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samedi 4 mars 2017

"Summorum Pontificum, une oasis spirituelle pour les prêtres d'aujourd'hui" - Riposte-catholique

"Summorum Pontificum, une oasis spirituelle pour les prêtres d'aujourd'hui" - Riposte-catholique

« Summorum Pontificum, une oasis spirituelle pour les prêtres d'aujourd'hui »

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Paix liturgique a publié un entretien avec le RP Vincenzo Nuara, op, qui, en Italie, a lancé l'Amitié sacerdotale Summorum Pontificum, structure qui permet aux prêtres de suivre des retraites organisées autour de la forme extraordinaire.  Voici quelques extraits de cet entretien.

À la question sur le déroulement des journées de retraite spirituelle, le RP Nuara, op, répond:

De façon très traditionnelle, dirais-je ! Nous en sommes à notre septième édition. Chaque année, nous invitons un prédicateur différent qui illustre un thème de son choix portant sur tel ou tel aspect de la vie sacerdotale et spirituelle. Cette année, l'Amicizia Sacerdotale Summorum Pontificum est heureuse de recevoir le fondateur des moines de Nursie, le RP Cassian Folsom, osb, qui nous instruit sur la sainte liturgie comme source de sanctification. Le prédicateur donne deux instructions chaque jour, après tierce et après none. Nos journées sont en effet rythmées par la récitation en commun de l'Office divin, des laudes aux complies. Pour le reste, c'est le silence qui prévaut. Sinon, les prêtres s'alternent tout au long de la journée aux quatre autels prévus à cet effet pour la célébration de leur messe privée.

Concernant les prêtres invités à ces retraites, le RP Nuara, op, affirme que « tous les prêtres sont les bienvenus. Qu'ils soient diocésains ou non, qu'ils célèbrent ou non la forme extraordinaire du rite romain, qu'ils viennent d'Italie ou de l'étranger (cette année, nous avons un missionnaire polonais venu d'Asie par exemple !). Souvent, ils viennent à deux, l'un entraînant l'autre. » L'aura est extrêmement large. En effet:

Bien sûr, même quand ils ne sont pas familiers de la forme extraordinaire, tous sont attirés par la spiritualité traditionnelle. Pour certains, c'est l'occasion de renouer avec leur identité sacerdotale, avec leur vocation. Certains reconnaissent en effet avoir laissé la pratique de la retraite spirituelle, lassés du bruit et de la superficialité de celles qu'ils fréquentaient. Le silence qu'ils découvrent chez nous, même s'il est parfois difficile de le respecter, est un trésor dont ils font provision.

Il y a, évidemment, des fruits collectifs. Il faut bien reconnaître que ces fruits sont justement l'oeuvre de Benoît XVI:

Tout d'abord, je voudrais dire que cette retraite annuelle naît elle-même comme un fruit du motu proprio de Benoît XVI. Ensuite, au bout de sept éditions, il est évident que les fruits de cette semaine d'intense vie spirituelle et liturgique dépassent le cadre individuel.
De l'avis des participants, elle est à la fois une expérience de charité sacerdotale, de charité fraternelle et de charité spirituelle.
– Elle est une expérience de charité sacerdotale car elle pourvoit à un besoin primordial de la vie sacerdotale qui correspond, en même temps, un devoir canonique des prêtres. Certains prêtres souffrent de ne pouvoir trouver dans les retraites qui leur sont proposées par leur diocèse ou leur communauté la nourriture spirituelle dont ils ont besoin. C'est ce moment clé de leur vie spirituelle que nous leur offrons grâce au motu proprio Summorum Pontificum.
– Elle est une expérience de charité fraternelle car elle permet à des prêtres souvent isolés, en particulier en raison de leur sensibilité traditionnelle, de se retrouver entre frères. C'est pour eux l'occasion de partager, avec ce que le cardinal Sarah a justement appelé « la force » du silence, un intense moment de prière, de réflexion et de méditation. Pendant quelques jours ils n'ont plus l'impression d'être des étrangers…
– Elle est enfin une expérience de charité spirituelle car elle leur permet de reposer, soigner et fortifier leur âme. C'est pour tous une opportunité de raviver le don de Dieu, la grâce sacramentelle reçue lors de leur ordination. Ainsi, ils refont le plein de zèle apostolique et sont donc, de retour dans leur paroisse ou leur office, mieux au service des âmes qui leur sont confiées.

Benoît XVI soulignait bien la nécessité de « créer des îlots, des oasis, puis de grands terrains de culture catholique, dans lesquels vivre le dessein du Créateur. » La pérennité, l'extension de la forme extraordinaire du rite romain est aussi liée à une rénovation de la vie sacerdotale et spirituelle.

Source: Paix Liturgique.