العبد. من أجلكَ، أنا الجالسُ فوقَ السَّماواتِ، انحدرْتُ إلى الأرضِ بل وتحتَ الأرض. من أجلِكَ، أنتَ الإنسانَ، صرْتُ إنسانًا لا عونَ له، ولكنّي حُرٌّ بينَ الأموات. من أجلِكَ، أنتَ الذي أُخرِجْتَ من البستان، أُسلِمْتُ إلى اليهودِ خارجَ البستان، وفي البستانِ صُلِبْتُ. 
انظُرْ إلى البُصاقِ يُغطّي وجهي. من أجلكَ قبِلْتُ ذلك، حتى أُعيدَ إليكَ بهاءَكَ السَّابق. انظُرْ إلى الضَّرَبات على خدَّيَّ. تحمَّلْتُها حتى أُصلِحَ منظرَك المشوَّهَ وأُعِيدَ كمالَ صورتي فيك.
انظُرْ ضَرَباتِ السِّيَاطِ على ظهري. حَمَلْتُها حتى أُزيلَ عنكَ ثِقَلَ خطاياك التي ناءَ بها ظهرُكَ. انظُرِ المساميرَ التي سمَّرَتْ يدَيَّ على الخشبةِ، من أجلِك أنت الذي مدَدْتَ يدَك يومًا عاصيًا إلى شجرة.
أُلقِيْتُ على الصَّليبِ، وطَعنَتِ الحربةُ جنبي، من أجلك أنتَ الذي استلقَيْتَ في الجنَّةِ فنِمْتَ، ومن جنبِكَ أُخرِجَتْ حوَّاء. جنبي هو شفاءٌ لآلامِ جنبِكَ. ورقادي أنا (على الصَّليب) سيُوقظُكَ من رقادِ الجحيم. الحربةُ موجَّهةُ إليَّ حالَتْ دون الحربةِ الموجَّهةِ إليك.
قُمْ، لنذهَبْ من هنا. أخرجَك العدوُّ من البستان. وأنا لا أضعُكَ بعدُ في بستانٍ بل على عرشٍ سماويٍّ. حرمَك إبليسُ الشَّجرةَ رَمْزَ الحياة. وها أنا الحياةُ بالذَّات أتِّحدُ بك. أقمْتُ الكاروبيم خَدَمًا ليَحرُسُوك. والآنَ آمُرُ الكاروبيم أن يسجدوا لكَ، كما يَليقُ بالله. 
لقد أُعِدَّ عرشُ الكاروبين، وحضرَ حمَلةُ العرشِ واستعدّوا، الحَجَلَةُ أُعِدَّتْ والطَّعامُ مهيّأٌ، والأخدارُ والمنازلُ السَّماويَّةُ مزيَّنة، وكنوزُ الخيراتِ فُتِحَتْ، وملكوتُ السَّماواتِ مُعَدٌّ منذُ الأزل.

HOMELIE ANCIENNE POUR LE GRAND ET SAINT SAMEDI « Éveille-toi, ô toi qui dors »



Que se passe-t-il  ? Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. La terre a tremblé et elle s'est apaisée, parce que Dieu s'est endormi dans la chair et il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines. Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s'est mis à trembler. ~

C'est le premier homme qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort. Oui. c'est vers Adam captif, en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs. ~

Le Seigneur s'est avancé vers eux, muni de la croix, l'arme de sa victoire. Lorsqu'il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s'écria vers tous les autres : « Mon Seigneur avec nous tous ! » Et le Christ répondit à Adam: « Et avec ton esprit ». Il le prend par la main et le relève en disant : Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera.

« C'est moi ton Dieu, qui, pour toi, suis devenu ton fils ; c'est moi qui, pour toi et pour tes descendants, te parle maintenant et qui, par ma puissance, ordonne à ceux qui sont dans les chaînes : Sortez. À ceux qui sont dans les ténèbres : Soyez illuminés. À ceux qui sont endormis : Relevez-vous.

« Je te l'ordonne : Éveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts : moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable qui as été créé à mon image. Éveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible.

« C'est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; c'est pour toi que moi, le Maître, j'ai pris ta forme d'esclave ; c'est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre et au-dessous de la terre ; c'est pour toi, l'homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts ; c'est pour toi, qui es sorti du jardin, que j'ai été livré aux Juifs dans un jardin et que j'ai été crucifié dans un jardin.

« Vois les crachats sur mon visage ; c'est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues : je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image.

« Vois la flagellation sur mon dos, que j'ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois. ~

« Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t'es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Ève. Mon côté a guéri la douleur de ton côté ; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi.

« Lève-toi, partons d'ici. L'ennemi t'a fait sortir de la terre du paradis ; moi je ne t'installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t'ai écarté de l'arbre symbolique de la vie ; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu'un avec toi. J'ai posté les chérubins pour qu'ils te gardent comme un serviteur ; je fais maintenant que les chérubins t'adorent comme un Dieu. ~

« Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité. »

Près de la tombe scellée                 Stance
les gardes veillent ;
et pourquoi, si la vie est vaincue ?
Mais en ton coeur, Vierge Marie,
quelle espérance veille ?
Comme jadis dans le Temple,
retrouveras-tu, au troisième jour,
celui que tu appelles dans la nuit :
"Lève-toi, bien-aimé,
montre-moi ton visage."

LECTURES (VEILLÉE PASCALE )


PREMIÈRE LECTURE
Gn 1, 1 – 2, 2

« Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon »

Lecture du livre de la Genèse

Au commencement,
Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide,
les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme
et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.

Dieu dit :
« Que la lumière soit. »
Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne,
et Dieu sépara la lumière des ténèbres.
Dieu appela la lumière « jour »,
il appela les ténèbres « nuit ».
Il y eut un soir, il y eut un matin :
premier jour.

Et Dieu dit :
« Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux,
et qu’il sépare les eaux. »
Dieu fit le firmament,
il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament
et les eaux qui sont au-dessus.
Et ce fut ainsi.
Dieu appela le firmament « ciel ».
Il y eut un soir, il y eut un matin :
deuxième jour.

Et Dieu dit :
« Les eaux qui sont au-dessous du ciel,
qu’elles se rassemblent en un seul lieu,
et que paraisse la terre ferme. »
Et ce fut ainsi.
Dieu appela la terre ferme « terre »,
et il appela la masse des eaux « mer ».
Et Dieu vit que cela était bon.

Dieu dit :
« Que la terre produise l’herbe,
la plante qui porte sa semence,
et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne,
selon son espèce,
le fruit qui porte sa semence. »
Et ce fut ainsi.
La terre produisit l’herbe,
la plante qui porte sa semence, selon son espèce,
et l’arbre qui donne, selon son espèce,
le fruit qui porte sa semence.
Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
troisième jour.

Et Dieu dit :
« Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel,
pour séparer le jour de la nuit ;
qu’ils servent de signes
pour marquer les fêtes, les jours et les années ;
et qu’ils soient, au firmament du ciel,
des luminaires pour éclairer la terre. »
Et ce fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires :
le plus grand pour commander au jour,
le plus petit pour commander à la nuit ;
il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça au firmament du ciel
pour éclairer la terre,
pour commander au jour et à la nuit,
pour séparer la lumière des ténèbres.
Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
quatrième jour.

Et Dieu dit :
« Que les eaux foisonnent
d’une profusion d’êtres vivants,
et que les oiseaux volent au-dessus de la terre,
sous le firmament du ciel. »
Dieu créa, selon leur espèce,
les grands monstres marins,
tous les êtres vivants qui vont et viennent
et foisonnent dans les eaux,
et aussi, selon leur espèce,
tous les oiseaux qui volent.
Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit par ces paroles :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez les mers,
que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin :
cinquième jour.

Et Dieu dit :
« Que la terre produise des êtres vivants
selon leur espèce,
bestiaux, bestioles et bêtes sauvages
selon leur espèce. »
Et ce fut ainsi.
Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce,
les bestiaux selon leur espèce,
et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce.
Et Dieu vit que cela était bon.

Dieu dit :
« Faisons l’homme à notre image,
selon notre ressemblance.
Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel,
des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages,
et de toutes les bestioles
qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image,
à l’image de Dieu il le créa,
il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez la terre et soumettez-la.
Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel,
et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore :
« Je vous donne toute plante qui porte sa semence
sur toute la surface de la terre,
et tout arbre dont le fruit porte sa semence :
telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la terre,
à tous les oiseaux du ciel,
à tout ce qui va et vient sur la terre
et qui a souffle de vie,
je donne comme nourriture toute herbe verte. »
Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ;
et voici : cela était très bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
sixième jour.

Ainsi furent achevés le ciel et la terre,
et tout leur déploiement.
Le septième jour,
Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite.
Il se reposa, le septième jour,
de toute l’œuvre qu’il avait faite.

– Parole du Seigneur. 

OU LECTURE BRÈVE

« Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon » (Gn 1, 1.26-31a)

Lecture du livre de la Genèse

Au commencement,
Dieu créa le ciel et la terre.

Dieu dit :
« Faisons l’homme à notre image,
selon notre ressemblance.
Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel,
des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages,
et de toutes les bestioles
qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image,
à l’image de Dieu il le créa,
il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez la terre et soumettez-la.
Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel,
et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore :
« Je vous donne toute plante qui porte sa semence
sur toute la surface de la terre,
et tout arbre dont le fruit porte sa semence :
telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la terre,
à tous les oiseaux du ciel,
à tout ce qui va et vient sur la terre
et qui a souffle de vie,
je donne comme nourriture toute herbe verte. »
Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ;
et voici : cela était très bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
sixième jour.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
Ps 103 (104), 1-2a, 5-6, 10.12, 13-14ab, 24.35c

R/. Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! (cf. Ps 103, 30)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !

Tu as donné son assise à la terre :
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
les eaux couvraient même les montagnes.

Dans les ravins tu fais jaillir des sources
et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
les oiseaux séjournent près d’elle :
dans le feuillage on entend leurs cris.

De tes demeures tu abreuves les montagnes,
et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,
et les champs pour l’homme qui travaille.

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l’a fait ;
la terre s’emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme ! 

OU PSAUME

Ps 32 (33), 4-5, 6-7, 12-13, 20.22

R/. Toute la terre, Seigneur, est remplie de ton amour. (cf. Ps 32, 5b)

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il amasse, il retient l’eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

DEUXIÈME LECTURE
Gn 22, 1-18

Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :
« Abraham ! »
Celui-ci répondit :
« Me voici ! »
Dieu dit :
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai. »

Abraham se leva de bon matin,
sella son âne,
et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac.
Il fendit le bois pour l’holocauste,
et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
Le troisième jour, Abraham, levant les yeux,
vit l’endroit de loin.
Abraham dit à ses serviteurs :
« Restez ici avec l’âne.
Moi et le garçon, nous irons jusque là-bas pour adorer,
puis nous reviendrons vers vous. »

Abraham prit le bois pour l’holocauste
et le chargea sur son fils Isaac ;
il prit le feu et le couteau,
et tous deux s’en allèrent ensemble.
Isaac dit à son père Abraham :
« Mon père !
– Eh bien, mon fils ? »
Isaac reprit :
« Voilà le feu et le bois,
mais où est l’agneau pour l’holocauste ? »
Abraham répondit :
« Dieu saura bien trouver
l’agneau pour l’holocauste, mon fils. »
Et ils s’en allaient tous les deux ensemble.

Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois,
puis il lia son fils Isaac
et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
« Abraham ! Abraham ! »
Il répondit :
« Me voici ! »
L’ange lui dit :
« Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ».
On l’appelle aujourd’hui : « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. »

Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara :
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance. »

– Parole du Seigneur. 

OU LECTURE BRÈVE

Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé (Gn 22, 1-2.9a.10-13.15-18)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :
« Abraham ! »
Celui-ci répondit :
« Me voici ! »
Dieu dit :
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai. »

Quand ils furent arrivés à l’endroit que Dieu avait indiqué,
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
« Abraham ! Abraham ! »
Il répondit :
« Me voici ! »
L’ange lui dit :
« Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara :
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11

R/. Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)

Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !


TROISIÈME LECTURE

« Les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer » (Ex 14, 15 – 15, 1a)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
le Seigneur dit à Moïse :
« Pourquoi crier vers moi ?
Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer,
fends-la en deux,
et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent :
ils y entreront derrière eux ;
je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée,
de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur,
quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon,
de ses chars et de ses guerriers. »
L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël,
se déplaça et marcha à l’arrière.
La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde
et vint se tenir à l’arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël.
Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit,
si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras sur la mer.
Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ;
il mit la mer à sec,
et les eaux se fendirent.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec,
les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent ;
tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers
entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.

Aux dernières heures de la nuit,
le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée,
l’armée des Égyptiens,
et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars,
et ils eurent beaucoup de peine à les conduire.
Les Égyptiens s’écrièrent :
« Fuyons devant Israël,
car c’est le Seigneur
qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse :
« Étends le bras sur la mer :
que les eaux reviennent sur les Égyptiens,
leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras sur la mer.
Au point du jour, la mer reprit sa place ;
dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent,
et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers,
toute l’armée de Pharaon
qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël.
Il n’en resta pas un seul.
Mais les fils d’Israël
avaient marché à pied sec au milieu de la mer,
les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là,
le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte,
et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
Israël vit avec quelle main puissante
le Seigneur avait agi contre l’Égypte.
Le peuple craignit le Seigneur,
il mit sa foi dans le Seigneur
et dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d’Israël
chantèrent ce cantique au Seigneur :

CANTIQUE

Ex 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18

R/. Chantons pour le Seigneur ! éclatante est sa gloire ! (cf. Ex 15, 1b)

Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier.

Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.

Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer.
L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.

L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi.

Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage,
le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter,
le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains.
Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.


QUATRIÈME LECTURE

Dans sa miséricorde éternelle, le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi (Is 54, 5-14)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem :
Ton époux, c’est Celui qui t’a faite,
son nom est « Le Seigneur de l’univers ».
Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël,
il s’appelle « Dieu de toute la terre ».
Oui, comme une femme abandonnée, accablée,
le Seigneur te rappelle.
Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ?
– dit ton Dieu.
Un court instant, je t’avais abandonnée,
mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai.
Quand ma colère a débordé,
un instant, je t’avais caché ma face.
Mais dans mon éternelle fidélité,
je te montre ma tendresse,
– dit le Seigneur, ton rédempteur.
Je ferai comme au temps de Noé,
quand j’ai juré que les eaux
ne submergeraient plus la terre :
de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi,
et de ne plus te menacer.
Même si les montagnes s’écartaient,
si les collines s’ébranlaient,
ma fidélité ne s’écarterait pas de toi,
mon alliance de paix ne serait pas ébranlée,
– dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse.
Jérusalem, malheureuse,
battue par la tempête, inconsolée,
voici que je vais sertir tes pierres
et poser tes fondations sur des saphirs.
Je ferai tes créneaux avec des rubis,
tes portes en cristal de roche,
et toute ton enceinte avec des pierres précieuses.
Tes fils seront tous disciples du Seigneur,
et grande sera leur paix.
Tu seras établie sur la justice :
loin de toi l’oppression,
tu n’auras plus à craindre ;
loin de toi la terreur,
elle ne t’approchera plus.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

R/. Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (Ps 29, 2a)

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m’as guéri ;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie !
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie !

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi ;
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !


CINQUIÈME LECTURE

« Venez à moi, et vous vivrez ; je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle » (Is 55, 1-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur :
Vous tous qui avez soif,
venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent,
venez acheter et consommer,
venez acheter du vin et du lait
sans argent, sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,
vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?
Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,
vous vous régalerez de viandes savoureuses !
Prêtez l’oreille ! Venez à moi !
Écoutez, et vous vivrez.
Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :
ce sont les bienfaits garantis à David.
Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,
pour les peuples, un guide et un chef.
Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;
une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,
à cause du Seigneur ton Dieu,
à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;
invoquez-le tant qu’il est proche.
Que le méchant abandonne son chemin,
et l’homme perfide, ses pensées !
Qu’il revienne vers le Seigneur
qui lui montrera sa miséricorde,
vers notre Dieu
qui est riche en pardon.
Car mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins,
– oracle du Seigneur.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,
et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui me plaît,
sans avoir accompli sa mission.

– Parole du Seigneur.

CANTIQUE

Is 12, 2, 4bcd, 5-6

R/. Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut ! (Is 12, 3)

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !


SIXIÈME LECTURE

Marche vers la splendeur du Seigneur (Ba 3, 9-15.32 – 4, 4)

Lecture du livre du prophète Baruc

Écoute, Israël, les commandements de vie,
prête l’oreille pour acquérir la connaissance.
Pourquoi donc, Israël,
pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis,
vieillissant sur une terre étrangère,
souillé par le contact des cadavres,
inscrit parmi les habitants du séjour des morts ?
– Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse !
Si tu avais suivi les chemins de Dieu,
tu vivrais dans la paix pour toujours.
Apprends où se trouvent
et la connaissance, et la force, et l’intelligence ;
pour savoir en même temps où se trouvent
de longues années de vie,
la lumière des yeux et la paix.

Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse,
qui a pénétré jusqu’à ses trésors ?
Celui qui sait tout en connaît le chemin,
il l’a découvert par son intelligence.
Il a pour toujours aménagé la terre,
et l’a peuplée de troupeaux.
Il lance la lumière, et elle prend sa course ;
il la rappelle, et elle obéit en tremblant.
Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ;
il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! »
Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites.
C’est lui qui est notre Dieu :
aucun autre ne lui est comparable.
Il a découvert les chemins du savoir,
et il les a confiés à Jacob, son serviteur,
à Israël, son bien-aimé.

Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre,
elle a vécu parmi les hommes.
Elle est le livre des préceptes de Dieu,
la Loi qui demeure éternellement :
tous ceux qui l’observent vivront,
ceux qui l’abandonnent mourront.
Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ;
à sa lumière, marche vers la splendeur :
ne laisse pas ta gloire à un autre,
tes privilèges à un peuple étranger.
Heureux sommes-nous, Israël !
Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

Ps 18B (19), 8, 9, 10, 11

R/. Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.


SEPTIÈME LECTURE

« Je répandrai sur vous une eau pure et je vous donnerai un cœur nouveau » (Ez 36, 16-17a.18-28)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme,
lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays,
ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes.
Alors j’ai déversé sur eux ma fureur,
à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays,
à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur.
Je les ai dispersés parmi les nations,
ils ont été disséminés dans les pays étrangers.
Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés.
Dans les nations où ils sont allés,
ils ont profané mon saint nom,
car on disait :
‘C’est le peuple du Seigneur,
et ils sont sortis de son pays !’
Mais j’ai voulu épargner mon saint nom,
que les gens d’Israël avaient profané
dans les nations où ils sont allés.
Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël :
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Ce n’est pas pour vous que je vais agir,
maison d’Israël,
mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané
dans les nations où vous êtes allés.
Je sanctifierai mon grand nom,
profané parmi les nations,
mon nom que vous avez profané au milieu d’elles.
Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur
– oracle du Seigneur Dieu –
quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux.
Je vous prendrai du milieu des nations,
je vous rassemblerai de tous les pays,
je vous conduirai dans votre terre.
Je répandrai sur vous une eau pure,
et vous serez purifiés ;
de toutes vos souillures, de toutes vos idoles,
je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau,
je mettrai en vous un esprit nouveau.
J’ôterai de votre chair le cœur de pierre,
je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit,
je ferai que vous marchiez selon mes lois,
que vous gardiez mes préceptes
et leur soyez fidèles.
Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères :
vous, vous serez mon peuple,
et moi, je serai votre Dieu. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

Ps 41 (42), 3, 5efgh ; 42 (43), 3, 4

R/. Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu. (Ps 41, 2)

Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à Dieu ?

Je conduisais vers la maison de mon Dieu
la multitude en fête,
parmi les cris de joie
et les actions de grâce.

Envoie ta lumière et ta vérité :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent à ta montagne sainte,
jusqu’en ta demeure.

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grâce avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu.

OU PSAUME

Ps 50 (51), 12-13, 14-15, 18-19

R/. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (Ps 50, 12)

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.


EPÎTRE

« Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus » (Rm 6, 3b-11)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus,
c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort,
nous avons été mis au tombeau avec lui,
c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi,
comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père,
est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui
par une mort qui ressemble à la sienne,
nous le serons aussi
par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous
a été fixé à la croix avec lui
pour que le corps du péché soit réduit à rien,
et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet :
ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ;
la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort,
c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant,
c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même, vous aussi,
pensez que vous êtes morts au péché,
mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

R/. Alléluia, alléluia, alléluia !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai,
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

ACCLAMATION

EVANGILE
Lc 24, 1-12

« Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ? »

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le premier jour de la semaine,
à la pointe de l’aurore,
les femmes se rendirent au tombeau,
portant les aromates qu’elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.
Elles entrèrent,
mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Alors qu’elles étaient désemparées,
voici que deux hommes se tinrent devant elles
en habit éblouissant.
Saisies de crainte,
elles gardaient leur visage incliné vers le sol.
Ils leur dirent :
« Pourquoi cherchez-vous le Vivant
parmi les morts ?
Il n’est pas ici,
il est ressuscité.
Rappelez-vous ce qu’il vous a dit
quand il était encore en Galilée :
‘Il faut que le Fils de l’homme
soit livré aux mains des pécheurs,
qu’il soit crucifié
et que, le troisième jour, il ressuscite.’ »

Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites.
Revenues du tombeau,
elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
C’étaient Marie Madeleine, Jeanne,
et Marie mère de Jacques ;
les autres femmes qui les accompagnaient
disaient la même chose aux Apôtres.
Mais ces propos leur semblèrent délirants,
et ils ne les croyaient pas.
Alors Pierre se leva et courut au tombeau ;
mais en se penchant,
il vit les linges, et eux seuls.
Il s’en retourna chez lui,
tout étonné de ce qui était arrivé.

– Acclamons la Parole de Dieu.