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vendredi 28 décembre 2018

Entretien exclusif avec M. l'abbé Davide Pagliarani - L'avenir de l'Eglise et des vocations se trouve dans les familles où les parents ont planté la Croix de Notre-Seigneur - 28 décembre 2018

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Entretien exclusif avec M. l'abbé Davide Pagliarani - L'avenir de l'Eglise et des vocations se trouve dans les familles où les parents ont planté la Croix de Notre-Seigneur - 28 décembre 2018

   Entretien exclusif avec M. l'abbé Davide Pagliarani - L'avenir de l'Eglise et des vocations se trouve dans les familles où les parents ont planté la Croix de Notre-Seigneur - 28 décembre 2018

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Vatican II - Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...

Entretien exclusif avec M. l'abbé Davide Pagliarani - L'avenir de l'Eglise 
et des vocations se trouve dans les familles où les parents 
ont planté la Croix de Notre-Seigneur - 28 décembre 2018


Entretien exclusif avec l'abbé Davide Pagliarani, 
Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X.
 [Crédit Photo : KNA/MG ]

M. l'abbé Davide Pagliarani, Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X depuis le 11 juillet 2018, a accordé un entretien exclusif à La Porte Latine - le site officiel du District de France de la FSSPX -, dans lequel il rappelle la fécondité de la Croix pour les vocations et les familles.

Il insiste particulièrement sur la nécessité de garder l'authentique esprit du Fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, « esprit d'amour pour la foi et pour la vérité, pour les âmes, pour l'Eglise », face à la récente canonisation de Paul VI et à la promotion de la synodalité dans l'Eglise.

La Porte Latine  Voici maintenant cinq mois que vous avez été élu Supérieur Général de la Fraternité Saint Pie X, pour un mandat de douze ans. Ces cinq mois vous ont certainement permis de faire un premier tour d'horizon de l'œuvre fondée par Mgr Lefebvre, venant compléter votre expérience personnelle déjà riche. En retirez-vous une première impression générale, en dégagez-vous des premières priorités pour les années à venir ?

La Fraternité est une œuvre de Dieu et plus on la découvre, plus on l'aime. Deux choses me saisissent le plus dans cette découverte. D'abord, le caractère providentiel de la Fraternité : elle est le résultat des choix et des décisions d'un saint guidé uniquement par une prudence surnaturelle et « prophétique », dont on apprécie encore plus la sagesse au fur et à mesure que les années s'écoulent et que la crise de l'Eglise s'aggrave. Ensuite, j'ai pu constater encore une fois que nous ne sommes pas des privilégiés épargnés : le Bon Dieu sanctifie tous nos membres et nos fidèles, par les échecs, les épreuves, les déceptions, en un mot par la croix et non par d'autres moyens.

 

Les vocations viennent des foyers où l'on ne respire pas l'amertume ni la critique envers les prêtres

La Porte Latine - Avec 65 nouveaux séminaristes cette année, la Fraternité détient son record d'entrées dans ses séminaires depuis trente ans. Vous avez été vous-même directeur du séminaire de La Reja (Argentine) pendant près de six ans. Comment comptez-vous favoriser le développement de vocations toujours plus nombreuses et plus solides ?

Je suis persuadé que la vraie solution pour augmenter le nombre de vocations et leur persévérance ne réside pas en premier lieu dans des moyens humains et pour ainsi dire « techniques », tels que bulletins, tournées apostoliques ou publicité. Tout d'abord, une vocation a besoin pour éclore d'un foyer où l'on aime Notre-Seigneur, sa Croix et son sacerdoce ; un foyer où l'on ne respire pas l'amertume ni la critique envers les prêtres. C'est par osmose, au contact de parents véritablement chrétiens et de prêtres profondément imprégnés de l'esprit de Notre-Seigneur, qu'une vocation s'éveille. C'est à ce niveau-là qu'il faut continuer à travailler de toutes nos forces. Une vocation n'est jamais le résultat d'un raisonnement spéculatif ni d'une leçon qu'on a reçue et avec laquelle on est intellectuellement d'accord. Ces éléments peuvent aider à répondre à l'appel de Dieu, seulement à condition de suivre ce que nous avons dit précédemment.

La Porte Latine – Le 14 octobre dernier, le pape François a canonisé le pape qui a signé de sa main tous les documents de Vatican II, le pape de la nouvelle messe, le pape dont le pontificat a été marqué par les 80 000 prêtres qui ont abandonné leur sacerdoce. Que vous inspire cette canonisation ? 

Cette canonisation (1) doit nous inspirer une réflexion profonde, au-delà de l'émotion médiatique qui a duré quelques heures et qui ne laisse aucune trace profonde ni chez ses partisans, ni chez ses adversaires. Au contraire, après quelques semaines, cette seule émotion risque de transformer tous en indifférents. Nous devons prendre garde à ne pas tomber dans ces pièges.

D'abord, il me semble assez évident qu'avec les béatifications ou canonisations de tous les papes récents à partir de Jean XXIII, on a essayé de « canoniser » d'une certaine manière le Concile, la nouvelle conception de l'Eglise et de la vie chrétienne que le Concile a établie et que tous les papes récents ont promue.

C'est un phénomène inédit dans l'histoire de l'Eglise. Ainsi, l'Eglise post-tridentine n'a jamais songé à canoniser tous les papes sans distinction de Paul III à Sixte V. Elle n'a canonisé que saint Pie V et cela, non en raison de ses seuls liens avec le concile de Trente ou son application, mais en raison de sa sainteté personnelle, proposée comme modèle à toute l'Eglise et mise au service de l'Eglise en tant que pape.

Le phénomène auquel nous assistons actuellement nous fait plutôt penser au changement de nom des places principales et des boulevards, à la suite d'une révolution ou d'un changement de régime.

Mais il faut lire cette canonisation aussi à la lumière de l'état présent de l'Eglise, car l'empressement à canoniser les papes du Concile est un phénomène relativement récent et il a connu son expression la plus manifeste avec la canonisation presque immédiate de Jean-Paul II.

Cette détermination à « faire vite » manifeste une fois de plus la fragilité dans laquelle l'Eglise issue du Concile se trouve actuellement. Que l'on veuille l'admettre ou non, le Concile est considéré comme dépassé par toute une aile ultra-progressiste et pseudo-réformatrice. Je pense, par exemple, à l'épiscopat allemand. Et d'un autre côté, les plus conservateurs sont amenés à constater, par la force des choses, que le Concile a déclenché un processus conduisant l'Eglise à une stérilité grandissante. Face à ce processus qui semble irréversible, il est normal que la hiérarchie actuelle essaye de redonner, au moyen de ces canonisations, une certaine valeur au Concile, qui puisse freiner la tendance inexorable des faits concrets.

Pour revenir à une analogie avec la société civile, chaque fois qu'un régime est en crise et qu'il en prend conscience, il essaye de faire redécouvrir la Constitution du pays, sa sacralité, sa pérennité, sa valeur transcendante… Or c'est en réalité le signe que tout ce qui est issu de cette Constitution et qui se fonde sur elle, est en péril de mort et qu'il faut essayer de le sauver par tous les moyens possibles. L'histoire prouve que ces mesures sont généralement insuffisantes pour redonner vie à ce qui a fait son temps.

 

Il n'y a que la Fraternité qui pourra aider l'Eglise, en rappelant qu'elle est une monarchie et non une assemblée moderne chaotique

La Porte Latine - Voici trois ans (le 17 octobre 2015), le pape François prononçait un important discours pour promouvoir la « synodalité » dans l'Eglise, y invitant les évêques à être désormais « à l'écoute de Dieu jusqu'à entendre avec lui le cri du Peuple, et à écouter le peuple jusqu'à y respirer la volonté à laquelle Dieu nous appelle ». Selon ses propres dires (discours du 25/11/2017), c'est en s'appuyant sur cette nouvelle synodalité qu'il a édicté les nouvelles lois simplifiant les procédures de nullité de mariage, ou encore qu'il a écrit Amoris Laetitia à la suite du synode sur la famille. Reconnaissez-vous en cela la voix de l'Esprit-Saint ? Que pouvez-vous nous dire de cette nouvelle expression dont usent aujourd'hui les autorités de l'Eglise ?

Le débat cyclique sur la synodalité n'est rien d'autre que la projection dans l'après-concile de la doctrine conciliaire sur la collégialité et des problèmes qu'elle a créés à l'Eglise.

De fait, on en parle très souvent, même dans des débats qui ont un autre objectif ou d'autres thèmes à traiter. Je pense, par exemple, au dernier synode sur la jeunesse où le sujet a été évoqué pour la énième fois. Cela manifeste que la hiérarchie n'a pas encore trouvé une solution satisfaisante et cela est inévitable, du moment que le problème est insoluble.

En effet, la collégialité met l'Eglise dans une situation permanente de quasi-concile, avec l'utopie de pouvoir gouverner l'Eglise universelle avec la participation de tous les évêques du monde. Cela a provoqué, de la part des conférences épiscopales nationales, une revendication de décentralisation systématique et insatiable, qui n'aura jamais de terme. On est devant une sorte de lutte de classes de la part des évêques, ce qui a produit, dans certaines conférences épiscopales, un esprit que l'on pourrait définir de pré-schismatique. Je pense encore ici à l'épiscopat allemand, qui offre bien l'exemple de toutes les déformations actuelles. Rome est dans une impasse. D'un côté, vis-à-vis des épiscopats nationaux, elle doit essayer de sauver quelque peu son autorité minée. De l'autre, elle ne peut pas renoncer à la doctrine conciliaire, ni à ses conséquences, sans mettre en discussion l'autorité du Concile et par conséquent le fondement de l'ecclésiologie actuelle. De fait tout le monde continue à marcher dans le même sens, quoiqu'à des vitesses différentes.

Les débats qui se poursuivent manifestent ce malaise latent, et surtout le fait que cette doctrine révolutionnaire est foncièrement contraire à la nature monarchique de l'Eglise. On ne pourra jamais trouver de solution satisfaisante, tant que l'on ne la rejettera pas définitivement.

C'est paradoxal, mais il n'y a que la Fraternité qui pourra aider l'Eglise, en rappelant aux papes et aux évêques que Notre-Seigneur a fondé une Eglise monarchique et non pas une assemblée moderne chaotique. Le jour arrivera où ce message sera écouté. Pour l'instant, c'est notre devoir de garder ce sens profond de l'Eglise et de sa hiérarchie, malgré le champ de bataille et les ruines que nous avons sous les yeux.

La Porte Latine – Comment l'Eglise pourrait-elle corriger les erreurs du Concile ? Après cinquante ans, est-ce réaliste de penser ainsi ?

D'un point de vue purement humain, il n'est pas réaliste de penser ainsi, car nous avons devant nous une Eglise complètement réformée, dans tous les aspects de sa vie, sans exception. C'est une nouvelle conception de la foi et de la vie chrétienne qui a engendré de façon cohérente une nouvelle manière de concevoir l'Eglise et d'y vivre au quotidien. Humainement, revenir en arrière est impossible.

Mais nous oublions peut-être trop souvent que l'Eglise est foncièrement divine, quoiqu'elle s'incarne en des hommes et dans l'histoire des hommes. Un jour, un pape, contre toute attente et contre tout calcul humain, reprendra les choses en mains et tout ce qu'il y a à corriger sera corrigé, car l'Eglise est divine et Notre-Seigneur ne l'abandonne pas. De fait, il ne dit pas autre chose, lorsqu'Il promet solennellement que « les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle » (Mt 16, 18). L'éclat de la divinité de l'Eglise sera d'autant plus fort qu'actuellement la situation paraît irréversible.

La Porte Latine – Cette année 2018 fut celle du trentième anniversaire des sacres épiscopaux conférés à Ecône par Mgr Lefebvre, véritable opération « survie de la Tradition ». Estimez-vous que cette opération était par nature unique, et qu'elle a aussi été un succès en ce sens qu'aujourd'hui, des évêques acceptent de conférer les ordinations et les confirmations dans le rite traditionnel, ou estimez-vous que, les années passant, de nouveaux sacres risquent de devoir être envisagés ?

L'avenir de la Fraternité est dans les mains de la Providence. C'est à nous d'en discerner les signes, de la même manière que notre Fondateur l'a fait, fidèlement, sans jamais vouloir ni devancer la Providence, ni l'ignorer. Nous avons là la plus belle leçon de Mgr Lefebvre, et beaucoup de ceux qui ne l'ont pas comprise en son temps peu à peu sont revenus sur leur jugement.

 

Le véritable esprit de notre Fondateur : un esprit d'amour pour la foi et pour la vérité, pour les âmes, pour l'Eglise, dans un esprit de charité authentique entre membres

La Porte Latine – Le District de France est le plus ancien et le plus important même s'il est d'ores-et-déjà « talonné » par celui des USA. Quelles sont les priorités humaines, matérielles ou apostoliques que vous avez fixées à son nouveau supérieur, M. l'abbé Benoît de Jorna, qui a été pendant 22 ans le Directeur duséminaire d'Ecône ?

Toutes les priorités peuvent se résumer en très peu de mots. Le nouveau supérieur de District a la tâche très belle de veiller à ce que l'on garde dans toutes nos maisons et chez tous les membres de la Fraternité le véritable esprit que notre Fondateur nous a légué : un esprit d'amour pour la foi et pour la vérité, pour les âmes, pour l'Eglise, et surtout ce qui découle de tout cela, un esprit de charité authentique entre les membres. Dans la mesure où nous gardons cet esprit, nous aurons une bonne influence sur les âmes, et la Fraternité attirera encore de nombreuses vocations.

La Porte Latine – Beau et enthousiasmant programme que voilà ! Mais il faudra aussi que les fidèles s'y associent pleinement. Vous les avez vus venir par milliers au récent pèlerinage de Lourdes au cours duquel vous avez célébré la messe solennelle du dimanche du Christ-Roi. Que leur demandez-vous ? Que leur proposez-vous ?

J'ai été profondément touché en voyant à Lourdes des pèlerins de tout âge et, en particulier, beaucoup de familles et d'enfants. Ce pèlerinage est vraiment remarquable et aussi très significatif. Il nous rappelle que l'avenir de l'Eglise et des vocations se trouve dans les familles où les parents ont planté la Croix de Notre-Seigneur. En effet, c'est seulement la Croix de Notre-Seigneur et la générosité qui en découle, qui produit des familles nombreuses. Devant notre société égoïste et apostate, châtiée par sa propre stérilité, il n'y pas de témoignage plus noble et plus précieux que celui d'une jeune mère entourée d'une couronne d'enfants. Le monde peut choisir de ne pas écouter nos sermons, mais il ne peut pas s'empêcher de voir ce spectacle. Et cela aussi représente la Fraternité. En fin de compte, c'est le même idéal de la Croix - je le répète encore - qui fait qu'une âme se consacre au Bon Dieu et qui fait qu'une mère se consacre généreusement et sans réserve à l'éducation et sanctification de tous les enfants que la Providence veut lui confier.

Enfin, ce pèlerinage nous rappelle aussi et surtout que toute renaissance ne pourra se faire que sous le manteau de la Très Sainte Vierge car, dans le désert actuel, il n'y a aucun lieu au monde qui continue à attirer les âmes autant que Lourdes.

Aux fidèles de France, je dis très simplement ceci : n'oubliez pas que ceux qui vous ont précédés ont été des combattants et des croisés, miles Christi, et que la bataille actuelle pour la défense de la foi et de l'Eglise est sans doute la plus importante que l'histoire ait jamais connue.

Bonne et Sainte Année 2019 !

La Porte Latine – Merci Monsieur la Supérieur Général, d'avoir répondu aux questions que se posent les milliers de lecteurs quotidiens des sites de la FSSPX qui sont un moyen d'apostolat moderne, qui sont très visités et très suivis aussi par les « communicants » du Vatican…

Sources : La Porte Latine du 28 décembre 2018

(1) Voir le communiqué de la Maison Générale du 13 octobre 2018 : Au sujet de la scandaleuse canonisation de Paul VI

 

 

The Vatican and the Society of St. Pius X: Prospects for 2019

https://rorate-caeli.blogspot.com/2018/12/the-vatican-and-society-of-st-pius-x.html?m=1#more

RORATE CÆLI: The Vatican and the Society of St. Pius X: Prospects for 2019 (Guest Post)

The visit this past November of Father Davide Pagliarani, new Superior-General of the Society of St. Pius X (SSPX), to the Ecclesia Dei Commission in Rome has revived the everlasting matter of the relations between the Holy See and the society founded in 1970 by Archbishop Marcel Lefebvre, raising speculations on the possibility of having this body officially recognized by the Vatican. Inquiring minds wonder if a tendency that wants regularization or not has assumed command of the SSPX. Here and there, a commentator strives to know if doctrinal agreements should be reached before considering a practical agreement, reaching back to a configuration that resembles the situation of 15 years ago. But where, concretely, should these discussions lead? Should they wait until Rome has finally condemned Vatican II, or rather are mere safeguards enough? This point remains to be clarified.

Because the current canonical situation of the Society of St. Pius X is mostly normalized. The Mass that its members celebrate is the same that all priests of the world can recite or sing following the Motu Proprio Summorum Pontificum, of July 7, 2007. The condemnations that weighed on the bishops of the Society were lifted by a decree signed of January 21, 2009. In 2015, the Holy See granted to its Superior-General the powers to judge on the first level of jurisdiction. The validity of the confessions heard by its priests was recognized by the Apostolic Letter Misericordia et Misera, of November 20, 2016. 
In that same year, the Pontifical Commission Ecclesia Dei asked the bishops of the dioceses in which Society seminaries are situated to accept the ceremonies of ordinations that take place in them. Marriages celebrated before Society priests are at last fully recognized by Rome, as attested by a letter of the Congregation for the Doctrine of the Faith, of March 27, 2017. This document goes even further: it tells Society priests to send registries proving the celebration of marriages to diocesan chanceries. These registries are to be organized along with the registries of all parishes and communities in fully regular situation. Implicitly, since the sanctions have disappeared and since its priests have received the canonical charge to administer the several Sacraments, the Society has found anew its original status, which had been abolished on May 6, 1975, and behaves, de facto, as a personal prelature.
Those who have become accustomed to reject all regularization, because they fear that bad influences would arrive through canonical links, have undoubtedly remarked that these branches have been almost completely re-grafted. Nothing is missing for the Society, except perhaps a Court of Ecclesiastical appeals for canonical procedures that a Prelature structure would allow. One day, the Society will also have the need to renew its bishops. In the current context, one cannot see what would prevent the Pope from granting them to the Society. The SSPX has become, in the end, as an automobile that has all elements to move forward: a body, wheels, steering wheel, seats -- all elements are brand new and nothing is missing. Due to a state of tension, both internal and external, on the subject of regularization, undoubtedly due to the current pontificate, all that is missing is a license plate bearing its status, but the highway patrols around the world know that the car can move as it pleases. Finding a church for a marriage celebration or for a pilgrimage stop poses no difficulty anymore: this is not where the problem is anymore. The Pope has decided it.
The faithful from all corners can visit the churches of the Society. Their conscience cannot anymore be subjected to distress and anxiety. These have been set aside by the pontifical texts. Now then, when will the regularization has been almost completely accomplished by installments become definitively official? Has it already taken place in pectore? Will it take place one of these days on the back of the envelope, as if to seal all that has been already granted? It is possible. In any event, the Holy See has granted, on a practical level, all priestly functions to the members of the SSPX. The assessment of catholicity has been made on the long term, and not in view of conditions still to be fulfilled. And it is only a matter of justice to the work of Abp Lefebvre that it be thus recognized. Which is simply what he himself had always asked for.

Marche pour la Vie 2019 à Paris

Ver "LA INOCENCIA: EL MAS BELLO ADORNO DEL ALMA por Agnus Dei Prod"

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jeudi 27 décembre 2018

Ver "LA NATIVIDAD DE NUESTRO SEÑOR JESUCRISTO por Agnus Dei Prod"

Ver "Mario Caponnetto - Meditación de Navidad"

Caponnetto: La Iglesia traicionada. Error, ignorancia, confusión y mentira

"En mi archidiócesis no acepto que se organicen comidas en las iglesias"

https://infovaticana.com/2018/12/27/en-mi-archidiocesis-no-acepto-que-se-organicen-comidas-en-las-iglesias/

"En mi archidiócesis no acepto que se organicen comidas en las iglesias"
por INFOVATICANA | 27 diciembre, 2018

"En mi archidiócesis no acepto que se organicen comidas en las iglesias". El cardenal Eijk, arzobispo de Utrecht, interviene en la campaña de la Nuova Bussola Quotidiana sobre "misas" de los laicos e iglesias en desuso para contar la dramática experiencia holandesa: "Es la crisis de fe causada por el  hiperindividualismo. Me han propuesto que haga como los protestantes, alquilar una iglesia para eventos y ganar dinero. ¡Nunca!". Esto a pesar de la dramática situación que hay en Holanda, donde se cierran dos iglesias a la semana. "Desde los años 60, los sacerdotes querían preparar a la gente a una 'Iglesia sin sacerdotes'. En cambio yo he reforzado el papel del sacerdote para, así, reforzar la conciencia del significado de la Eucaristía. La participación de los fieles en la liturgia de la Palabra es baja".

Iglesias en desuso y misas sin sacerdote. Un obispo dice que no a la superficialidad con la que a menudo se corre el riesgo de recurrir a ellas. Y no es un obispo cualquiera, porque quien interviene sobre estas dos problemáticas que marcan la vida reciente de la Iglesia, de las que se ocupa la Nuova Bussola Quotidiana con dos campañas distintas (#SALVIAMOLECHIESE y #SALVIAMOLAMESSA), es un obispo que sufre en primera persona, en su diócesis, el resultado de esta deriva.

El cardenal Willem Jacobus Eijk, arzobispo de Utrecht, sabe muy bien de qué se habla porque en su país, Holanda, estos fenómenos son ya una praxis. La entrevista a la Nuova Bussola Quotidianaes, por lo tanto, también un testimonio del grave riesgo -vinculado al individualismo- que se corre cuando se acepta pasivamente que las iglesias se conviertan en centros culturales y las misas en liturgias de la Palabra sin que sea realmente necesario.

Eminencia, en nuestra investigación hemos denunciado que a menudo las iglesias, estén o no en desuso, son utilizadas para fines culturales que sobrepasan el sentimiento religioso. ¿Qué piensa usted de esto?

Una iglesia, aunque ya no se use para el culto divino, sigue siendo un lugar sagrado y no puede ser utilizada para fines que no concuerdan con su carácter de lugar sagrado, violando también los sentimientos de quienes han participado en las celebraciones de la Eucaristía y de los demás sacramentos.

¿Puede, sin embargo, perder su papel sagrado?

Una iglesia deja de ser un lugar sagrado cuando el obispo de la diócesis a la que la iglesia pertenece firma un decreto mediante el cual la iglesia se desacraliza. En ese momento se quita la consagración de la iglesia, por lo que esta deja de ser un lugar sagrado y, también, en sentido estricto, una iglesia. Pero atención: esto no quiere decir que se puede hacer lo que se quiera con una iglesia desacralizada. Las diócesis respetan esto, aunque no todas tengan la misma política; en cualquier caso, todas excluyen la venta de una iglesia desacralizada, porque podría convertirse, por ejemplo, en una iglesia dedicada a Satanás o en un centro de prostitución u otras cosas escandalosas. Excluyen también que una iglesia se convierta en una mezquita, porque esto se entendería, por parte de algunos grupos islámicos, como una victoria de la Yihad.

 

NO A LAS COMIDAS EN LAS IGLESIAS

¿Cómo juzga la práctica de cenar o de comer en una iglesia?

No acepto que en mi archidiócesis se utilicen las iglesias para organizar cenas o comidas. Sólo en una ocasión recibí una petición de este tipo, que rechacé. La organización de comidas y cenas en una iglesia amenaza con socavar el respeto por la iglesia como lugar sagrado, un respeto que hoy ya está amenazado por el hecho de que la mayor parte de los católicos no conoce el contenido de la fe. Las cenas y comidas deben realizarse en otros lugares, como por ejemplo, las salas parroquiales.

¿Se pueden aceptar otros usos?

Algunas iglesias se han vendido a parroquias de cristianos orientales (caldeas y siro-católicas), por lo que siguen siendo iglesias romano-católicas; también a comunidades de protestantes ortodoxos, que siguen aumentando, por lo que la iglesia sigue siendo una iglesia cristiana. En cambio, en alguna iglesias desacralizadas se han construido pisos o centros médicos.

 

LA CAUSA ES EL HIPERINDIVIDUALISMO

Leyendo las directrices emanadas recientemente por el Pontificio Consejo para la Cultura causa asombro que no se plantee la pregunta fundamental: ¿por qué las iglesias están en desuso? Tal vez es un problema de falta de fe, no de descenso demográfico.

La causa más profunda de este triste hecho, que nos obliga -por lo menos en Europa occidental y, sobre todo, en Holanda- a desacralizar tantas iglesias, es la crisis de fe. La raíz de esta crisis es claramente el hiperindividualismo de nuestro tiempo. La persona hiperindividualista cree que no sólo tiene el derecho, sino también la obligación de distinguirse del otro, de elegir su propia religión  o filosofía de vida y su propia serie de valores éticos.

¿Cuáles son las consecuencias?

Las consecuencias de esta deriva es que la mayor parte de las iglesias está vacía los domingos, y que cada vez menos gente hace donaciones, por lo que ahora es muy difícil mantener un gran número de iglesias, sobre todo en los Países Bajos, donde no existe la asignación tributaria a la Iglesia en el Impuesto sobre la Renta o una tasa eclesial.

 

EL PROBLEMA ECONÓMICO

¿De qué depende la Iglesia?

En los Países Bajos, la Iglesia depende de las contribuciones voluntarias de los fieles. Por consiguiente, si faltan estas contribuciones o son insuficientes, dado que la parroquia no tiene medios económicos, no hay más remedio que desacralizar la iglesia y cerrarla. La opción preferible para los obispos holandeses sería la demolición de la iglesia, pero esto en la mayor parte de los casos no es posible, porque las iglesias han sido catalogadas como monumentos por el estado o el ayuntamiento.

¿Cómo es la situación en Holanda respecto a las iglesias en desuso?

En Holanda se cierran dos iglesias a la semana, sobre todo protestantes.

¿Y en su diócesis, Utrecht?

En mi archidiócesis teníamos unas 350 iglesias. Hoy han quedado sólo 200. A finales de 2014 escribí un informe sobre el futuro de la archidiócesis: preveo que en 2028, año en que tendré 75 años y deberé presentar mi dimisión al Santo Padre, la archidiócesis tendrá unas 20 parroquias con 1 ó 2 iglesias casa una.

 

UNA TENDENCIA PROTESTANTE
¿Usted ha permitido usos no adecuados de las iglesias?

Mantener una iglesia es más fácil para los protestantes que para los católicos. Los protestantes no consideran la iglesia como un lugar sagrado, o lo hacen sólo cuando se desarrolla la función religiosa. El resto de la semana la alquilan, por ejemplo, para congresos, eventos de la comunicad civil o conciertos. Esto no es posible para una iglesia católica, que es siempre, cada día de la semana, la casa del Señor, un lugar sagrado. Cuando me informan de un uso no apropiado con el carácter sagrado de la iglesia, lo prohibo. Algunas parroquias, al observar a las comunidades protestantes, me han propuesto imitar sus métodos, es decir, alquilar una iglesia para eventos con los que ganar dinero para, así, mantenerla, pero no he dado nunca mi aprobación a estas propuestas.

Algunas parroquias proponen dividir la iglesia construyendo un muro; de este modo, pueden utilizar una parte, normalmente el coro presbiterial, para la liturgia, y alquilar la otra para fines profanos. Esto ha sucedido en la archidiócesis antes de que yo llegara. Pero tampoco acepto estas propuestas.

En su opinión, ¿cuál es el resultado de la falta de utilización de las iglesias?

Tenemos que ser realistas: cuando se cierra una iglesia y se desacraliza, una parte de las personas que aún iba a la iglesia deja de ir y de contribuir económicamente. Sin embargo, una persona que cree de verdad en el sacramento de la Eucaristía irá, cuando cierren su iglesia, a otra. La gente, de hecho, está dispuesta a viajar para seguir a su equipo de fútbol o a desplazarse para hacer la compra.

¿Qué ha hecho al respecto?

Entre el 2007 y el 2011, he tenido que reagrupar las parroquias que aún había (más de 300) en 48 parroquias. Las parroquias grandes son el resultado de esta fusión y tienen que hacer un plan pastoral y un plan para las iglesias. Una parroquia pueda cerrar una iglesia sólo con mi permiso como obispo diocesano; entonces, en ese caso, desacralizo la iglesia. Si no lo hiciera, las parroquias acabarían en bancarrota.

 

MISAS SIN SACERDOTE

Pasemos al segundo tema: la llamada "misa sin sacerdote". Parece casi que la idea es aprovecharse de las leyes de la Iglesia para hacer pasar el concepto de misa protestante. ¿Es así?

En 2008, la provincia holandesa de los dominicos envió un opúsculo a todas las parroquias, sin informar antes a los obispos, en el que incitaban a elegir, dada la ausencia de sacerdotes, a un miembro de la comunidad de fieles para proponerlo al obispo para una ordenación sacerdotal. En el caso de que el obispo lo rechazara, este candidato podría celebrar de todas formas la Eucaristía, incluso sin la ordenación. Hubo una confrontación sería con el general de los dominicos, muy crítico, y con la Congregación para el Culto Divino. En un informe oficial, escrito por petición del comité directivo de los dominicos, el dominico y teólogo francés Hervé Legrand dijo que el opúsculo habría podido provocar un cisma.

La justificación es que al menos con la liturgia de la Palabra la comunidad está unida, pero si falta Jesús Eucaristía, ¿sobre qué base permanece unida?

La archidiócesis tiene ahora sólo 53 sacerdotes diocesanos activos y algunos sacerdotes religiosos. En estos momentos tengo un párroco con 15 parroquias y otro con 12 parroquias y 12 iglesias. Es evidente que no pueden celebrar la Eucaristía cada domingo en cada parroquia. La distancia máxima en dichas parroquias puede ser de unos 50 kilómetros. Para los fieles, en su mayoría ancianos, viajar puede ser difícil. Pero las parroquias organizan su transporte.

¿Es un fenómeno arraigado en el tiempo?

Se remonta a los años 60, cuando empezaron a vaciarse los seminarios y el obispo pedía a los que se habían ido que se convirtieran en agentes de pastoral laicos. Cuando llegué a la archidiócesis de Utrecht en 2008 había 80 sacerdotes y más de 250 operadores pastorales laicos, hombres y mujeres que celebran la liturgia de la Palabra con distribución de la Comunión. Sin embargo, la necesidad de tener la liturgia de la Palabra con la distribución de la Comunión ya era discutible en esa época, pero los sacerdotes de entonces quería preparar a la gente a una "iglesia sin sacerdotes". Tras un periodo de casi 15 años, ha llegado una nueva generación de sacerdotes que utiliza el misal y ya no celebra la famosa, pero destructiva, liturgia experimental holandesa. En este sentido, el Señor ha respondido de manera visible a las plegarias de los grupos de oración, que se reunían (y lo siguen haciendo) de manera regular para pedirle nuevas vocaciones para su Iglesia, también en los Países Bajos. Desde que soy arzobispo de Utrecht, en 2008, la pastoral vocacional es uno de los puntos fundamentales de mi labor pastoral. En 2014 pude volver a abrir el seminario archidiocesano, que se cerró en 2009 por falta de medios económicos.

 

LOS "SACERDOTES" LAICOS DISMINUIRÁN

¿Cómo es ahora la situación?

Ahora el número de agentes pastorales laicos está disminuyendo drásticamente; a partir de 2008 se ha reducido a la mitad porque las parroquias no tienen medios económicos para pagar su sueldo (en total unos 75.000 euros al año). Además, he indicado la creación en todas las parroquias, tras la conclusión del proceso de fusiones, de un centro eucarístico, es decir, una iglesia en la que se celebre la Eucaristía cada domingo y en las fiestas de precepto. Lo he hecho para dar realce al significado de la Eucaristía como fuente y culmen de la vida cristiana (LG, 11), para darle al sacerdote una casa y para evitar que celebre la misa en una iglesia remota para unas 10-20 personas mientras, en una iglesia central, con un gran número de fieles, se celebra una liturgia de la Palabra con distribución de la Comunión. Durante este proceso también he intentando reforzar el papel del sacerdote. En la mayor parte de los casos, el 'líder' del grupo de sacerdotes, diáconos y agentes pastorales laicos no era el párroco, sino uno de los agentes pastorales. Tras la fusión de las parroquias tuve que reasignar a los sacerdotes, los diáconos y los agentes pastorales laicos. Aproveché para no nombrar a ningún 'líder' de grupo y comuniqué que el párroco es, según la teología sacramental y el Derecho Canónico, el 'líder' del grupo. Al reforzar la posición del sacerdote se refuerza también la conciencia del significado de la Eucaristía, en la que el sacerdote representa a Cristo en persona.

¿Tiene, entonces, la intención de recurrir a estos agentes pastorales?

Preveo que en un futuro no muy lejano habrá pocos agentes pastorales. Dado que el sacerdote, en la gran parroquia regional del futuro no podrá hacerlo todo solo, la archidiócesis ha dado inicio a nuevos cursos para la formación de colaboradores voluntarios, que tengan un buen conocimiento básico de la fe: diáconos permanentes, catequistas y asistentes de los diáconos.

¿Qué indicaciones da en su diócesis?

He esbozado el camino para revitalizar las iglesias y las correspondientes comunidades de fieles, es decir:

1) cumplir con las actividades fundamentales (celebrar la liturgia, impartir una catequesis explícita, desarrollar las actividades de los diáconos y construir el sentido de ser una comunidad para superar el hiperindividualismo hodierno, en el que también ha entrado la Iglesia)

2) mayor presencia pastoral (visitar a los enfermos, a los ancianos, a las personas solas, que son numerosas)

3) la realización de proyectos innovadores para la re-evangelización (cursos alpha, cursos sobre la Biblia, proyectos de profundización de la fe, peregrinaciones).

¿Cómo se lo han tomado, sobre todo los jóvenes?

Los jóvenes que permanecen fieles a la Iglesia, creen en toda la doctrina de Iglesia, tienen una vida de oración y una relación personal con Jesús.

¿Teme usted que esta presencia de los laicos en las funciones litúrgicas pueda difundirse en la Iglesia hasta el punto de llegar a ser normal y no una excepción, como prevé el Código de Derecho Canónico?

Sé que esto es un hecho, visto la historia holandesa de los últimos cincuenta años. A menudo estas liturgias se llaman "misa con un pequeño vacío". Este "pequeño vacío" es la ausencia de la oración eucarística. Pero muchos católicos no saben qué es la oración eucarística, y esta es una de las consecuencias de haber descuidado la catequesis en los últimos cincuenta años. Muchas de las personas que participan en la liturgia de la Palabra con distribución de la Comunión piensan que es lo mismo, o que equivale a una misa. La consecuencia es una gran confusión entre la mayoría de los católicos. Sucede a menudo que, después de un bautismo, la familia dé las gracias "por la bella misa" a la persona que lo ha celebrado.

¿Por lo tanto, lo más apremiante para usted hoy en día es hacer comprender que las dos funciones, misa y liturgia de la Palabra, no son la misma cosa?

Exactamente. Pero entre los fieles que van a la iglesia cada domingo la situación es muy distinta. Las celebraciones eucarísticas tienen el doble de participantes, si se comparan con las liturgias de la Palabra con distribución de la Comunión guiadas por un grupo de parroquianos;  de hecho, en estas, la participación en general es baja.

 

Publicado por Andres Zambrano en la Nuova Bussola Quotidiana; traducido por Elena Faccia para InfoVaticana.

vendredi 21 décembre 2018

Ver "Terres de Mission n°105 : Karim Ouchik parle de sa conversion"

Opposition grows to Pope Francis’ push for change to the Our Father

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Opposition grows to Pope Francis' push for change to the Our Father | News
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ROME, December 19, 2018 (LifeSiteNews) – A number of theologians and biblical experts have spoken against Pope Francis's wish to change the Italian translation of the Our Father.

One of these theologians, Monsignor Nicola Bux, has said the Italian bishops' recent decision to replace the traditional translation of the petition "and lead us not into temptation" with a new version is tantamount to surrendering to the "feel-good conception of God" that is so "widespread among Catholics today."

The "eagerness for change," the former consultor to the Congregation of the Doctrine of the Faith under Pope Benedict XVI has said, is an expression of the "paradigm shift" or "cultural revolution" currently being promoted in the Church.

Bux's comments come one year after Pope Francis advocated a change in the Lord's prayer on Italian TV, saying the traditional translation of its sixth petition is "not good."

Pope says it's "not good"

The Italian translation of the Our Father's sixth petition — "e non ci indurre in tentazione" — that is sung during the Mass, is patterned on the Latin "et ne nos inducas in tentationem" almost to the letter, as is the English rendering, "and lead us not into temptation."

In the last official translation of the Bible into Italian, approved by the Holy See in 2008, we read "and do not abandon us to temptation." But there's another story behind the recent change to the Italian version of the Our Father for use in the Mass.

On Dec. 6, 2017, Pope Francis appeared with Fr. Marco Pozza on TV2000's weekly program "Our Father" to talk about its sixth petition: "and lead us not into temptation."

During the exchange on the official television network of the Italian Bishops' Conference, the Pope said the translation "and lead us not into temptation" [in Italian: "non ci indurre in tentazione"] is "not good" and should be changed.

Pope Francis said the reason he doesn't like the traditional translation is because "it's not [God] who throws me into temptation, in order to then see how I've fallen. No, a father doesn't do this … The one who leads us into temptation is Satan. That's Satan's task," he said.

The Pope explained that he prefers the new translation in use since last year in France and in other French-speaking countries: "et ne nous laisse pas entrer en tentation." This text replaced the previous one, "et ne nous soumets pas à la tentation" and is similar to the new translation in use in many Spanish-speaking countries, including Argentina: "y no nos dejes caer en la tentación."

He told Fr. Pozza: "The prayer that we say is: 'When Satan leads me into temptation, you please give me a hand.'"

"Rome has spoken"

The story developed in November 2018, when the Italian Bishops' Conference met in an extraordinary assembly precisely to discuss whether or not to replace, in the Italian Missal used in the Mass, the traditional translation "and lead us not into temptation" ["e non ci indurre in tentazione"], with the new version that had been used in the Italian translation of the Bible since 2008: "and do not abandon us in temptation" ["e non abbandonarci nella tentazione"].

Toward the end of the November 12-24 assembly, veteran Italian Vaticanist Sandro Magister reported that the Italian bishops had yielded to Pope Francis's wish and voted to change the Italian version of the petition from "and lead us not into temptation" ["e non ci indurre in tentazione"] to "and do not abandon us to temptation" ["e non abbandonarci alla tentazione"]. 

Rome had spoken and the discussion was over, Magister said. But he also noted that the "old" version of the sixth petition of the Lord's Prayer had not even been put to a vote, making it impossible to defend it. 

In the article, Magister also questioned the change, writing: "Logically, if God cannot 'lead' us into temptation, we don't see why he is allowed to 'abandon' us to it. For two millennia the Church has never dreamed of changing that difficult word of the Gospel, but rather of interpreting and explaining it, in its authentic meaning."

Then, on Dec. 6, 2018 — exactly one year after Pope Francis had appeared on TV2000 advocating a change to the Italian translation — Magister published a follow-up piece entitled Francis, Absolute Monarch. Behind the scenes of the new Italian 'Our Father' detailing what had really happened in the closed-door meeting.

In the article, Magister said that when it came time for the vote, the Italian bishops understood that Pope Francis was "imposing" the replacement of the traditional version on the Italian Bishops' Conference. He likened the move to the Vatican ordering U.S. bishops to postpone a vote on measures to prevent sexual abuse coverup at their November assembly in Baltimore.

According to Magister, sources inside the hall told him how the change came about behind closed doors. He writes:

When the question was put to discussion in the hall, on the afternoon of Wednesday, November 14, a few bishops spoke out in defense of the traditional version, asking that it be kept alive and if anything explained better to the faithful, instead of being changed.

In effect, the words "e non ci indurre in tentazione" — on par with the English version used in the United States: "and lead us not into temptation" — are an exact reproduction of the Latin translation still in effect in liturgical chant: "et ne nos inducas in tentationem," which in turn is strictly faithful to the original Greek: "kai me eisenénkes hemás eis peirasmón."

But from the moderator's bench these voices were quickly hushed. The bishops were told that the "non ci indurre" would have to be replaced no matter what, and that the only thing they were allowed to discuss and vote on was the selection of the new translation.

This, because "it had been so decided." And the thoughts of everyone in the hall went to Pope Francis.

Magister says that after some "commotion" in the hall, and a brief back and forth between the chairmanship of the bishops' conference — who was proposing "and do not abandon us in temptation" — and Archbishop Bruno Forte — who was proposing the preferred translation of Cardinal Carlo Maria Martini "and keep us from falling into temptation" — the matter was put to a vote.

The result was a perfect split, with 94 bishops voting for the chairmanship's proposal and 94 voting for Forte's. According to conference rules, an amendment must have a majority to pass. In the end, he said, the version used in the 2008 Italian translation of the Bible — "and do not abandon us in temptation" – passed by one vote.

A noted theologian critiques the change

Following news, several Italian theologians criticized the change, including Monsignor Nicola Bux, a liturgist and former consultor to the Congregation for the Doctrine of the Faith under Benedict XVI. Monsignor Bux currently serves as a theologian consultor to the Congregations for the Causes of Saints, and to the Congregation for Divine Worship and the Discipline of the Sacraments.

In a Dec. 4 interview with Aldo Maria Valli, Bux said the current discussion about changing the Our Father in the Mass is leading many people to "wonder whether the Church, for two thousand years, was not mistaken in 'obeying the Savior's command,' and whether it 'conformed to his divine teaching.'" 

"If the petition in question was considered incomprehensible, was it not enough to explain it in a catechesis?" he asked. 

Msgr. Bux said he believes the "most convincing" translation is the "traditional" one, because "St. Jerome meant to translate with the Latin verb inducere (which means to introduce, concisely induce) the possibility that the Lord submits us to temptatio, to the test, to prove if we are faithful." Msgr. Bux said:

It is well known that a number of times Sacred Scripture explains that God introduces or tests those whom He loves; as in the case of Jonah. Jesus also spoke of the "sign of Jonah," that is, the test through which he himself and all those who wanted to follow him would pass: the passion and death, the "first moment" of the Paschal Mystery. And the "second moment," the resurrection, depends on the first. 

He continued:

In Gethsemane Jesus asked the Father to take from him "the chalice": the terrible trial of the Cross. Therefore, in order to prove that we are faithful to His Covenant, we cannot ask God "not to abandon us to temptation," but not to lead us into trial and to free us from evil. Instead, the new translation appears to be in contrast with the behavior of the Lord, as revealed to us in the Old and especially in the New Testament.

Msgr. Bux also expressed concern that the change to the sixth petition might be "the premise" of other changes, for example, to the "consecration formula" in the Eucharistic Prayer.  

The Italian theologian said that, with the change, the Italian bishops have given in to the "feel-good conception of God" that is "widespread among Catholics today." The "eagerness for change," he said, is an expression of the "paradigm shift" or "cultural revolution" being promoted in the Church today.

The change "leans towards those have come up with an idea that the God revealed by Jesus Christ is not a judge and remunerator for the good and evil works done by man." 

"The Church is not looked upon as the Bride of Christ, to be preserved and passed on to the new generations, but as something to be manipulated as we please," Bux said. 

"Certainly," he added, "this is not the conception of the Apostolic and Patristic Tradition transmitted by the Catholic Church," adding that the new translation "deepens the division in the Church."

Pope Benedict explains "and lead us not into temptation"

In 2007, Benedict XVI dedicated chapter 5 of Jesus of Nazareth, vol. 1, to the Lord's Prayer. There he sought to explain the true meaning of its sixth petition, but he never suggested that the words be changed.

Benedict began by acknowledging that many people may find the petition "shocking." But he said we are helped to understand its meaning by remembering that "God tempts no one" (Jas 1:13), and that the sacred scripture does reveal that "part of Jesus' messianic task is to withstand the great temptations that have led man away from God and continue to do so" (Mt 4:1).

Benedict then looks to the biblical figure of Job who "in many ways prefigures the mystery of the Lord" and who helps us to understand the meaning of the sixth petition.

"God gives Satan the freedom to test Job, though within precisely defined boundaries: God does not abandon man, but he does allow him to be tried," writes Benedict.

The Book of Job, he continued, can also help us to understand the difference between trial and temptation. Benedict writes:

In order to mature, in order to make real progress on the path leading from a superficial piety into profound oneness with God's will, man need to be tried. […] man needs purifications and transformations; they are dangerous for him, because they present an opportunity for him to fall, and yet they are indispensable as paths on which he comes to himself and to God.

When we pray [the sixth petition of the Our Father], we are saying to God: "I know that I need trials so that my nature can be purified. When you decide to send me these trials, when you give evil some room to maneuver, as you did with Job, then please remember that my strength goes only so far. Don't overestimate my capacity. Don't set too wide the boundaries within which I may be tempted, and be close to me with your protecting hand when it becomes too much for me."

Noting that Church Fathers such as St. Cyprian understood the sixth petition in this way, he said there are two reasons why God grants the Evil One a limited power over us. 

Temptation, he said, "can be as a penance for us, in order to dampen our pride." But God also allows it to be laid upon us "for his glory," as he did with the great saints like St. Anthony of the Desert and St. Therese or Lisieux, who through their sufferings borne out of love for God and souls, enjoyed a "very special communion with Jesus Christ."

Pope Benedict XVI concluded:

When we pray the sixth petition of the Our Father, we must therefore, on the one hand, be ready to take upon ourselves the burden of trials that is meted out to us. On the other hand, the object of the petition is to ask God not to mete out more than we can bear, not to let us slip from his hands. 

"We make this prayer," he said, "in the trustful certainty that Saint Paul has articulated for us: 'God is faithful, and he will not let you be tempted beyond your strength, but with the temptation will also provide the way of escape, that you may be able to endure it' (1 Cor 10:13)." 

On Dec. 5, 2018, Pope Francis began a new series of general audiences dedicated to the 'Our Father.' It will be interesting to see how he comments on the petition "and lead us not into temptation."  

Cardinal Burke: The pope must investigate McCarrick scandal

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Cardinal Burke: The pope must investigate McCarrick scandal | News
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NEW YORK, December 18, 2018 (LifeSiteNews) ― A leading American cardinal told EWTN's Raymond Arroyo that the pope must investigate the allegations Archbishop Carlo Viganó made against former cardinal Archbishop Theodore McCarrick.

In a December 13 broadcast of "The World Over," Arroyo interviewed Cardinal Raymond Burke on a number of controversial topics rocking the Church, including the Vatican whistleblower's contention that the former archbishop of Washington was an active homosexual who preyed on seminarians.

"These accusations are the most serious kind and are rightly the cause of a grievous scandal in our nation," Cardinal Burke said, "and as a result, (of) a crisis which I witness every time I've visited our nation since these revelations about Theodore McCarrick."

"I am deeply concerned that the Church, for the sake of her own credibility, and more importantly for the sake of her care of souls, gets to the bottom of these accusations and appropriate discipline is applied to those who are the cause of such a scandal," he continued.

Asked about February's Vatican conference on clerical sexual abuse, Cardinal Burke stated flatly that there was no need for "new documents" because there is already a protocol.

"We have in the Code of Canon Law -- we've had it in the Church's discipline for centuries -- the correct process to use to investigate such accusations. That needs to be applied," said Burke, the former Prefect of the Apostolic Signatura who was the highest judicial authority in the Catholic Church after the pope.

"Calling meetings and developing new documents and so forth is not going to answer the question," he continued. "The question which has to be answered is, 'What actually happened and who is responsible for it?' And the Church has the processes in place to do that."

"We don't need any new documents, that's for sure."

Prompted by Arroyo, Burke explained that the only person who can discipline a bishop is the pope.

"The Bishops' Conference can have various programs in place regarding these issues," he said, "but it's the pope himself who has to investigate first to see if the accusations are credible, and (if) seemingly they are, then he has to institute a canonical process to get to the truth of the matter."

If the episcopal culprit admits to his misconduct, then the process doesn't have to go forward, Burke said. In such a situation, the "appropriate discipline" is just applied. Otherwise, there must be a canonical trial to "get at the objective truth."

"If there is a priest or a religious who is suffering in this way, they have to turn to the discipline of perfect continence."

Later in the interview, Arroyo mentioned Pope Francis' recent remarks about homosexuality in the priesthood, found in his new book. Burke agreed with Arroyo that the majority of the cases of clerical sexual misconduct that have come to light recently concern adolescent boys and seminarians.

"As you say, the majority of these acts are homosexual acts, committed either with adolescents or with seminarians, young men," the cardinal said.

He believes that the question of a homosexual culture in the clergy must be addressed, but he was careful not to scapegoat people with same-sex attractions.

"I'm not saying, and I've been accused of saying, that all people who have same-sex attractions prey on children and adolescents," Burke told Arroyo.

"I'm not saying that at all. I'm saying simply the fact is most of these acts are homosexual acts, and therefore clearly there is a difficulty in the seminary formation and the discipline of priests with regard to homosexual conduct."

Burke agrees with Francis that there must be discernment around homosexuality in the seminary, that homosexuality seems to be fashionable today and that it has influenced the life of the Church. The cardinal recalled that inculcating sexual morality was a priority when he entered the minor seminary in 1962, and thinks that this should be the same today.

"It's true that today there's a tremendous power (to) what is called the homosexual agenda in society, and this obviously will have effect on the young people of today, (and) also young people being called to the priesthood," Burke observed.

"And so there has to be the same attention and perhaps even greater attention to try to assist … all young men who come into the seminary to make sure they do not have disordered attractions."

Burke said that a young man with a deep-seated disordered attraction cannot be a candidate  for ordination to the priesthood.

The cardinal agreed that Pope Francis' remark that priests and religious should not live a double life is an acknowledgement that there are indeed priests and religious with SSA and even those who act on them "in a sinful way." He recommended chastity in continence.

"If there is a priest or a religious who is suffering in this way, they have to turn to the discipline of perfect continence," said Burke.

"This is the whole meaning of the vow of chastity (and) the promise of celibacy for priests," he continued. "Perfect continence means that one does not engage in any form of sexual activity, and that should be clear to everyone."

Those who are not able to conform their lives to this standard should leave their ministries, Burke indicated.

"If a person has a deep-seated attraction in this way and is unable to be helped to reorder his life or her life, then it is the only proper thing for the person to leave active ministry … or the religious life," he said.

Vatican-China agreement

Arroyo's final question to the cardinal concerned the Vatican agreement with China and the communist government's subsequent persecution on Catholics. Burke clearly disagrees with the decision to allow China to propose bishops to the Vatican and is not surprised it hasn't brought the hoped-for security for Catholics.   

"My question is, why are we surprised?" Burke responded. "We know how Xi Jinping thinks. We know he's openly declared there is no religion in China except China."

"China is the religion," the cardinal continued. "How can we put (the choice of pastors) into the hands of people who clearly not only reject the Church but have a manifest positive hatred for the Catholic Church?"

"How can we put in their hands the proposal of the names of bishops? And at the same time, how can we recognize those who have collaborated with such a government as legitimate pastors of the Church? To me, the matter is unconscionable."

Burke concluded by speaking movingly of the many Catholics who have suffered under China's communist regime.

"We have decades of confessors of the faith and martyrs because of their loyalty to Christ in his One, Holy, Catholic, and Apostolic Church," he said. "And that's what has to be defended here.

"It seems clear to me that the agreement is only to the damage of the Roman Catholic Church."

jeudi 20 décembre 2018

1918-2018: «Todo se desmorona; el centro no se tiene en pie»

Estamos viviendo el “Misterio de la iniquidad”

Accroissement de la persécution des catholiques chinois

https://www.lesalonbeige.fr/accroissement-de-la-persecution-des-catholiques-chinois/

Accroissement de la persécution des catholiques chinois

Malgré l'accord entre le Saint-Siège et la Chine, des persécutions ont lieu chaque jour :

  • Avant-hier, des religieuses de Qiqihar (province de Heilongjinag) ont reçu un avis d'expulsion de leur couvent. Au motif qu'il est « illégal » et qu'il abrite des « réunions religieuses illégales ». A 11 heures du soir la police est entrée dans le couvent et a donné une heure aux religieuses pour déguerpir, alors qu'il gelait dehors, et des ouvriers ont aussitôt commencé à détruire les bâtiments, en commençant par les portes et les fenêtres. Alerté, l'évêque du diocèse, Mgr Wei Jingyi, de l'Eglise clandestine mais qui a de bons rapports avec les autorités légales, a négocié avec elles et a obtenu que les religieuses conservent la chapelle et un des bâtiments. Ce matin, Mgr Wei Jingyi a annoncé que les religieuses avaient trouvé un nouvel endroit pour s'installer.
  • Le 60e anniversaire de la première ordination épiscopale sans mandat du pape, c'est-à-dire la naissance de l'Eglise officielle schismatique de Chine, a été célébré lundi par une grande réunion à Nanjing, avec 48 évêques, plus de 100 prêtres et 200 religieuses. Wang Zuoan, vice-président du Front uni (le parti communiste et les partis autorisés fantoches), et ancien directeur de l'Administration d'Etat pour les Affaires religieuses, a de nouveau souligné que les principes d'indépendance et d'autogestion (de l'Eglise de Chine) ne seront éliminés « à aucun moment et en aucune circonstance ». Mgr Ma Yinglin, président de la Conférence épiscopale non reconnue par Rome, mais qui n'est plus excommunié, a remarqué que sur les 98 diocèses (officiels) du pays près de la moitié sont vacants, et que plusieurs autres ont de très vieux évêques. Sous-entendu : il est urgent de sacrer de nouveaux évêques patriotiques.
  • La cathédrale de l'Immaculée Conception de Pékin a été subitement fermée, à une semaine de Noël, pour « réparations ». Aucun calendrier des « travaux » n'a été donné.
  • Quelque 60 policiers et fonctionnaires des Affaires religieuses ont donné l'assaut dimanche à l'église protestanteclandestine Rongguili de Guangzou, pendant un cours de catéchisme. Ils ont saisi les livres, pris les noms des personnes présentes et leurs téléphones portables. Puis ils ont mis des scellés et fait savoir par les réseaux sociaux aux (quelque 5.000) fidèles qu'ils devaient aller dans les églises officielles. C'est la troisième église protestante fermée depuis septembre.
  • Mgr Vincent Guo Xijin, l'évêque clandestin de Mindong, en Chine, a expliqué à ses prêtres qu'il laissait le diocèse à Mgr Vincent Zhan Silu, l'évêque de l'Eglise officielle du pouvoir communiste (qui représente 10% des fidèles dans ce diocèse). Mgr Vincent Guo Xijin revenait d'un voyage à Pékin où il a rencontré Mgr Claudio Maria Celli, qui lui a présenté une lettre signée par le cardinal Parolin et le cardinal Filoni lui demandant de laisser la place à la créature du parti. Mgr Celli a ajouté que c'était la volonté du pape, qui lui demandait ce geste d'obéissance et de sacrifice pour le bien de l'Eglise en Chine…

CAPONNETTO: LA CHIESA TRADITA. ERRORE IGNORANZA CONFUSIONE MENZOGNA

http://www.marcotosatti.com/2018/12/20/caponnetto-la-chiesa-tradita-errore-ignoranza-confusione-menzogna/

CAPONNETTO: LA CHIESA TRADITA. ERRORE IGNORANZA CONFUSIONE MENZOGNA. : STILUM CURIAE

CAPONNETTO: LA CHIESA TRADITA. ERRORE IGNORANZA CONFUSIONE MENZOGNA.

20 Dicembre 2018 Pubblicato da wp_7512482 --

Marco Tosatti 

Cari Stilumcuriali, abbiamo ricevuto e volentieri pubblichiamo un'intervista realizzata qualche tempo fa, durante un importante evento a Buenos Aires, con il prof. Antonio Caponnetto, autore di un libro sulla Chiesa e sul pontificato attuale. Buona lettura.

Conversazione col Prof. Antonio Caponnetto, 

a cura di Vito Palmiotti.

In occasione del XXI Encuentro di formacion catolica de Buenos Aires, organizzato dal Circolo San Bernardo di Chiaravalle, che si è tenuto dal 5 al 7 Ottobre 2018, col titolo "La liturgia, fuente y expresion de la fe – El padre de la mentira lo sabe", che ha visto come invitato speciale mons. Nicola Bux, abbiamo incontrato il professor Antonio Caponnetto, filosofo, storico e poeta. Intervenuto tra i relatori dell'Encuentro, egli è una personalità di spicco della Chiesa cattolica in Argentina.  Autore di diversi libri e articoli, ha risposto con chiarezza, parresia e speranza, sebbene preoccupato per quanto sta accadendo nella Chiesa. Egli è stato testimone e osservatore ravvicinato delle performances del card. Bergoglio quando era arcivescovo di Buenos Aires, del quale ha descritto i tratti caratteriali salienti, passando al setaccio gli atti e le parole, nel il libro "La Iglesia traicionada" (La Chiesa tradita), edito nel 2010. Nel 2017, inoltre, ha pubblicato "Non lo conozco" – Del Iscariotismo a la Apostasia, anch'esso riguardante il card. Bergoglio, divenuto papa Francesco nel 2013. 

D: Professore, lei sa che in Europa, ma anche in altre parti del mondo, c'è grande sconcerto per gli scandali che son venuti alla luce nella Chiesa.  In questi scandali, lei sa che è coinvolta la gerarchia. Questo è molto doloroso perché tanti fedeli sono tentati di abbandonare la Chiesa. Tuttavia in tutto il mondo cresce la resistenza di molti cattolici, soprattutto laici. Non solo, laici fedeli che non si rassegnano a vedere la Chiesa cattolica in questo stato di divisione. Si parla ormai di una neo-chiesa che vuole sostituire la Chiesa cattolica. Ecco, i cristiani dovrebbero portare al mondo il Vangelo di Cristo e non portare il mondo nella Chiesa, cioè quanto si oppone a Cristo. Si vuole abbracciare il mondo ritenendo che Gesù Cristo voglia questo. Sappiamo però che Gesù Cristo è venuto nel mondo perché esso si salvi per mezzo di Lui, sottraendolo al potere del principe del mondo. Al battesimo, ci vengono rivolte le domanda: "Rinunci a satana? Alle sue opere?   Alle sue seduzioni?" e rispondiamo "Rinuncio". Poi: "Credi in Dio Padre? Credi in Gesù Cristo? Credi nella Chiesa?" e rispondiamo: "Credo". Questa è la fede. Invece, oggi sembra che questa fede sia in crisi. Lei è da tanto tempo uno dei laici più impegnati, più fedeli nella fede cattolica, nella testimonianza cattolica. Lei sa che quando gli avversari della Chiesa vogliono fermare la testimonianza dei laici cattolici, li etichettano come cattolici reazionari, di destra, conservatori, ecc. L'anno scorso il Cardinal Sarah ai laici riuniti in convegno a Roma, per il Pellegrinaggio "Summorum Pontificum" ha detto: "Non siete tradizionalisti, voi siete cattolici". Infatti, il confronto attuale nella Chiesa, non è tra tradizionalisti e progressisti, ma tra cattolici e modernisti. Purtroppo, in questo quadro, un ruolo ambiguo, lo svolge Francesco che, da quando è diventato Papa, ha permesso a quella parte di Chiesa che ha sposato le mode odierne (= modus hodiernus), appunto il modernismo, si sentisse legittimata. Lei, nel suo libro edito nel 2010 La Iglesia traicionada (la Chiesa tradita), ha anticipato tutto questo in quanto, conoscitore di Jorge Mario Bergoglio, ne parla come "Primate di Pergamo" e "Cardinale di Laodicea". Chi non conosce bene l'Apocalisse non lo sa, ma Pergamo e Laodicea erano due chiese che oggi non ci sono più, rimproverate dall' Apostolo Giovanni per il loro tradimento e la loro ignavia. Vuole dirci cosa può insegnare quest'immagine così efficace, per comprendere l'attuale momento che la Chiesa cattolica sta vivendo?

R: Ho citato l'immagine apocalittica delle due chiese, precisamente per la forza espressiva che hanno, perché le due chiese sono in diversa maniera, ma in modo convergente, segno di tradimento, slealtà, infedeltà e apostasia. Come lei diceva prima, il confronto è fra cattolici e non cattolici, cattolici e modernisti, cattolici ed eretici. Io osservo in queste due chiese una sintesi giovannea, una sintesi del cambiamento, del passaggio che oggi stiamo vivendo e che io descrivo "dall'iscariotismo all'apostasia": sono chiese che rendono culto a Giuda e non a Nostro Signore Gesù Cristo e così finiscono nell'apostasia. Quindi, per me Pergamo e Laodicea sono chiese che ritornano d'attualità. Questo ci ferisce e ci divide. Tutto ciò in me produce un immenso dolore. Ecco cosa si può capire alla luce dell'Apocalisse. Lo scrittore francese Leon Bloy, molto conosciuto anche fra noi, diceva che quando voleva conoscere le ultime notizie, gli bastava leggere l'Apocalisse. Questa frase è molto significativa. Leggendo l'Apocalisse capiamo il pontificato di Bergoglio: Lui è il capo di quelle due chiese (Pergamo e Laodicea) o meglio di una chiesa che rivive oggi le stesse caratteristiche: è apostatica, eretica,blasfema,sacrilega e traditrice. Tutto ciò si può dimostrare passo per passo. Non c'è nessun aggettivo eccessivo. Questo è un caso unico, non c'è persona che abbia potuto sintetizzare tutte queste cose. Ma per chi ha conosciuto Bergoglio a Buenos Aires, è possibile.  Mi viene alla mente la definizione che ha dato S Pio X del modernismo: la sintesi di tutte le eresie. In questo caso si vede con molta chiarezza. Un solo esempio: egli ha potuto negare in una delle interviste a Scalfari che esista l'inferno, e recentemente ha invitato a pregare per la Chiesa attaccata dal demonio. Si potrebbero fare numerosi esempi, ma ci limitiamo simbolicamente a tre, come al triplice rinnegamento di Pietro: Primo, aver affermato che Cristo si è fatto diavolo; secondo, aver lodato pubblicamente Lutero; terzo, aver sostenuto che nella Consacrazione c'è un cambio di funzione delle specie del pane e del vino, e non la transustanziazione. Però, insisto, l'elenco delle sue idee erronee è interminabile. Non è dunque una questione personale, ma concettuale. Non è, il nostro, un giudizio sulla persona, ma sugli errori da essa diffusi.

D: Per i cattolici, il Papa è la figura importante che contraddistingue la Chiesa Cattolica da tutte le altre chiese e comunità, e quindi per molti cattolici, consapevoli, è difficile pensare che proprio il Papa sia il problema. Quindi lei comprende che ci sono molti cattolici che fanno fatica, magari perché non comprendono profondamente le verità di fede sulle quali il Papa inciampa; non tutto il popolo cattolico è consapevole, mentre aumentano sempre più quelli che se ne accorgono. E allora, si deve spiegare che Papa Francesco, va conosciuto nel suo retroterra socio culturale.  A Buenos Aires, voi avete conosciuto da vicino il Cardinal Bergoglio. Il mondo, non lo conosceva e assiste solo ora alle sue performances: cosa può dirci in proposito?

R: Tutto ciò che lui ha fatto a Buenos Aires, in scala ridotta, adesso lo sta facendo in larga scala. Gli stessi danni che noi abbiamo visto fare qui, adesso li sta facendo seduto sul trono di Pietro. Io credo che ci sono quattro modi di essere contro la verità: errore, ignoranza, confusione, menzogna. Bergoglio qui a Buenos Aires agiva cosi, ma di queste quattro cose la peggiore, è la menzogna perché ci avvicina al demonio, padre della menzogna e menzognero dall'inizio. Quindi possiamo capire questa realtà soltanto alla luce del mistero dell'iniquità. Senza dubbio Dio lo sta permettendo per ricavarne un bene più grande che forse adesso non possiamo capire. Su questo punto io sono un uomo di speranza. Non mi sento disperato e vinto. Precisamente perché questa situazione si comprende alla luce dell'Apocalisse, un libro di speranza e consolazione. Non è un libro di terrore e disperazione. E' un libro che ci insegna ad avere speranza e riconoscerci come piccolo gregge. Così quando queste cose avverranno, dovremo alzare la testa perché la salvezza è vicina. Quindi, due cose dobbiamo comunicare ai cattolici: la gravissima crisi che stiamo vivendo, insisto, è un percorso che va dall'iscariotismo all'apostasia; allo stesso tempo dobbiamo infondere loro la speranza, ma non la speranza naturale infra-terrena, infra-storica, immanentista, bensì la speranza soprannaturale e teologale. Questo sta accadendo per concessione divina, per trarne un bene superiore. Dobbiamo aspettare. Santa Teresa d'Avila diceva che la speranza è la virtù del pellegrino. E questo siamo noi: pellegrini supplicanti. Ma io vorrei insistere su una cosa che gli amici qui presenti sanno.  A me questa situazione produce un immenso dolore, una ferita, perché appartengo a una generazione che è stata educata per servire orgogliosamente il Papa. Perciò non poterlo servire e addirittura andare contro di lui per smascherarlo, produce in me sofferenza. Sentiamo che siamo profondamente feriti ed è una profonda violenza andare contro chi occupa il soglio di Pietro. Questo lo può capire soltanto chi ci conosce. Ma non possiamo tacere ciò che abbiamo visto e udito, perché ricordiamo la frase di San Paolo (1 Cor 5,5) che afferma di aver consegnato a satana, ossia aver tagliato i rapporti con un membro perverso della comunità, affinché tutti capissero dove fosse   il problema. Questa mattina ho letto la notizia di un sacerdote ecuadoregno di 91 anno che è stato ridotto allo stato laicale perché si è scoperto il suo passato di pedofilo. Va bene, sono d'accordo, ma cos'è peggiore: la fornicazione carnale o quella spirituale? Perché c'è una fornicazione spirituale che è presente nel libro dell'Apocalisse: la meretrice con la quale hanno fornicato i re della terra. Cioè la falsificazione della Verità di Gesù Cristo. La fornicazione spirituale è il fondamento di quella carnale. Ma allora com'è possibile che un sacerdote di 91 anno si dismetta dalla sua condizione sacerdotale, giustamente, mentre ai fornicatori spirituali si permetta di continuare a governare la Chiesa. Anche in quest'ultimo caso si dovrebbe applicare la sanzione prevista. Per questo sono molto d'accordo con la richiesta che mons. Viganò ha rivolto a Bergoglio, di rinunciare alla sede petrina. Bisogna dirgli: "Basta, lei è arrivato fin qui, non continui a fare danni". Se a Bergoglio si applicasse il Canone 194, automaticamente dovrebbe decadere come Papa. Io non sono canonista, ma se nelle attuali circostanze si applicasse il canone 194, sarebbe molto difficile preservare l'autorità ecclesiale di Bergoglio. Tanti sono i tradimenti della retta dottrina, che non si può vedere quanto sia legittimo l'esercizio di questo pontificato. Inoltre, è dubbiosa la legittimità, sin dal principio, se si pensa alla manovra del cosiddetto "Club di San Gallo", ormai noto a tutti. Sarebbe necessario un pentimento reale, la rettifica concreta degli errori, la sincera conversione, il cambio di direzione per riparare gli errori diffusi. Altrimenti, sarebbe preferibile la rinuncia. Persino Paolo VI, alla fine della sua vita, riconobbe la convenienza che qualcuno più forte di lui, e non legato alle sue debolezze, gli succedesse. Qui, c'è molto più della "debolezza". In Amoris Laetitia, in Veritatis Gaudium, in Laudato sì, e in Gaudete et Exsultate, ci sono molto più che "debolezze": vi è la falsificazione della dottrina cattolica.

D: Tanti laici nel mondo, come disse Giovanni Paolo II, "si alzano in piedi" e, con rispetto verso l'istituzione del Papa, prendono la parola e dicono quello che profondamente sentono di dire. Laici che come qui, dell'associazione San Bernardo, sono un esempio di resistenza. Direbbe Benedetto XVI, sono quella "minoranza creativa" che fa rinascere la Chiesa. Questa è la speranza che in tante parti del mondo, si vede già.  A tanti laici che sono meravigliati del fatto che, ai "dubia" dei cardinali, alle correzioni filiali, e persino a un dossier come quello di Mons. Viganò – mi ha detto  questa mattina un sacerdote gesuita che  "è un dono di Dio", per il coraggio di farsi portavoce di quello che egli stesso ha potuto sentire e vedere – quali consigli, quali suggerimenti semplicemente potremmo dare affinché, pur rispettando la funzione del primato petrino che è fondamentale per la Chiesa Cattolica, pratichino l'obbedienza, alla maniera del Beato John Henry Newmann nel famoso brindisi al duca di Norfolk: l'obbedienza deve essere sempre collegata alla coscienza: obbedire al Papa, quando custodisce il deposito della fede e non quando afferma le sue opinioni. Ecco, in conclusione, quali consigli potrebbe dare in questo periodo di resistenza?

R: Per me il primo consiglio è quello che ci ha lasciato proprio san Pietro: sapere che il diavolo va in giro cercando chi divorare. Ma noi dobbiamo resistere fermi nella fede. Secondo consiglio lasciatoci da san Paolo: dare testimonianza alla Verità quando è opportuno e specialmente quando è inopportuno, diremmo oggi, politicamente scorretto. Perché, se noi non parliamo, la testimonianza sarà gridata dalle pietre. Deve essere gridata persino dai tetti, che sono oggi i mezzi di comunicazione.   Inoltre: conservare e dare speranza a tutti quelli che la aspettano; crescere in sapienza e grazia; soprattutto non avere paura. Le cose di quaggiù passeranno, perciò noi dobbiamo cercare le cose di lassù. Queste sono le parole che il Signore ci ha lasciato per i tempi avversi, per questi ultimi tempi che stiamo vivendo. Perciò noi non dobbiamo cadere nella disperazione, il Signore ce l'ha anticipato. Questo che stiamo vedendo è stato annunciato. La difficoltà non è ricordare che il Signore ce l'ha detto, ma renderci conto che lo stiamo vivendo per mettere in pratica i suoi consigli. Ai più giovani io ribadirei un consiglio in particolare: rallegratevi e gioite nel Signore. La nostra battaglia si deve fare nella gioia, nell'esultanza, nel giubilo, altrimenti non produrrà frutti di santità, perché un santo triste è un triste santo. Quindi dobbiamo sforzarci di riprendere a gioire, a esultare nel sapere che stiamo lottando per la Verità.

D: Il Cuore Immacolato trionferà.

R: Condivido




Oggi è il 115° giorno in cui il Pontefice regnante non ha, ancora, risposto.

"Quando ha saputo che McCarrick era un uomo perverso, un predatore omosessuale seriale?"

"È vero, o non è vero, che mons. Viganò lo ha avvertito il 23 giugno 2013?"

Joseph Fessio, sj: "Sia un uomo. Si alzi in piedi e risponda".




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