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lundi 25 février 2019

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Communiqué du Supérieur général de la FSSPX : la vraie fraternité

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Communiqué du Supérieur général de la FSSPX : la vraie fraternité
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Le 4 février 2019, le pape François signait avec le Grand Imam de la mosquée du Caire un Document sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune.

La vraie fraternité n'existe qu'en Jésus-Christ

Un Christ œcuménique ne saurait être le véritable Christ. Depuis plus de cinquante ans, l'œcuménisme moderne et le dialogue interreligieux n'en finissent pas de présenter au monde un Christ diminué, méconnaissable et défiguré. 

Le Verbe de Dieu, le Fils unique du Père, la Sagesse incréée et éternelle a pris chair, il s'est fait homme ; devant ce fait historique, personne ne peut rester indifférent : « Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi disperse » (Mt 12, 30). Par le fait de l'Incarnation, le Christ est devenu le grand Prêtre de la nouvelle et unique alliance et le Docteur qui nous annonce la vérité ; il est devenu le Roi des cœurs et des sociétés et « le premier-né d'un grand nombre de frères » (Ro 8, 29). Ainsi, la vraie fraternité n'existe qu'en Jésus-Christ, et en lui seul : « car il n'y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4, 12).

C'est une vérité de foi que le Christ est Roi de tous les hommes, et qu'il veut les réunir dans son Église, son unique Épouse, son seul Corps mystique. Le royaume qu'il instaure est un règne de vérité et de grâce, de sainteté, de justice et de charité, et en conséquence pacifique. Il ne peut y avoir de vraie paix hors de Notre Seigneur. Il est donc impossible de trouver la paix en dehors du règne du Christ et de la religion qu'il a fondée. Oublier cette vérité, c'est bâtir sur du sable, et le Christ lui-même nous avertit qu'une telle entreprise est destinée à périr (cf. Mt 7, 26-27).

Le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé par le pape François et le grand imam d'Al-Azhar, n'est qu'une maison bâtie sur du sable. C'est de plus une impiété qui méprise le premier commandement de Dieu, et qui fait dire à la Sagesse de Dieu, incarnée en Jésus-Christ mort pour nous sur la Croix, que « le pluralisme et la diversité des religions » est « une sage volonté divine ».

De tels propos s'opposent au dogme qui affirme que la religion catholique est l'unique vraie religion(cf. Syllabus, proposition 21). S'il s'agit d'un dogme, ce qui s'y oppose porte le nom d'hérésie. Dieu ne peut pas se contredire.

A la suite de saint Paul et de notre vénéré fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, sous la protection de Notre Dame, Reine de la Paix, nous continuerons à transmettre la foi catholique que nous avons reçue (cf. 1 Co 11, 23), en travaillant de toutes nos forces au salut des âmes et des nations, par la prédication de la vraie foi et de la vraie religion.

« Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28, 19-20). « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné » (Mc 16, 16).

Le 24 février 2019

Abbé Davide Pagliarani, Supérieur général

Mgr Alfonso de Galarreta, Premier Assistant
Abbé Christian Bouchacourt, Second Assistant

Document sur la Fraternité humaine : de l’utopie à l’hérésie

https://fsspx.news/fr/document-sur-la-fraternite-humaine-utopie-heresie-45321

Document sur la Fraternité humaine : de l'utopie à l'hérésie
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Le 4 février 2019, le pape François a signé un document sur « La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » avec le Grand Imam de l'Université Al-Azhar du Caire.  Si le nom de Dieu est invoqué, celui de Jésus-Christ en est absent. L'Eglise catholique voudrait faire cause commune « avec les musulmans d'Orient et d'Occident » pour bâtir un monde au service de la fraternité humaine et de la paix universelle. Une utopie qui conduit à la ruine du catholicisme.  

Un relent de Sillon  

L'avant-propos veut inviter « toutes les personnes qui portent dans le cœur la foi en Dieu et la foi dans la fraternité humaine, à s'unir et à travailler ensemble ». Cette invitation à travailler à l'avènement d'une fraternité humaine « en sauvegardant la création et tout l'univers et en soutenant chaque personne », est à rapprocher du Sillon de Marc Sangnier (1873-1950) que le pape saint Pie X condamnait dès 1910.  

Il s'agissait alors d'une vaste utopie où, sous les grands mots de « la dignité humaine, de la liberté, de la justice et de la fraternité »1, les modernes novateurs emmenés par Sangnier prétendaient rénover l'Eglise et construire une nouvelle humanité. Ils en appelaient à la naissance d'un nouveau monde où une fraternité mal comprise, basée sur une vague et fausse notion de la dignité humaine, se substituerait à la véritable charité basée sur la foi. Le saint pape Pie X y voyait la ruine du catholicisme :  

« Plus étranges encore, effrayantes et attristantes à la fois, sont l'audace et la légèreté d'esprit d'hommes qui se disent catholiques, qui rêvent de refondre la société dans de pareilles conditions et d'établir sur terre, par-dessus l'Eglise catholique "le règne de la justice et de l'amour", avec des ouvriers venus de toute part, de toutes religions ou sans religion, avec ou sans croyances, pourvu qu'ils oublient ce qui les divise : leurs convictions religieuses et philosophiques, et qu'ils mettent en commun ce qui les unit : un généreux idéalisme et des forces morales prises "où ils peuvent".  

« Quand on songe à tout ce qu'il a fallu de forces, de science, de vertus surnaturelles pour établir la cité chrétienne, et les souffrances de millions de martyrs, et les lumières des Pères et des Docteurs de l'Eglise, et le dévouement de tous les héros de la charité, et une puissante hiérarchie née du ciel, et des fleuves de grâce divine, et le tout édifié, relié, compénétré par la Vie de Jésus-Christ, la Sagesse de Dieu, le Verbe fait homme ; quand on songe, disons-Nous, à tout cela, on est effrayé de voir de nouveaux apôtres s'acharner à faire mieux avec la mise en commun d'un vague idéalisme et de vertus civiques.  

« Que vont-ils produire ? Qu'est-ce qui va sortir de cette collaboration ? Une construction purement verbale et chimérique, où l'on verra miroiter pêle-mêle et dans une confusion séduisante les mots de liberté, de justice, de fraternité et d'amour, d'égalité et d'exaltation humaine, le tout basé sur une dignité humaine mal comprise. Ce sera une agitation tumultueuse, stérile pour le but proposé et qui profitera aux remueurs de masses moins utopistes. Oui, vraiment, on peut dire que le Sillon convoie le socialisme, l'œil fixé sur une chimère ».  

Il est douloureux de constater que le pape François met résolument ses pas dans le sillage des héritiers de Marc Sangnier, le fondateur du Sillon. Désormais c'est « au nom de Dieu », « au nom de l'âme humaine », « au nom des pauvres », « au nom des peuples », « au nom de la fraternité », « au nom de la liberté », « au nom de la justice et de la miséricorde » que catholiques et musulmans doivent s'engager par le dialogue à « répandre la culture de la tolérance, de la coexistence et de la paix ».  

Rôle des religions dans la construction de la paix mondiale : hérésie et blasphème  

Le Document co-signé par le Pape verse dans le relativisme doctrinal et l'indifférentisme religieux. En effet, afin de promouvoir « les valeurs de la paix » et la fraternité humaine, la connaissance réciproque et la coexistence commune, « la sagesse, la justice et la charité », « le sens de la religiosité », etc., les religions diverses et variées sont présentées comme voulues par Dieu. Il n'y a plus, contrairement à ce qu'enseigne saint Paul, « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep. 4, 5), mais multitude de credos, la vraie foi se trouvant ravalée au rang des croyances inventées par les hommes et les démons. Voici ce que dit la Déclaration : « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ».  

L'affirmation est fausse – c'est une hérésie – et l'attribution faite à la Sagesse divine est un blasphème.  

Le Fils de Dieu a clairement dit : « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé » (Jn 10, 9). Et encore « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14, 6). C'est faire naufrage dans la confession de la vraie foi et manquer de charité envers les égarés, les infidèles ou les incroyants que de taire la vérité salvifique en affirmant que « le pluralisme et les diversités de religion… sont une sage volonté divine ». « Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ? », demandait déjà saint Paul (2 Co 6, 15).  

En se basant sur un tel faux principe, le Vicaire du Christ déroule en conséquence les libertés individuelles qui se trouvent dans la Déclaration des droits de l'homme comme dans la Déclaration conciliaire sur la Liberté religieuse : liberté de croyance, de pensée, d'expression et d'action, pour toute personne ou groupe religieux (cf. Dignitatis humanae, 7 décembre 1965). C'est le programme de la maçonnerie.  

Vers la paix mondiale  

La Déclaration commune catholico-musulmane continue en demandant « la protection des lieux de culte – temples, églises et mosquées » et en insistant sur la condamnation du terrorisme, qui ne saurait instrumentaliser la religion. Une façon de dédouaner l'Islam oppresseur et conquérant, dont le cinquième pilier est pourtant le jihad ? Il est loisible de le penser, puisque le texte évoque vaguement « l'accumulation d'interprétations erronées des textes religieux » mais aussi les « politiques de faim, de pauvreté, d'injustice, d'oppression, d'arrogance… » (sic)  

Enfin le Document recommande « d'établir dans nos sociétés le concept de la pleine citoyenneté et [de] renoncer à l'usage discriminatoire du terme minorités, qui porte avec lui les germes du sentiment d'isolement et de l'infériorité ». La Novlangue au service du nouveau monde et de l'intégration des populations musulmanes ?  

Le texte ne serait pas complet sans un appel à reconnaître « le droit de la femme à l'instruction, au travail et à l'exercice de ses droits politiques », la défense des droits fondamentaux des enfants, des personnes âgées, des faibles, des handicapés, des opprimés, etc.  

La Déclaration s'achève par l'engagement ferme de l'Eglise catholique et de l'Université Al-Azhar à coopérer en faisant connaître ce document, à en promouvoir l'application dans les domaines politiques, législatifs, scolaires et éducatifs, etc. Elle lance enfin de nombreux appels à la fraternité et à la prise de conscience « dans le but d'atteindre à une paix universelle ».  

Pas de vraie fraternité sans charité catholique  

Pour comprendre à quel point cette Déclaration est nocive au véritable esprit catholique et à la vraie foi dans le vrai Dieu, il suffit de lire saint Pie X.  

Dans sa Lettre Notre Charge apostoliquedu 25 août 1910 déjà citée, il explique ce que recouvre cette « notion de fraternité, dont ils [les novateurs] mettent la base dans l'amour des intérêts communs, ou, par-delà toutes les philosophies et toutes les religions, dans la simple notion d'humanité, englobant ainsi dans le même amour et une égale tolérance tous les hommes avec toutes leurs misères, aussi bien intellectuelles et morales que physiques et temporelles :  

« Or, la doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n'est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu'elles soient, ni dans l'indifférence théorique ou pratique pour l'erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. Cette même doctrine catholique nous enseigne aussi que la source de l'amour du prochain se trouve dans l'amour de Dieu, père commun et fin commune de toute la famille humaine, et dans l'amour de Jésus-Christ, dont nous sommes les membres au point que soulager un malheureux, c'est faire du bien à Jésus-Christ lui-même. Tout autre amour est illusion ou sentiment stérile et passager. Certes, l'expérience humaine est là, dans les sociétés païennes ou laïques de tous les temps, pour prouver qu'à certaines heures la considération des intérêts communs ou de la similitude de nature pèse fort peu devant les passions et les convoitises du cœur.  

« Non, Vénérables Frères, il n'y a pas de vraie fraternité en dehors de la charité chrétienne, qui, par amour pour Dieu et son Fils Jésus-Christ notre Sauveur, embrasse tous les hommes pour les soulager tous et pour les amener tous à la même foi et au même bonheur du ciel. En séparant la fraternité de la charité chrétienne ainsi entendue, la démocratie, loin d'être un progrès, constituerait un recul désastreux pour la civilisation. Car si l'on veut arriver, et Nous le désirons de toute Notre âme, à la plus grande somme de bien-être possible pour la société et pour chacun de ses membres par la fraternité, ou, comme on dit encore, par la solidarité universelle, il faut l'union des esprits dans la vérité, l'union des volontés dans la morale, l'union des cœurs dans l'amour de Dieu et de son Fils, Jésus-Christ. Or, cette union n'est réalisable que par la charité catholique, laquelle seule, par conséquent, peut conduire les peuples dans la marche du progrès, vers l'idéal de la civilisation ».  

C'est pour l'avoir oublié que les papes actuels poursuivent une chimère en prêtant la main au grand courant d'apostasie, d'indifférentisme et de confusion qui parcourt le monde. L'origine de cette déviation est à chercher dans le concile Vatican II et sa Constitution pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps : « en proclamant la très noble vocation de l'homme et en affirmant qu'un germe divin est déposé en lui, ce saint Synode offre au genre humain la collaboration sincère de l'Eglise pour l'instauration d'une fraternité universellequi réponde à cette vocation » (Gaudium et Spes, n°3).

En adoptant les valeurs libérales du monde contemporain, l'Eglise a renoué avec l'idéologie du Sillon et son utopie que saint Pie X, pape de foi, avait pourtant condamnées. Toute la crise actuelle de l'Eglise est là.

Sermon for the Feast of the Chair of Saint Peter 2019: "The person of the Pope apart from the Chair of St Peter becomes just another CEO"

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RORATE CÆLI: Sermon for the Feast of the Chair of Saint Peter 2019: "The person of the Pope apart from the Chair of St Peter becomes just another CEO"
Father Richard G. Cipolla
 And I tell you, you are Peter, and on this rock I will build my church, and the powers of Hades shall not prevail against it. (Matthew 16:18)
To say that the interior of St. Peter's Basilica in Rome is monumental and deeply impressive is an understatement.  I have described several times the role this church had in my own conversion to the Catholic Church.  But so many people who visit St Peter's miss one of the greatest of the gems in this church: the Chair of St Peter as encased in a most remarkable Baroque confection by the genius architect and sculptor, Gianlorenzo Bernini.  The remarkable sculpture is at the liturgical East of the massive church. Gold is the fundamental color, a gold that contrasts with the bronze of the covering of the chair and the figures of Four Doctors of the Church. Above there is a stained glass window, the center of which is the symbol of the Holy Spirit, the dove, that is surrounded by a super Baroque sunburst that seems to connect to heaven itself.  All this from a time when the Church and those artists who worked for the Church understood the power of beauty and symbolism in the Catholic faith.   
What is the chair that is the center of this triumphant artistic confection?  It is known as the Chair of St. Peter.   The wooden chair, with ivory arms, that is enclosed by Bernini's splendid chair in bronze and gold, was venerated as a relic for centuries.  Whether this was the actual chair on which St Peter sat as Bishop of Rome, or whether it is dated from the third or sixth century is not ultimately important.  The chair that is venerated at St. Peter's today is the symbol of the Christ-given role of St Peter and his successors within the Catholic Church. "You are Peter, and on this Rock I will build my Church, and the gates of Hell shall not prevail against it." 
And yet how odd of Peter's being chosen for this literally fundamental role in the Church:  Peter who constantly misunderstands Jesus in the Gospels, Peter who impetuously slices off the ear of the centurion when Jesus is arrested, Peter who denies Christ in the most cowardly way three times.  Not a good basis for a leader of any sort, much less the leader of the Church of Christ that is the Catholic Church.  Why not John, whom Jesus loved in a special way and to whom he entrusted his Mother after the Crucifixion?  There is no definitive answer to this question. But I think we can say this:  Jesus chose the deeply flawed Peter to be the Rock on which his Church on earth is founded, to remind us that the God given role of the Papacy depends not on the personal qualities of the man who is elected Pope but rather on the grace that God bestows on the Successor of Peter to fulfill his singular ministry in the Church and the acceptance of that grace by the Pope.
 There have been good Popes and bad Popes, and Popes who fall somewhere between. Now we must say this:  to judge a Pope as good or bad does not necessarily refer to his life as a man in his time and place.  One expects that a Pope be a moral man and be an example to the flock and to the clergy of the Church.  That some Popes have failed in this respect is obvious from the history of the papacy. But much more deeply the judgment of history on a Pope, at least history as understood in a Catholic sense, a sense that sees all human history as related to the dynamism of the Holy Spirit in this time and space, the judgement of history is based primarily on whether the particular Pope fulfilled faithfully his role as the successor of Peter.  And what this specifically means is whether he was faithful to his special vocation as the Vicar of Peter,  the successor of Peter in answering positively to Jesus' pointed questions to Peter at the end of the Gospel of John.  
 When they had finished eating, Jesus said to Simon Peter, "Simon son of John, do you love me more than these?"
"Yes, Lord," he said, "you know that I love you."
Jesus said, "Feed my lambs."
16 Again Jesus said, "Simon son of John, do you love me?"
He answered, "Yes, Lord, you know that I love you."
Jesus said, "Take care of my sheep."
17 The third time he said to him, "Simon son of John, do you love me?"
Peter was hurt because Jesus asked him the third time, "Do you love me?" He said, "Lord, you know all things; you know that I love you."
Jesus said, "Feed my sheep.
It is this passage that it is the explanation, so to speak, of Jesus' words in Matthew:  You are Peter and on this Rock I will build my Church, giving Peter the power of the forgiveness of sins and the withholding of this forgiveness on earth and ratified in heaven by God. Jesus also gives this power to the other Apostles in Matthew 18.  But it is to Peter first and most fundamentally that the power of the keys is given.   And the Catholic faith teaches that  it is also given to the successor of Peter as the Bishop of Rome to preserve the faith handed down from the Apostles and to strengthen his brethren.
The feast of the Chair of Peter is a joyful thanksgiving for the gift of the special ministry of the successor of Peter, the Bishop of Rome, which, by the power of the Holy Spirit, is our guarantee that the Truth of the Gospel of Jesus Christ is faithfully handed down through the centuries.  Pope  described the Chair, the Cathedra,  as "a symbol of the special mission of Peter and his Successors to tend Christ's flock, keeping it united in faith and in charity."But we must remember that this Truth is not merely what is in Scripture, as fundamental as Scripture is.  This Truth unfolds through the history of the Church as the authentic implications of the fundamentals of the Gospel become apparent and then become part of the authentic teaching of the Church.  It is especially, but not exclusively, through those Councils we call Ecumenical, which means pertaining to universality, that the development of doctrine ordinarily occurs. 
But we must say that this is not a merely juridical process. It is not a matter of a bunch of definitions like laws.  But rather it is through real conflict and attempts to understand the implications of what God has done in the person of Jesus Christ that the Truth is ever more deeply revealed.  The storminess of the first Seven Ecumenical Councils is a testament that the doctrine of the Church unfolds not in a dreamlike way nor in a rationalistic way but rather through argument and conflict. But in the end the Truth, by the power of the Holy Spirit becomes obvious to all, even if that Truth has always taken at least a hundred years after an Ecumenical Council to be accepted by the whole Church.  Those who make a fetish out of the Second Vatican Council, as if that Council were somehow more important than any Council before it, fail to understand how what is of value as the Truth in a particular Council is often not apparent for many years.  Those who succumb to the fetish of Councilolatry would seem to have an agenda that has nothing to do with the mysterious work of the Holy Spirit leading the Church into a deeper understanding of the One who is the Way, the Truth, and the Life, but rather with a panting and embarrassing desire to be relevant to the world, the world that harbors the darkness that hates the true Light of Christ. 
The unfolding of the Church's understanding of the role of the Bishop of Rome, who is called the Pope, has been a process whose manifestation can be seen clearly in Church history from Peter, to the early Martyr Popes, to Leo the Great, to Gregory the Great, to Gregory VII called Hildebrand, through the period of the Protestant Reformation that forced the Church to hammer out more cogently the role of the Papacy in the Church in the Council Trent, to the First Vatican Council, in which the doctrine of the Infallibility of the Pope was solemnly declared—and all this, we believe as Catholics, in the power of the Holy Spirit. 
The years after Vatican I began another chapter in the continuing unfolding of the Catholic understanding of the papacy.  That chapter is still in the process of maturing and working itself out.  One of the dangers after Vatican I and the definition of Papal Infallibility was the development of what we could call hyper-papalism, which made the person and role of the Pope go far beyond what was defined in Vatican I, where the Pope and his utterances, even if outside the severe conditions for an infallible teaching, are deemed in some sense infallible, as if  the Pope has power to change doctrine itself, or, even worse, has the power to impose a new order of the Liturgy that is discontinuous with the liturgy that developed within the womb of Tradition.  This combined with the late twentieth century cult of superstars and this century's rapid de-Christianization of the West has brought us to a crisis in the Church, a crisis centered on the very role of the papacy in the Church amidst moral corruption in the very heart of the Church.
In these difficult times we must remember this: the Papacy is a gift from God to the Church, it is a gift of service to the Church, it is a gift that enables the proper governance of the Church, it is a gift that guarantees the unfolding of the Truth of the person of Jesus Christ in the power of the Holy Spirit. The person of the Pope can never be separated from that Chair that is the symbol of the governing, teaching and sanctifying office of the Bishop of Rome.  The person of the Pope apart from the Chair of St Peter becomes just one more chairman of the board of a multinational corporation that is trying to figure out how to survive in a world that does not care about the product that corporation is selling.  And one of the great temptations in this situation is to make the product more acceptable to the world by watering it down and even changing it significantly.
We must pray every day for the Pope, that he may understand his role ever more deeply within the Tradition of the Church as the teacher who models himself on the Great Teacher who is Jesus Christ, whose greatest lesson to the world and to the Church is his crucifixion and death at the hands of both his own people and the power of the world. 

Blaise Pascal: The Grandeur and Misery of Man

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Blaise Pascal: The Grandeur and Misery of Man

Blaise Pascal (1623–1662), in addition to being among the widely acknowledged geniuses of the human race, was one of the most eminent modern apologists for the Christian faith. In an era such as ours that denigrates both rationality, man's distinctive trait, and belief in God, man's highest dignity in this life, we have much to learn from him.

Despite his poor health, Pascal was a prodigy in mathematics and science from his earliest youth. He performed groundbreaking experiments with water and air pressure, invented a calculating machine, and made striking advances in theoretical mathematics, especially probability theory.

More and more, however, he came to see that burgeoning empirical-mathematical knowledge could not satisfy man's hunger to know the meaning of existence, nor would its technological applications deliver the earthly paradise they promised. Through his keen observations of people and their self-deceiving efforts to escape the unhappiness that lingers beneath the glitter of distracting pleasures, he became acutely aware of man's radical need for God and the meaninglessness of life without faith.

On November 23, 1654, Pascal underwent an intense spiritual experience, during which he wrote down some phrases on a piece of paper he later sewed into his jacket and always wore about with him:

God of Abraham, God of Isaac, God of Jacob, not of philosophers and scholars. God of Jesus Christ. He can only be found in the ways taught in the Gospel. Joy, joy, joy and tears of joy. This is life eternal, that they might know you, the only true God, and him whom you sent, Jesus Christ. I have cut myself off from him. I have fled from him, denied him, crucified him. Let me never be cut off from him. He can only be kept by the ways taught in the Gospel. [i]

After receiving this tremendous grace, he retired into seclusion, placed himself under the direction of spiritual advisers at the Port-Royal monastery, and turned his attention to the practice of religion and the composition of apologetic works.

The greatest of these is entitled Pensées, a collection of notes for a massive apologetic that Pascal did not live to complete. The notes he preserved, ranging in length from a few words to a few pages, contain some of the most profound insights into the heart of man ever written, and they deserve to be pondered time and time again.

In the Pensées, Pascal sketches arguments for the truth of the Christian faith and the divine authority of the Catholic Church from a variety of angles: the experience of sin and error in the world, the futility of life without a final purpose, the inability of man to save himself from suffering and death, the incongruity between ideals and facts, proofs of natural reason, the correspondence of Old Testament prophecies to the Messiah who fulfills them, the compelling beauty of Jesus and his Covenant, and the miracles performed by Christ and the saints throughout the ages. Warring against the rationalism that was starting to conquer European culture, Pascal emphasizes the primacy of the heart in search for God — that is, the centrality of will, conviction, submission — over cold intellectual arguments. "Reason's last step is to recognize that there is an infinite number of things which surpass it. It is simply feeble if it does not go as far as realizing that." "Reason would never submit unless it perceived that there are occasions when it should submit. It is right, therefore, that it should submit when it perceives that it ought to submit" [ii].

No apologist has so powerfully insisted on the truth of original sin and, in the face of it, the need for a Redeemer:

If man had never been corrupted, he would enjoy in his innocent state both truth and happiness with confidence. And if man had never been other than corrupted, he would have no notion of either truth or happiness. But in the wretched state in which we are . . . we have an idea of happiness and we cannot achieve it, we feel an image of truth and we possess only untruth. We are incapable both of total ignorance and certain knowledge, so obvious is it that we were once in a state of perfection from which we have unhappily fallen. [iii]

And again:

Certainly nothing shocks us more deeply than this doctrine [of original sin]. Never­the­less without this most incomprehensible of all mysteries we are incomprehensible to ourselves. Within this gnarled chasm lie the twists and turns of our condition. So, humanity is more inconceivable without this mystery than this mystery is conceivable to humanity. [iv]

Like all great Christian spiritual writers, Pascal has a way of sounding simultaneously modern and timeless. Like many of today's "new movements," he takes a resolutely psychological and personal approach to faith that grapples with the challenges of agnosticism and atheism, while managing to avoid the subjectivism and sentimentalism that sometimes mar the apologetics of our times. "Not only is it through Jesus Christ alone that we know God," Pascal writes, "but it is only through Jesus Christ that we know ourselves. We know life and death only through Jesus Christ. Without Jesus Christ we do not know what our life, nor our death, nor God, nor ourselves really are."[v] In the end, one who wants to be honest with himself must either believe in and submit to God, accepting the Messiah whom the Father sent to redeem mankind, or be an atheist in despair, abandoning the search for truth and happiness, substituting in its place a routine of shallow diversions to mask the emptiness of a life poised for immanent death. "It is good to be weary and tired from the useless search for the true good, in order to stretch one's arms out to the Redeemer" [vi].

The most famous argument in the Pensées has been called "Pascal's Wager." If God exists and the Christian religion is true, then those who believe gain eternal life and those who do not believe earn eternal damnation. Since eternity is infinitely greater than the meager span of one's life, one ought to wager on the truth of Christianity and embrace it. If it proves to be true, one gains everlasting life. If it proves to be false, then one has merely lost a short life that one had to lose anyhow. But if the religion is true, and one did not embrace it, one has lost infinitely more — one has lost everything, endlessly. How could an infinitesimal fraction of time have any value in comparison with even the possibility of an eternity of bliss or woe?

Here we see Pascal ingeniously using probability theory against the agnosticism generated by the modern scientific mentality. This argument, like many others in Pascal, was intended to startle and provoke, so that an inquirer after religious truth would search all the more earnestly; it was not intended to be sufficient or to supplant other classical arguments leading in the same direction. Alas, Pascal's Wager might have a hard time gaining traction among people today because, thanks to liberal Protestantism and Vatican II fluffiness, very few would still accept the premise that it is blameworthy for any man not to believe in God if God has revealed Himself, or that any man is culpable before God for refusing to seek and find the truth.

One of the attractive features of the Pensées for a twenty-first-century audience is that it consists entirely of aphorisms ranging from one sentence to about a page in length. This makes it easy to read a little bit at a time, in the morning, or on the train or subway or bus, on one's coffee break, or at night before bed. This might be a small part of the reason why aphoristic authors continue to be popular in an age of Kindles.

The choices for an English Pensées are numerous, and I can claim no expertise in recommending the best edition. Since Pascal's original text is, in fact, a huge assembly of scattered notes, disputes about how best to arrange and present the material have occupied Pascal scholars for centuries now, and each edition is laid out differently. I have always found the Penguin edition by Krailsheimer serviceable; the language is appropriately eloquent for a master controversialist like Pascal, and the content well organized. The Hackett edition also has its fans.

In the later part of his life, Pascal became heatedly involved in political and ecclesiastical controversies surrounding the theology of Cornelius Jansen (1585–1638), bishop of Ypres, whose interpretation of Saint Augustine's doctrine of predestination, grace, and free will formed the basis of a heresy — or at least a heretical tendency — subsequently known as Jansenism.

Although Pascal fiercely attacked the Jesuits of his time as traitors to Christianity (not unreasonably, one might add) and may have held questionable theological positions associated with the Port-Royal school, by the end of his life, he had withdrawn from public controversy to spend his time in prayer, meditation, and works of charity. In the six-month period of his final prolonged sickness, Pascal sold off his carriage, his horses, his tapestries, his furniture, his silver, and most of his books, giving the money to the poor. In spite of his own physical sufferings, he earnestly requested those nursing him to go out and find a poor man who might be sheltered under the same roof with him.

He died in peace of soul on August 19, 1662, shortly after receiving the last sacraments.


[i] From Pascal's "Memorial" of the event.

[ii] Nos. 220 and 205 in the Penguin edition.

[iii] No. 164.

[iv] Ibid.

[v] No. 36.

[vi] No. 524.

Ver "Pascendi Dominici Gregis et l'Eglise vue par les théologiens modernistes"

Info

samedi 23 février 2019

Ver "CREDO por Agnus Dei Prod"

Ver "Mons. Aguer - La Liturgia en Argentina y la «Misa» en la Playa"

PREGUNTA PARA EL PAPA FRANCISCO: ¿Acepta Vuestra Santidad la doctrina de la Iglesia sobre la inmoralidad de los actos homosexuales?

https://adelantelafe.com/pregunta-para-el-papa-francisco-acepta-vuestra-santidad-la-doctrina-de-la-iglesia-sobre-la-inmoralidad-de-los-actos-homosexuales/

PREGUNTA PARA EL PAPA FRANCISCO: ¿Acepta Vuestra Santidad la doctrina de la Iglesia sobre la inmoralidad de los actos homosexuales?

Nota de la Redacción: Ya se sea católico, no católico, homosexual, hetero o nada de lo anterior, todo el mundo puede estar de acuerdo en que el Papa no tiene más remedio que responder. 

Desde la publicación del comunicado de prensa inicial, se han hecho eco de esta petición planteada al papa Francisco por la recién fundada Coalición de San Atanasio varios medios, entre ellos muchos de la prensa católica tradicionalista, como el Instituto Lepanto de Roma, que tradujo la carta al italiano, el Fatima CenterGloria TVCatholic Family News y otros.

Falta sólo una semana para la cumbre vaticana sobre abusos sexuales, y en The Remnant queremos añadir nuestra voz a quienes piden al papa Francisco que no limite los cuatro días de coloquio al tema de los abusos de menores, sino que también se hable de la fundamental cuestión de la homosexualidad del clero. Tenemos la certeza de que lo que se espera que sea la mayor concentración de reporteros en la Santa Sede desde el último cónclave constituya una oportunidad para que los católicos del mundo hagan un llamamiento urgente a Roma para que de una vez se tome este asunto en serio.

The Remnant le gustaría agregar su voz publicando la Carta Abierta y pidiendo a nuestros lectores que apoyen ESTA PETICIÓN con su firma y que recen por el éxito de esta iniciativa. MJM

***

Carta abierta al papa Francisco

¿Qué enseña la Iglesia Católica sobre los actos homosexuales?

Una coalición de medios católicos defiende el derecho de los LGBT a conocer

Santidad:

En la fiesta de la conversión de San Pablo Apóstol y la conmemoración de San Pedro en este año de Nuestro Señor de 2019, los abajo firmantes nos dirigimos a Vuestra Santidad como representantes de una recién fundada coalición de fieles católicos con intención de poner a los pies de su padre la ardiente preocupación que albergan.

Profesamos con toda sinceridad la fe en Cristo, y solicitamos por tanto una aclaración pastoral de su Vicario en la Tierra con respecto a una cuestión que de no quedar resuelta podría tener graves consecuencias para la vida de los católicos practicantes. El hecho de que hayamos decidido hacerlo en este foro público es señal elocuente de la urgencia de nuestra petición y no tiene la menor intención de faltar al respeto a la persona del Santo Padre. Nos consideramos ovejas apremiantemente necesitadas de que el Pastor las oriente.

Hasta no hace mucho, los católicos conocían bien las doctrinas de la Fe y la moral que no pueden cuestionarse sino en caso de peligro para el alma, los vicios que se deben rechazar y las tentaciones que habían de evitar a toda costa quienes quisieran contemplar la faz de Dios por la eternidad.

Desgraciadamente, hoy en día nos encontramos sosteniendo doctrinas que ya no les parecen importantes ni a nuestros pastores, confesando pecados que los confesores nos dicen que ya no son pecado y observando prohibiciones de la ley moral que nuestros correligionarios insisten en que un Dios misericordioso ya no obligaría a cumplir.

Toda la vida hemos estado comprometidos a observar los mandamientos de Dios y de su Iglesia, para que ahora se nos dé a entender que todas las religiones son buenas, todos los hombres se salvan y todos los dioses son iguales a nuestro Dios.

Cuando de niños íbamos a colegios católicos, nos enseñaban que debíamos estar dispuestos a morir antes que cometer los pecados mortales, que privan el alma de la vida de Dios; los pecados capitales, contra los que se advierte tan esporádicamente desde los púlpitos que es comprensible que los fieles sentados en los bancos no los recuerden.

Algunas de esas ofensas contra Dios y contra natura estaban clasificados como pecados que claman al Cielo, porque se consideraba que eran tan terribles a los ojos de Dios que clamaban pidiendo venganza. Es más, los sacerdotes, las monjas, nuestros padres, los pontífices y los catecismos nos enseñaban que uno de ellos era el pecado de los sodomitas.

Hoy en día, dicho pecado ha perdido el estigma moral y social que tenía, hasta el punto de que abundan las misas gays y de que el propio sacerdocio ha llegado ser tildado de profesión homosexual.

En vista de ello, nuestra coalición plantea una cuestión obvia: ¿Cómo puede un pecado que cuando éramos niños clamaba venganza al Cielo, y que fue condenado por Santo Tomás en la Suma teológica como vicio contra natura y como el peor de los pecados de lujuria, no ser considerado pecado en la actualidad?

Si aun el más abominable de los pecados puede dejar de ser pecado con el simple paso del tiempo y el cambio en las actitudes humanas, ¿qué acabará por pasar con el mero concepto de pecado, los Diez Mandamientos divinos y la teología del Cielo y el Infierno, del juicio particular y el universal? Si no existe el pecado, ¿de qué sirve practicar las virtudes y frecuentar los sacramentos?

Es evidente que no preguntamos movidos por vana curiosidad, sino por temor la erosión gradual de la fe que albergamos y la de toda la Iglesia. Aunque seamos pecadores –porque ciertamente lo somos–, es preciso que sepamos lo que debemos seguir creyendo ante Dios.

No es nuestra intención juzgar ni condenar a nadie, y menos a quienes se esfuerzan por superar la inclinación a ese pecado que ayer clamaba venganza al Cielo y hoy no es más que otra forma de vida. Es que nunca se los ha exhortado a evitar lo que según las Escrituras y la doctrina de la Iglesia Católica lleva a la condenación eterna del alma.

Sería por consiguiente injusto que nosotros o cualquier otro católico los menospreciara por no ser capaces de vivir a la altura de las exigencias de una ley moral que ya no se enseña a los niños en los colegios católicos y de la que apenas si dicen una palabra los ni los sacerdotes ni los obispos.

Y ahí está el problema: la Ecclesia discens está dividida y confundida porque la Ecclesia docens calla, o lo que es peor, contemporiza en nombre de la tolerancia y la diversidad.

Sin duda Vuestra Santidad comprenderá la apremiante solicitud que le hacen sus hijos para que confirme de forma inequívoca la doctrina de la Iglesia sobre los actos homosexuales. De propósito y por prudencia, decimos actos y no inclinación, conscientes de que a quienes se esfuerzan por combatir la atracción hacia el propio sexo se les debe aplicar la misma atención pastoral y facilitar la misma formación catequética que esperan todos los pecadores de una Iglesia que se distingue por sus confesionarios y sus altares.

Si, como se nos enseñó en los colegios católicos, no arrepentirse de las relaciones homosexuales –ojo, no hablamos de la mera inclinación, sino de los actos en sí– llevan a la condenación eterna, ¿qué puede tener de pastoral, misericordioso o caritativo no proporcionar esa enseñanza a quienes tienen esas inclinaciones?

Es totalmente ilógico, y tal vez se podría comparar con alguien obsesionado con abrazar a un niño caído en la vía en vez de retirarlo antes de que lo mate el tren que se acerca. De nada servirá compadecerse del niño dándole cariño en vez de intentar salvarlo, sino que hasta constituiría negligencia criminal.

Mientras que hasta ahora la Iglesia no vacilaba en rescatar a sus hijos, hoy prefiere limitarse a acompañarlos.

¿Acompañarlos a dónde?

Imploramos a Vuestra Santidad que haga uso de la considerable autoridad que corresponde a su cargo para librar al mundo de la falsa impresión de que una Iglesia que se esfuerza por amonestar caritativamente al pecador es una Iglesia falta de misericordia.

¿Cómo se puede decir que una obra espiritual de misericordia como es amonestar al pecador sea una falta de misericordia?

¿Acaso fue una falta de misericordia por parte de Juan Pablo II que en su Carta a los obispos de la Iglesia Católica sobre la atención pastoral a las personas homosexuales de 1986 advirtiera que la mera inclinación a la homosexualidad es «objetivamente desordenada», ya que el acto en sí es «intrínsecamente desordenado»?:

«Quienes se encuentran en esta condición deberían, por tanto, ser objeto de una particular solicitud pastoral, para que no lleguen a creer que la realización concreta de tal tendencia en las relaciones homosexuales es una opción moralmente aceptable.»

¿Quién era él para juzgar? Pues era el Papa, el Vicario de Cristo en la Tierra, confesor y pastor de las ovejas perdidas del mundo.

En respuesta a la súplica de San Pedro Damián al Santo Padre para que tomara medidas contra los clérigos que estaban enfangados en la lamentable perversión moral de la sodomía, León IX prometió actuar motivado por un acucioso y misericordioso interés por salvar a las almas:

«Quede claro y evidente para todos que estamos de acuerdo en cuanto dice tu libro, que es tan contrario como el agua al fuego del Diablo. Para que la perversidad de esta inmunda impureza no se extienda impunemente, es preciso combatirla con las medidas represivas pertinentes de la severidad apostólica.»

En su ardiente desvelo por la salvación y la felicidad eterna de los pobres pecadores, los autores del Catecismo del Concilio de Trento escriben que «Ni los fornicarios, ni los adúlteros, ni los impúdicos, ni las sodomitas poseerán el Reino de Dios».

¿Está de acuerdo, Santo Padre, en que quienes tienen relaciones sexuales con personas del mismo sexo y no se arrepienten no  poseerán jamás el Reino de Dios? Si lo está, ¿acaso la propia misericordia no exige también que se tenga la caridad de decírselo?

Explíquenos cómo puede ser que negarse a decirles la verdad no sea una injusta falta de misericordia para los integrantes del mundo LGBT, quienes, a propósito, no dejan de citar en su provecho las palabras de Vuestra Santidad: «¿Quién soy yo para juzgar?» Santo Padre, para ellos es un caso de Roma, locuta, causa finita est. ¿Acaso no merecen que Vuestra Santidad les diga toda la verdad?

¿Acaso en nombre de la misericordia se les debe impedir que sepan lo que dice la Palabra de Dios?:

«Igualmente los varones, dejando el uso natural de la mujer, se abrasaron en la concupiscencia de unos por otros, los varones de los varones, cometiendo torpezas (…) los cuales, conociendo la sentencia de Dios, que quienes tales cosas hacen son dignos de muerte, no sólo las hacen sino que aplaudena quienes las hacen» (Romanos 1, 27-32).

¿Mandará Pedro a Pablo que se calle en nombre de la tolerancia y la inclusión?

¿Deben los fieles católicos hacerse cómplices del engaño fingiendo que la condena bíblica de esta depravación grave no tiene consecuencias?

Lo cierto es que la doctrina de la Iglesia Católica no ha cambiado ni mucho menos:

«Apoyándose en la Sagrada Escritura que los presenta como depravaciones graves, la Tradición ha declarado siempre que "los actos homosexuales son intrínsecamente desordenados". Son contrarios a la ley natural. Cierran el acto sexual al don de la vida. No proceden de una verdadera complementariedad afectiva y sexual. No pueden recibir aprobación en ningún caso.» [Catecismo de la Iglesia Católica, nº 2357.]

En vista de todo ello y, teniendo en cuenta el dicho francés de que quien se come al Papa muere, no queremos comernos a Vuestra Santidad, sino pedirle que aclare:

>Santo Padre Francisco, ¿cree Vuestra Santidad que los actos homosexuales son depravaciones graves, como enseña el Catecismo de la Iglesia Católica en este artículo?

>Santo Padre Francisco, ¿cree Vuestra Santidad que los actos homosexuales son intrínsecamente desordenados, como enseña el Catecismo de la Iglesia Católica en este artículo?

>Santo Padre Francisco, ¿cree Vuestra Santidad que los actos homosexuales son contrarios a la ley natural, como enseña el Catecismo de la Iglesia Católica en este artículo?

>Santo Padre Francisco, ¿cree Vuestra Santidad que los actos homosexuales no pueden recibir aprobación en ningún caso, como enseña el Catecismo de la Iglesia Católica en este artículo?

Santo Padre, el pueblo de Dios tiene que conocer la verdad, así como los pastores de almas, los hijos del mundo y los integrantes del movimiento LGBT. El hospital de campaña está lleno hasta rebosar de pacientes que se mueren por que les administren la medicina de la clara e inequívoca doctrina católica. Y para los pacientes, no puede haber mayor misericordia que la franqueza de un buen médico.

Por consiguiente, hemos informado a la prensa que el próximo día 23 de los corrientes, en la ciudad de Roma, nuestra coalición pedirá a nuestros hermanos de todo el mundo –sean gay, heteros, protestantes, católicos, judíos, musulmanes, ateos o agnósticos– que unan su voz a la nuestra pidiendo claridad a la Cátedra de San Pedro:

Santo Padre, ¿cree que es vinculante y verdadera la doctrina constante y autorizada de la Iglesia, basada en las leyes de Dios y de la naturaleza, en el sentido de que los actos homosexuales son inmorales y antinaturales, y nunca tienen justificación?

Todos los hombres y mujeres de este mundo –y de manera especial los que se consideran homosexuales– tienen ante Dios el derecho de conocer la verdad. Esperan la respuesta de Vuestra Santidad, lo mismo que nosotros. Le rogamos que nos escuche. Cuente con nuestras ininterrumpidas oraciones por la sanación y la unidad de la Iglesia doliente de Cristo.

En Cristo crucificado,

(Coalición de San Atanasio)

(Traducido por Bruno de la Inmaculada.Artículo original)

vendredi 22 février 2019

« Lobby or not lobby » Le triste constat de l’évidence de la taupinière de la connivence homosexuelle très haut dans la hiérarchie de l’Église catholique

https://www.lesalonbeige.fr/lobby-or-not-lobby-le-triste-constat-de-levidence-de-la-taupiniere-de-la-connivence-homosexuelle-tres-haut-dans-la-hierarchie-de-leglise-catholique/

« Lobby or not lobby » Le triste constat de l'évidence de la taupinière de la connivence homosexuelle très haut dans la hiérarchie de l'Église catholique

De Bernard Antony :

Voici que, deux ou trois jours à peine après l'annonce à grand renfort d'artillerie médiatique de la parution du gros bouquin Sodoma de l'enquêteur Fréderic Martel, militant homosexuel, est tombée la nouvelle de la réduction à l'état laïque du cardinal américain Théodor Mc Carrick. Celle-ci a été présentée avec une quasi-unanimité médiatique comme le geste décisif d'un François subitement paré de la vertu courageuse de vouloir nettoyer les écuries d'Augias de l'Église de la purulence des abominations pédophiles.

Observons cependant d'emblée que François a toujours pris soin d'inciter à ne pas confondre les pédophiles et les homosexuels. Et certes, tous les homosexuels ne sont pas des pédophiles. Mais néanmoins cela tomberait-il sous l'accusation d'homophobie que d'observer que le plus grand nombre des abominations pédophiles sont perpétrées sur des jeunes garçons par des hommes. Donc des délits sexuels de nature homosexuelle. Comment d'ailleurs ne pas rappeler aussi la revendication d'homosexuels bien connus d'abaissement de l'âge de la minorité sexuelle ?

Après la période de révélations de pareilles abominations surgissant du passé en maints pays et leur désastreux effet médiatique d'accumulation, ces informations ne contribuent évidemment pas à promouvoir de la considération pour l'Église catholique, que méritent pourtant les œuvres menées aujourd'hui comme au long des deux millénaires par tant de disciples de Jésus-Christ.

Trois amis prêtres nous ont dit récemment leur affliction d'avoir été plus d'une fois, dans la rue, traités de pédophiles. Ils ne doivent pas être les seuls.

Et l'auteur, identifié, de la profanation (incendie de crèche) de la cathédrale de Lavaur – l'AGRIF se porte partie civile – durant sa garde à vue s'est, selon nos informateurs, présenté comme un athée militant, révolté contre la pédophilie catholique…

La stratégie du silence impossible à tenir

On comprend que beaucoup de bons fidèles, qui n'ont pas, et c'est bien normal, la mémoire de certains événements de l'actualité religieuse, qui passe et très vite s'oublie, n'expriment pas leur surprise devant les paroles et les actes quelques peu contradictoires du pape régnant. Car seuls, ceux qui, par souci de clairvoyance, suivent avec attention le déroulement de son pontificat, ont pu remarquer l'évolution entre l'acte d'éviction finale de Théodore Mc Carrick et la stratégie du silence de François au sujet de ce personnage, il y a encore quelques mois.

Souvenons-nous, c'était notamment le mardi 28 août 2018, sur une pleine page le Figaro titrait en effet : « Le pape choisit la stratégie du silence » et suivait la mention : « Accusé d'avoir couvert les agissements d'un cardinal homosexuel, François préfère garder ses distances ». Cela illustré par la grande photo d'un François ne débordant pas exactement de douceur franciscaine mais évoquant plutôt un personnage style « tontons flingueurs ». François était toujours alors dans sa ligne de juillet 2013 où il avait lancé son célèbre « Qui suis-je pour juger ? ». Phrase massivement, planétairement reprise et comprise comme un propos novateur de tolérance, d'ouverture pour l'homosexualité condamnée jusqu'ici par l'Église comme par la synagogue depuis l'Ancien Testament jusqu'à François. C'était dans l'avion qui le ramenait des JMJ de Rio de Janeiro où, selon l'usage aérien qu'il affectionne, il se prêtait aux questions des journalistes dont il est généralement friand.

Mais sur la question portant sur son emploi de monseigneur Battista Ricca, il s'était aussitôt fermé, en cinq mots : « Qui suis-je pour juger ? » Battista Ricca était un monsignore connu pour son concubinage avec son petit ami Patrick Haari. Il avait jadis installé ce dernier à la nonciature de Montevideo. Mais l'ouvrage Le pape dictateur de Henry Sire, ancien historiographe de l'Ordre de Malte (traduit pas Jeanne Smits), fournit d'utiles précisions sur la carrière de cet individu longtemps personnage clé de la question homosexuelle au Vatican.

Lorsque le cardinal Bergoglio fut élu pape, très vite il nomma monseigneur Ricca prélat de la Banque vaticane, missionné en fait pour être l'œil de François, le surveillant de la réforme financière voulue par ce dernier.

Certes, par souci d'équilibrage conforme à la confidence qu'il avait jadis faite sur son tempérament « un poco furbo » – traduire par « madré » – François, féru de dialectique et de praxis, dans une autre séquence aérienne de confidence à visée médiatique, distinguait les homosexuels et les « gays ». Il développa à sa manière une nécessaire distinction des premiers, à accueillir, avec les seconds, constituant d'inacceptables lobbies.

Camouflets à l'égard de Benoît XVI

Cela ne l'empêchait pourtant pas d'avoir en quelque sorte fondamentalement remis en selle le cardinal Mc Carrick. Ce dernier, en effet, alors archevêque de Washington et cardinal, avait été déposé, en 2009, par le pape Benoît XVI, aussitôt que ce dernier eut des conclusions d'une enquête interne corroborant ce qui se savait déjà largement aux États-Unis et jusqu'à Rome, à savoir ses coucheries avec ses séminaristes préférés. Or, nonobstant cela, François désavouant son illustre prédécesseur, dès son élection en 2013 n'avait-il pas pris Mc Carrick comme conseiller personnel pour les États-Unis ? Ne devait-il pas, il est vrai, à ce dernier le formidable appui pour son élection en 2013 de tout son réseau d'amis et de petits amis et de sa puissance aussi sur le plan financier.

Il ne voulait pas en parler mais ce sont bien finalement les révélations, dans une lettre ouverte de onze pages, de monseigneur Carlo Maria Vigano, ancien nonce apostolique aux États-Unis et ancien secrétaire général du gouvernement de la cité du Vatican, qui ont contraint François à aller jusqu'à sa décision de réduction à l'état laïc de celui qui fut son soutien et son conseiller jusqu'il y a peu encore.

Certains ont pu trouver que monseigneur Carlo Maria Vigano[i] a eu tort d'aller jusqu'à demander dans sa lettre la démission de François. Mais n'était-ce pas, et la preuve de sa légitime exaspération de n'avoir jamais pu se faire entendre sur la dénonciation de faits aussi tristes, et la preuve que sa lettre ouverte ne rentrait pas dans une stratégie d'influence mais n'était que l'ultime démarche d'un homme d'église exaspéré devant l'inertie au sommet de l'Église face à de très graves scandales ? François avait eu beau déclarer « Je ne dirai pas un mot à ce sujet », cette position n'était pas médiatiquement tenable, les faits incriminés par monseigneur Vigano n'étant pas contestables. Alors, il n'a pu d'abord que se résoudre à faire appliquer, le 22 juillet 2018, la mesure de Benoît XVI retirant à Mc Carrick son titre de cardinal et lui imposant une vie de pénitence. Et puis, en excellent metteur en œuvre qu'il sait être de la dialectique de retournement, il a annoncé contre Mc Carrick l'ultime mesure de discipline catholique aujourd'hui possible contre un prélat homosexuel. Ceci accompagné d'une formidable récupération de soutien médiatique faisant de lui, dans la plus totale contre-vérité, le grand pourfendeur de la connivence homosexuelle au sommet de l'Église.

« Sodoma » et la stratégie pan-homosexualiste dans l'Église

Or, machination ou coïncidence, la mesure qui a frappé enfin monseigneur Mc Carrick a donc coïncidé avec la sortie du livre au titre révélateur, Sodoma. Dans son excellente recension critique, Jeanne Smits que l'on doit selon moi impérativement lire (sur son blog), a mis en avant la motivation centrale de ce triste bouquin : « L'Église est sociologiquement homosexuelle parce qu'elle impose le célibat sacerdotal… Donc, le prêtre soumis à ce régime a toutes les chances d'être un homosexuel qui se cache ». Et donc, voici la finalité stratégique qui, selon nous, très clairement ressort de ce livre : il faut libérer l'Église de son carcan biblique de condamnation de Sodome (Genèse XIX-1), il faut agir pour qu'elle devienne annonciatrice d'un millénarisme homosexuel.

Remarquons que cela s'inscrit parfaitement dans l'avancée générale de la revendication homosexuelle en trois étapes :

  • revendication du respect en tant que minorité,
  • revendication de l'égalité,
  • revendication de la supériorité (conquête médiatique et culturelle, gay-pride…).

Mais revenons à l'Église : ce qui s'y est développé, pour les multiples raisons qu'il serait ici trop long d'analyser en profondeur, politiques, psychologiques, sociologiques, esthétiques, idéologiques, c'est une minorité interactive de ce que j'ai appelé dans Reconquête« de connivence homosexuelle ». Or comme l'écrivait Jacques Bainville, « une minorité, c'est un réseau ». Et quasi-inéluctablement, tout réseau aspire à accéder au pouvoir, pouvoir d'influence sinon de gouvernement. L'histoire est jalonnée d'entreprises d'influence, de domination ou de conquête des pouvoirs par des minorités (de toutes sortes, idéologiques, politiques, ethniques, religieuses, ethnico-religieuses, économiques). Il n'est pas sans intérêt d'observer, comme l'analyse pertinemment Jeanne Smits, que l'auteur de Sodomaa bénéficié d'un très gros budget rédactionnel quatre ans durant, avec moult collaborateurs et financement de déplacements coûteux et que les traductions en huit langues de sa production et sa promotion médiatique énorme ont exigé d'amples crédits pour l'éditeur. Le réseau homosexuel influent au sommet de l'Église était donc de plus en plus impatient de se trouver en symbiose avec un pape ouvert à l'accueil fraternel des sensibilités homosexuelles.

Sidération !

Il s'agissait évidemment pour le militant homosexuel Frédéric Martel de parler favorablement dans Sodoma des hauts prélats et prélats du réseau vaticanesque d'homophiles ou d'homocrates, réseau d'entraide, de « courte échelle », de cooptation. Et surtout, de les montrer plus puissants et plus nombreux qu'ils ne le sont réellement. Ceci à des fins classiques de sidération de l'ennemi tel qu'employés dans bien des guerres. « L'ennemi » principal étant ici tout bonnement l'évêque catholique non homosexuel, donc le « tradi », le « réac », à attaquer certes en ce qu'il peut quelquefois offrir de prise à la critique, mais surtout par tous les artifices de la désinformation, du dénigrement, de la dérision et, prudence, non sans conseils d'avocats de l'éditeur, de ce que j'appellerais de l'insinuation, de la suggestion, de l'incitation indirecte à de la rumeur diffamatoire, mais surtout pas de la grossière et si l'on peut utiliser cet oxymore, de la franche diffamation.

Charlatanerie freudienne

À ses artifices de sidération, ce Martel a ajouté l'affirmation grotesque procédant de la charlatanerie freudienne selon laquelle les homophobes ne sont que des homosexuels refoulés, des « homosexuels de la haine de soi » comme dirait madame Roudinesco, la marxiste-léniniste-sartrienne gardienne du temple de la psychanalyse. Tiens pardi ! À ce compte-là, bien sûr, tout le monde il est homo! À  part que ce Martel-là, ne s'avise pas d'un très logique possible retournement symétrique d'analyse : et si les homosexuels étaient en réalité souvent des hétérosexuels refoulés ! Et je vous assure, amis lecteurs, cela se plaide facilement. Martel, en fait, ne nous sert que du Roger Peyrefitte mal réchauffé, cet écrivain de la fin du siècle dernier, qui avec beaucoup plus d'esprit et de talent d'écriture nous livra jadis des bouquins de la même veine sur le thème de « ils sont partout », « ils » étant tour à tour les homosexuels, déjà, les juifs et les francs-maçons (à chaque catégorie son bouquin).

Damnée hétérotélie !

Hélas pour la stratégie pan-homocratique de ce Martel, voilà que François semble lui aussi victime de la quasi-inéluctabilité de « l'hétérotélie ». Non ce mot n'est pas, du moins dans sa création initiale, un nouveau concept de sexualité ! Il a été créé par notre ami Jules Monnerot, grand résistant et patriote, philosophe de la politique et sociologue de la révolution. Pour faire court, disons que ce mot, conformément à son étymologie, désigne le phénomène quasi-universel de détournement de l'objectif visé que rarement, sinon jamais, n'est atteint le but initial poursuivi par les hommes politiques, conducteurs de peuples, princes, présidents ou dictateurs et mêmes papes…

Or, ne voilà-t-il pas que la conclusion de l'affaire Mc Carrick est comme une pilule très amère pour le pan-homosexualisme. Car pourquoi François a-t-il viré Mc Carrick hors du clergé sinon pour ses pratiques homosexuelles ? C'est qu'il a été obligé de décider cela. Lui, le pape catholique en titre, le pape dans lequel Martel et ses semblables plaçaient leur espoir conquérant, il n'a tout de même pas osé resservir son « Qui suis-je pour juger ? » Or, ce que voulaient Martel et son lobby, ce n'est pas que le pape pardonne les péchés mais que désormais il abolisse le péché ! Mais il serait alors placé ainsi, inéluctablement, hors de son Siège, hors de l'Église. Il n'a pas voulu risquer cela. Pire encore que le déchu Mc Carrick, Martel, au sommet de sa gloire de militant et d'écrivain homo, n'a donc pas atteint son but. L'ange gardien déclencheur des garde-fous hétérotéliques assurément veillait.

[i]À ne pas confondre avec le proche de François, monseigneur Dario Edoardo Vigano, ancien responsable de la communication au Vatican, à belle tête de faussaire, obligé de démissionner au mois de mars 2018 après avoir commis la forfaiture de manipuler une lettre de benoît XVI dans un sens de soutien à la ligne théologique de François. La réaction d'indignation du pape émérite, pourtant d'ordinaire si doux, fut à la hauteur de la falsification imposant pour le moins la démission du falsificateur. Mais ce dernier n'en fut pas moins affecté par François au poste de conseiller de son successeur… Comme on le voit, les relations entre les deux papes ne baignent pas vraiment dans ce que le vocabulaire ecclésiologique désigne sous l'expression « d'herméneutique de la continuité » c'est-à-dire la persistance d'une unité fondamentale de doctrine par-delà les apparences circonstancielles.

Archbishop Viganò issues message to Pope and bishops on opening day of Vatican sex abuse summit

https://www.lifesitenews.com/news/archbishop-vigano-issues-open-message-to-pope-francis-and-bishops-on-day-on?utm_source=LifeSiteNews.com&utm_campaign=4aebf63cf1-Catholic_2_21_2019&utm_medium=email&utm_term=0_12387f0e3e-4aebf63cf1-402192817

Archbishop Viganò issues message to Pope and bishops on opening day of Vatican sex abuse summit | News
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ROME, February 21, 2019 (LifeSiteNews) — Archbishop Carlo Maria Viganò has written an open message to Pope Francis and presidents of episcopal conferences around the world, who are gathered in Rome for the opening of a Vatican summit on clerical sex abuse. 

Here below is the full text of Archbishop Viganò's message, issued on the liturgical memorial of St. Peter Damian — Bishop, Confessor and Doctor of the Church.

*** 

We cannot avoid seeing as a sign of Providence that you, Pope Francis, and brother Bishops representing the entire Church have come together on the very day on which we celebrate the memory of St. Peter Damian. This great monk in the 11th century put all his strength and apostolic zeal into renewing the Church in his time, so deeply corrupted by sins of sodomy and simony.  He did that with the help of faithful Bishops and lay people, especially with the support of Abbot Hildebrand of the Abbey of St Paul extra muros, the future Pope Gregory VII.    

Allow me to propose for our meditation the words of our dear Pope Emeritus Benedict XVI addressed to the people of God in the General Audience of Wednesday, May 17, 2006, commenting on the very passage of the Gospel of Mark 8:27-33 that we proclaimed on today's Mass.

Peter was to live another important moment of his spiritual journey near Caesarea Philippi when Jesus asked the disciples a precise question: "Who do men say that I am?" (Mk 8: 27). But for Jesus hearsay did not suffice. He wanted from those who had agreed to be personally involved with him a personal statement of their position. Consequently, he insisted:  "But who do you say that I am?" (Mk 8: 29). 

It was Peter who answered on behalf of the others: "You are the Christ" (ibid.), that is, the Messiah. Peter's answer, which was not revealed to him by "flesh and blood" but was given to him by the Father who is in heaven (cf. Mt 16:17), contains as in a seed the future confession of faith of the Church. However, Peter had not yet understood the profound content of Jesus' Messianic mission, the new meaning of this word:  Messiah.

He demonstrates this a little later, inferring that the Messiah whom he is following in his dreams is very different from God's true plan. He was shocked by the Lord's announcement of the Passion and protested, prompting a lively reaction from Jesus (cf. Mk 8: 32-33).

Peter wanted as Messiah a "divine man" who would fulfil the expectations of the people by imposing his power upon them all:  we would also like the Lord to impose his power and transform the world instantly. Jesus presented himself as a "human God," the Servant of God, who turned the crowd's expectations upside-down by taking a path of humility and suffering.

This is the great alternative that we must learn over and over again:  to give priority to our own expectations, rejecting Jesus, or to accept Jesus in the truth of his mission and set aside all too human expectations.

Peter, impulsive as he was, did not hesitate to take Jesus aside and rebuke him. Jesus' answer demolished all his false expectations, calling him to conversion and to follow him: "Get behind me, Satan! For you are not on the side of God, but of men" (Mk 8: 33). It is not for you to show me the way; I take my own way and you should follow me.

Peter thus learned what following Jesus truly means. It was his second call, similar to Abraham's in Genesis 22, after that in Genesis 12: "If any man would come after me, let him deny himself and take up his cross and follow me. For whoever would save his life will lose it; and whoever loses his life for my sake and the Gospel's will save it" (Mk 8: 34-35). This is the demanding rule of the following of Christ:  one must be able, if necessary, to give up the whole world to save the true values, to save the soul, to save the presence of God in the world (cf. Mk 8: 36-37). And though with difficulty, Peter accepted the invitation and continued his life in the Master's footsteps.

And it seems to me that these conversions of St Peter on different occasions, and his whole figure, are a great consolation and a great lesson for us. We too have a desire for God, we too want to be generous, but we too expect God to be strong in the world and to transform the world on the spot, according to our ideas and the needs that we perceive.

God chooses a different way. God chooses the way of the transformation of hearts in suffering and in humility. And we, like Peter, must convert, over and over again. We must follow Jesus and not go before him:  it is he who shows us the way.

So it is that Peter tells us:  You think you have the recipe and that it is up to you to transform Christianity, but it is the Lord who knows the way. It is the Lord who says to me, who says to you:  follow me! And we must have the courage and humility to follow Jesus, because he is the Way, the Truth and the Life."

Maria, Mater Ecclesiae, Ora pro nobis,

Maria, Regina Apostolorum, Ora pro nobis.

Maria, Mater Gratiae, Mater Misericordiae, Tu nos ab hoste protege et mortis hora suscipe.

 

+ Carlo Maria Viganò

Tit. Archbishop of Ulpiana
Apostolic Nuncio
February 21, 2019
Memorial of St. Peter Damian

El Valle no se toca

jeudi 21 février 2019

Ver "Ending celibacy is not remedy for clerical sex abuse: Julio Loredo"

Il nous faut une actualisation de l'analyse de Jean Madiran

https://www.riposte-catholique.fr/archives/150034

Il nous faut une actualisation de l'analyse de Jean Madiran

Suite à cet article, un lecteur réagit :

I.

1. Ce qu'il nous faut, c'est une actualisation de cette forme d'analyse et de dénonciation, "madiranienne" de la poursuite actuelle de l'auto-décatholicisation et de la post-modernisation du catholicisme, cette décatholicisation, hier "conciliaire", aujourd'hui "évangélique", demain "synodale",

  • ayant été, globalement ou grosso modo, "communisante", dans les années 1960-1970, puis "socialisante", dans les années 1980-1990, avant de commencer à être "sociétalisante", c'est-à-dire croire-ensembliste, en l'homme, et vivre-ensembliste, en ce monde, depuis le début des années 2000,
  • ayant rendu possible la soumission de l'Eglise à une conception iréniste et utopiste des réflexions sur, et des relations avec les confessions chrétiennes non catholiques, dans le cadre d'un genre de dialogue interconfessionnel oecuméniste ; avec les religions non chrétiennes, dans le cadre d'une sorte de dialogue interreligieux unanimiste ; et avec telle conception dominante de l'homme et du monde, d'abord dans le cadre du gaudium-et-spisme post-conciliaire à la française, ensuite dans celui de ce que l'on appelle, au moins depuis mars 2013, le dialogue interconvictionnel.

2. Il est question de raisonner ici, non avant tout en termes d'apostasie ou d'hérésie, mais bien plutôt en termes d'oxymore et d'utopie, car nous sommes aujourd'hui en présence d'un christianisme catholique qui est "contemporain" non seulement sous l'angle chronologique, mais aussi, en assez grande partie, sous l'angle axiologique ou idéologique, et qui se dit ou, en tout cas, se veut, assez souvent, post-orthodoxe et post-réaliste.

3. Ainsi, en cherchant bien, on pourra trouver quelqu'un qui aura la présence d'esprit de préciser ou de rappeler davantage ce qui suit :

a) cette hérésie du XX° siècle est plutôt une utopie de la deuxième moitié du XX° siècle, ou a pour conséquence une utopie, qui se situe dans le prolongement de tout un ensemble, dont les principaux éléments fondateurs sont apparus avant la fin du premier tiers du XIX° siècle, notamment

  • dans la conception de la conscience de l'homme qui est proche de celle, ou telle que celle de Kant,
  • dans la conception du devenir du monde qui est proche de celle, ou telle que celle de Hegel,
  • dans le catholicisme libéral, tel qu'on le trouve à partir des idées et de l'oeuvre de Lamennais,
  • dans le protestantisme libéral, tel qu'on le trouve à partir des idées et de l'oeuvre de Schleiermacher ;

b) les experts et les Pères du Concile qui ont cru devoir prêter la main à la préparation puis à la validation des premières parties de Dignitatis humanae et de Nostra aetate, à la deuxième partie de Gaudium et spes, et à Unitatis redintegratio, ont manifestement cherché à procéder

  • à une conciliation entre la conception catholique et une conception libérale de la liberté, dans le domaine de la religion,
  • à une conciliation entre la conception catholique et une conception agnostique de la religion, et surtout des religions non chrétiennes,
  • à une conciliation entre la conception catholique et une conception libérale ou socialiste d'une partie des thèmes présents dans Gaudium et spes, comme on le voit dans les chapitres II (sur la culture) et IV (sur la communauté politique) de la deuxième partie de cette constitution pastorale,
  • à une conciliation entre la conception catholique et une conception protestante libérale, à propos des réflexions catholiques sur, et des relations des catholiques avec les confessions chrétiennes non catholiques, et vis-à-vis des réflexions et des relations entre les diverses confessions chrétiennes.

Le point a) qui précède décrit la toile de fond intellectuelle dont l'influence a rendu possible, 130 ans après, l'apparition de ces quatre "conciliations".

4. Une autre réflexion ou remarque s'impose : cette hérésie du XX° siècle, ou plutôt cette utopie de la deuxième moitié du XX° siècle, est tellement une "hérésie des évêques", pour reprendre l'expression de Jean Madiran,

  • qu'il est même arrivé, dans les années 1960-1970, qu'elle soit l'hérésie, ou l'utopie, la plus proche possible du premier d'entre les évêques, à Rome,
  • qu'il est aussi arrivé, dans les années 1980-1990, qu'elle soit l'hérésie, ou l'utopie, la plus proche possible du premier, parmi les évêques, le dialogue interconfessionnel oecuméniste, et surtout le dialogue interreligieux unanimiste, étant allés bien plus loin sous Jean-Paul II que sous Paul VI.

5. Comment sortir de cette perspective ou de cette tentative de transformation du christianisme catholique en une religion de l'oxymore, dans le cadre de laquelle bien des ambivalences, incohérences, inconséquences, inconsistances sont justifiées, légitimées, valorisées, véhiculées, tout en étant d'autant plus dissimulées dans leurs causes, ou minimisées dans leurs effets, que l'on considère communément et confusément qu'une incohérence inconséquente n'a pas à être considérée comme telle, dès lors qu'elle est "bien intentionnée", en direction de l'extérieur de l'Eglise ?

6. Avant et afin de commencer, ou de continuer davantage, à en sortir, il est nécessaire de rendre compte de l'une des caractéristiques fondamentales du christianisme catholique contemporain, lequel, manifestement, et assez souvent,

– ne se veut pas avant tout surnaturellement, théologalement, missionnairement et trinitairement catholique, d'une manière confessante,

mais

– se veut avant tout axiologiquement, idéologiquement, anthropocentriquement et humanitairement contemporain, d'une manière dialoguante.

7. Pour pouvoir commencer ou continuer à en sortir, il est donc nécessaire de concevoir, puis de déployer une ligne de pensée propice à l'actualisation de ce qu'a fort bien élucidé et explicité Jean Madiran, en 1968, en précisant ou en rappelant que la crise que le christianisme catholique contemporain inflige à lui-même, au moins depuis le début de l'avant-Concile, sous Pie XII, n'est pas assimilable, et ne peut pas être réduite, à une crise d'adaptation ou d'évolution, conjoncturelle et en surface, mais est compréhensible, et doit être comprise, pour ce qu'elle est vraiment : une crise d'inspiration et d'orientation, fondamentale et en profondeur, une crise d'identité, ou plutôt une mutation de son identité, d'une extrême gravité.

8. En effet, au coeur de cette crise, ou plutôt au sein de cette mutation, que le catholicisme s'inflige, beaucoup considèrent en substance

– que ce qui devrait pouvoir faire encore autorité, d'une manière éclairante, exigeante, orthodoxe, réaliste, et qui provient de l'intérieur du catholicisme, en ce qu'il a de spécifique, ne doit pas ou ne doit plus pouvoir faire autorité, notamment d'une manière informative et régulatrice,

et

– que ce qui ne devrait pas pouvoir faire autorité, et qui provient d'une conception tout à fait adogmatique, consensualiste, idéaliste, immanentiste, inclusiviste, oecuméniste ou unanimiste des réflexions sur, et des relations avec les confessions chrétiennes non catholiques, avec les religions non chrétiennes, et avec telle conception dominante de l'homme et du monde, doit pouvoir faire autorité, d'une manière hégémonique et irréversible…

II.

9. Il est utile de développer les raisons pour lesquelles il convient d'actualiser l'analyse et l'appréciation de Jean Madiran sur la crise de l'Eglise, ou plutôt sur la mutation, ou la transmutation, du christianisme catholique contemporain, puisque bien des clercs qui en ont la charge veulent qu'il soit de moins en moins catholique et de plus en plus contemporain, non pour mieux le faire comprendre de son environnement extérieur, en tant que composante du christianisme qui fonctionne avant tout à l'annonce, en vue de la conversion et de la sainteté, mais pour mieux le faire approuver par son environnement extérieur, en tant que composante du christianisme qui fonctionne avant tout au dialogue, en vue du consensus et du suivisme.

10. Il y a au moins deux courants de pensée, particulièrement caractéristiques du catholicisme des années 1960-1970, qui ont à peu près disparu, aujourd'hui, en Europe et en France : une certaine forme d'existentialisme marxisant et un certain type d'évolutionnisme teilhardien.

11. Or, la présence de ces deux courants de pensée, dans les années qui ont précédé la publication de L'hérésie du XX° siècle, comme dans celles qui ont suivi cette publication, a eu une influence non négligeable, non seulement, bien entendu, sur la rédaction de ce livre, mais aussi, évidemment, sur la réception, ou plutôt sur la non réception du même livre, puisque, au sein même de l'Eglise, bon nombre de ceux qui auraient dû pouvoir être un tant soit peu disponibles et réceptifs pour ce livre ont été inspirés par l'un et/ou par l'autre de ces deux courants de pensée, l'articulation et la coopération entre cet existentialisme marxisant et cet évolutionnisme teilhardien ayant eu une influence considérable sur le "gaudium-et-spisme post-conciliaire à la française" qui a constitué, notamment hier, des années 1960 aux années 2000 incluses, "l'idéologie implicite" de l'épiscopat français.

12. Et il y a d'autres courants de pensée, particulièrement caractéristiques du catholicisme des années 1980, 1990, 2000 et 2010, dont Jean Madiran n'a pas eu la possibilité de parler, dans les années 1960 et 1970, alors que ces courants de pensée ont une assez grande part de responsabilité dans l'inscription de la crise de l'Eglise, ou plutôt de la mutation de l'Eglise, dans la durée et en profondeur, et dans le fait que le recentrage wojtylien, puis ratzingérien, a été, en assez grande partie, bien plus un demi-recentrage, en surface, qu'un véritable recentrage, en plénitude et en profondeur.

13. En particulier, il est certain que Jean Madiran n'a pas pu parler, dans les années 1960-1970, du dialogue interreligieux, d'inspiration pour ainsi dire panchristique et postmoderne, auquel nous avons droit depuis la fin des années 1970 ou le début des années 1980, puisque, précisément, nous n'avons droit à ce dialogue interreligieux là, avec cette ampleur et cette source d'inspiration là, que depuis le début du pontificat de Jean-Paul II.

14. De même, il est certain que Jean Madiran n'a pas pu parler, dans les années 1960-1970, de la combinaison ou du remplacement du mode de raisonnement historiciste, tout à fait caractéristique du pontificat de Paul VI, avec ou par le mode de raisonnement herméneutiste, qui a commencé à émerger à la fin des années 1960 ou au début des années 1970, dans certains cercles philosophiques et théologiques, mais qui n'a commencé à s'épanouir avec davantage d'ampleur et de portée qu'à partir de la fin des années 1970 ou du début des années 1980, sous le pape Jean-Paul II.

15. En outre, il est certain que, pendant longtemps, du début des années 1960 au milieu des années 1980, certains ont cru, de bonne foi, que le combat entre les conservateurs et les "intégristes", d'un côté, entre les rénovateurs et les "progressistes", de l'autre côté, était réductible à un combat entre la "droite" de l'Eglise, anti-communiste, anti-socialiste, anti-marxiste, anti-teilhardienne, et la "gauche" de l'Eglise, située à l'opposé.

16. Mais, par ailleurs, il est tout aussi certain que, au moins depuis le milieu des années 1980, c'est-à-dire depuis que "l'esprit du Concile" a été rejoint par "l'esprit d'Assise", et depuis que l'un et l'autre de ces deux "esprits" ont été encouragés, favorisés, légitimés, valorisés par des clercs peu soupçonnables d'avoir été philo-communistes, ou même philo-socialistes, avant ou pendant le pontificat de Jean-Paul II, nous n'en sommes plus tout à fait à cette distinction, plus "politique" ou temporelle que "religieuse" ou spirituelle, entre la "droite" et la "gauche" de l'Eglise.

En d'autres termes, il semble vraiment que nous soyons aujourd'hui en présence d'une bi-polarisation, au sein de l'Eglise, qui n'a plus tout à fait les mêmes fondements, ni le même contenu, qu'entre 1965 et 1985, et une actualisation de l'analyse et de l'appréciation de Jean Madiran sur les origines, les composantes et les conséquences de la crise de l'Eglise, ou plutôt de la mutation de l'Eglise, pourrait permettre d'expliciter le spécifique de cette nouvelle bi-polarisation, probablement entre les catholiques avant tout "confessants" et les catholiques avant tout "dialoguants".

III.

17. Hier, Jean Madiran et quelques autres intellectuels catholiques ont été confrontés, dans les années 1960-1970, à des intellectuels catholiques, rénovateurs ou progressistes, qui, certes, étaient vraiment rénovateurs ou progressistes, et d'une manière très idéologique ou très intellectualiste.

18. Mais, aujourd'hui, il crève les yeux que si, de nos jours, des intellectuels catholiques, orthodoxes et réalistes, et non irénistes ni utopistes, essayaient de critiquer davantage, d'une manière explicite et spécifique, la poursuite de l'auto-décatholicisation post-conciliaire à laquelle nous avons droit depuis 1965, ils seraient confrontés, notamment, non à des idéologues ni à des intellectuels à peu près dignes de ce nom, mais à des néo-catholiques postmodernes et sentimentaux, qui semblent vraiment croire en ceci : "il suffit d'aimer" les confessions chrétiennes non catholiques, les religions non chrétiennes et les traditions croyantes non chrétiennes, telle conception dominante de l'homme et du monde, "l'Europe", "les migrants", etc., dans le respect de telle conception consensualiste fraternitaire de l'inclusion au sein ou autour de l'Eglise, ou dans celui de telle conception inclusiviste périphériste du dialogue interreligieux et du dialogue interconvictionnel. Oui, manifestement, pour certains d'entre eux, "il suffit d'aimer", par la foi en l'homme, pour la gloire de l'homme, pour le bonheur de l'homme dans le monde et pour la paix entre les hommes dans le monde.

19. Du temps de Jean Madiran et dans les années 1960-1970, des intellectuels catholiques rénovateurs, proches de, ou tels que Congar, Rahner, etc., avaient des connaissances théoriques et des connaissances historiques considérables, en philosophie, en théologie, etc. On pouvait ne pas être d'accord avec eux, et le moins que l'on puisse dire est que la suite a montré que ceux qui n'étaient pas d'accord avec l'anthropologie rahnerienne et avec l'ecclésiologie congarienne n'avaient pas tort, mais nul ne pouvait contester l'érudition philosophique et/ou théologique de ces rénovateurs.

20. Mais, aujourd'hui, surtout, apparemment, depuis le début des années 2010, on ne peut qu'être effaré par la mièvrerie ou la pauvreté des arguments mis en avant par les continuateurs ou les imitateurs des rénovateurs ou des progressistes d'hier, les décatholicisateurs ou postmodernisateurs d'aujourd'hui considérant en substance que leurs contradicteurs n'ont pas le niveau, ou ont un point de vue déficient en charité chrétienne, ou ont un point de vue dépassé par l'évolution des mentalités, ou encore ont un point de vue qui porte atteinte à l'orientation préférentielle de l'Eglise, qui n'est plus avant tout enseignante, mais qui est désormais avant tout écoutante, en direction de "l'avenir" et de "l'unité".

21. Il y a d'ailleurs un signe qui ne trompe pas, sur l'absence d'arguments des pérennisateurs de l'auto-décatholicisation post-conciliaire : c'est leur autoritarisme "évangélique", au préjudice de leurs contradicteurs, qui sont ainsi sommés d'obéir à des clercs qui, EUX, n'obéissent pas, ou n'obéissent plus aux références et aux thématiques respectueuses du catholicisme, et transmettrices du catholicisme, qui devraient pouvoir continuer à faire autorité, au sein de l'Eglise catholique. Certes, cet autoritarisme (hier "conciliaire", demain "synodal" ?) a existé dès les années 1960, mais il semble vraiment que, depuis le début de cette décennie, il soit au moins autant à l'ordre du jour que dans les années 1960 et dans les années 1970.

22. Et l'on en arrive à présent à la "dernière" raison pour laquelle il semble vraiment indispensable d'actualiser l'approche de Jean Madiran, marquée par les années 1960-1970 ; celui-ci, sous Jean XXIII, puis sous Paul VI, a eu en face de lui des clercs décatholicisateurs qui ont longtemps cru que cette orientation programmatique, ou que cette stratégie globale, allait finir, tôt ou tard, par donner des fruits, les sacro-saints "fruits du Concile".

23. Mais aujourd'hui, les continuateurs des clercs critiqués par Jean Madiran et par d'autres auteurs savent bien, EUX, et même très bien, que cette orientation programmatique, ou que cette stratégie globale, placée sous le signe de la dénaturation ou de la dérégulation de la foi catholique, en tant que théologale, de la morale chrétienne, de la liturgie ou des sacrements de l'Eglise, et de la vie chrétienne, en tant que surnaturelle, donne assez peu de fruits, ou ne donne pas de fruits, et ils savent même qu'elle donne assez peu ou pas de fruits au sein de la vie morale et de la vie spirituelle d'une partie des clercs qui y adhèrent le plus…

24. Voilà, il faut bien le dire, toute la différence de perception, ou de "ressenti", entre les années 1960-1970 et les années 2010 : Jean Madiran a eu en face de lui des clercs qui se sont permis de mépriser ou de négliger ses analyses et ses appréciations, parce que, en gros, il était dépassé, il était du passé, alors qu'eux étaient des "bâtisseurs d'avenir", inspirés par une conception "conciliaire" de l'avenir, orientés vers une relation "conciliaire" à l'avenir, qui ont longtemps cru que leur dynamique "pastorale" allait finir par commencer à donner, chaque année, un peu plus de fruits…

…Alors qu'aujourd'hui, un évêque diocésain, depuis l'intérieur de l'Eglise qui est en France, qui dirait, en substance, que le catholicisme souvent dit "identitaire" incarne un passé révolu, tandis que le catholicisme parfois dit "humanitaire" incarne un avenir prometteur, provoquerait, dans certains milieux mieux informés et plus lucides que d'autres, un gigantesque éclat de rire, compte tenu du fait que les vocations religieuses et sacerdotales sont souvent d'un côté, et que les fermetures de communautés religieuses, de séminaires et de presbytères sont souvent de l'autre côté…