Follow by Email

jeudi 28 juillet 2016

CATÉCHÉSE PRÉBAPTISMALE DE SAINT CYRILLE DE JERUSALEM SUR LE SYMBOLE DE LA FOI L'Église a les promesses de la vie éternelle



Église « catholique» : tel est le nom propre de cette Église sainte et qui est notre mère à tous. Elle est l'épouse de notre Seigneur Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, car il est écrit : De même que le Christ a aimé l'Église et s'est livré pour elle, etc. ; elle offre une image et une imitation de la Jérusalem d'en haut, qui est libre et qui est notre mère à tous. Après avoir été stérile, elle a maintenant de nombreux enfants.

La première épouse ayant été répudiée, dans la seconde, qui est l'Église catholique, Dieu a placé premièrement, selon saint Paul, des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, d'assister leurs frères, de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses, enfin la beauté de toutes les vertus: je veux dire la sagesse et l'intelligence, la tempérance et la justice, la miséricorde et la bonté, la patience invincible dans les persécutions.

Or l'Église, par les armes offensives et défensives de la justice, dans la gloire et le mépris, a connu d'abord les persécutions et l'oppression ; elle a couronné les saints martyrs de couronnes où s'entrelaçaient toutes les fleurs diverses de la patience. Et maintenant que la paix est venue, grâce à Dieu, elle reçoit l'honneur qui lui est dû de la part des rois, des personnages les plus haut placés, comme des hommes de toute race et de toute catégorie. Mais, alors que les rois voient les limites de leur pouvoir selon les lieux habités respectivement par leurs peuples, la sainte Église catholique est seule à jouir d'un pouvoir illimité sur toute la terre, comme il est écrit : Dieu lui a donné la paix pour frontière. ~

Puisque, dans cette sainte Église catholique, nous recevons des préceptes et des mœurs d'une grande noblesse, nous aurons en héritage le Royaume des cieux et la vie éternelle. Pour que le Seigneur nous l'accorde, nous supportons tout. Car le but qui nous est fixé ne consiste pas en peu de chose : il s'agit de gagner la vie éternelle. C'est pourquoi, dans la profession de foi qui nous a été enseignée, après l'article : En la résurrection de la chair, c'est-à-dire des morts (nous en avons discuté), nous affirmons croire en la vie éternelle : c'est pour elle que les chrétiens combattent.

Donc la vie réelle et vraie, c'est le Père ; par le Fils, dans le Saint-Esprit, il fait jaillir les dons du ciel sur toutes les créatures ; et c'est par sa bonté que nous avons reçus, nous aussi les hommes, la promesse infaillible des biens de la vie éternelle.